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 Once upon a dream } Philippe de France

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Le secret dévoilé
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Alix de Bretagne
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MessageSujet: Once upon a dream } Philippe de France Mar 20 Oct - 20:47

once upon a dream

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.
Il ne faisait pas très beau en ce jour de l'année 1314, à l'image des troubles qui avaient secoué la capitale du royaume de France, quelques semaines auparavant. Cette histoire d'adultère entre les brus du roi et de simples écuyers avait fait le tour de tout le pays et avait plus ou moins obligé le duc de Bretagne à se rendre à Paris pendant quelque temps pour en savoir plus sur cette affaire qui s'annoncerait une des plus importantes du siècle. La duchesse douairière Yolande de Dreux avait donc profité de cette absence temporaire pour s'accaparer la direction du duché pour son fils Jean, qu'elle souhaitait voir à la tête des terres bretonnes à la place de son beau-fils. Rien de nouveau donc pour moi qui assistais bien souvent aux tentatives désespérées de ma mère d'assouvir sa soif de pouvoir et d'ambition pour mon frère qu'elle protégeait comme une lionne et gâtait comme un roi. J'avais beau essayer de lui tenir tête dans la mesure du possible car on ne tenait pas facilement tête à celle qui avait ceint la couronne d’Écosse- et de la persuader de cesser cette guerre, elle continuait à faire la sourde oreille et à me réprimander pour mon manque de soutien vis-à-vis de mon aîné.
Alors, lorsque l'occasion d'échapper à cette oppressante tension se présenta à moi, je n'hésitais pas un instant à la saisir et c'est ainsi que je me retrouvais à monter ma jument dans l'espoir d'oublier les soucis qui accaparaient mon esprit. Je quittais le château familial et me dirigeais le plus loin possible des terres de Naoned (Nantes). Sentir l'air frais fouetter mon visage tandis que ma monture galopait à toute allure vers la forêt environnante me faisait me sentir libre. Mon cœur s'allégea peu à peu tandis que je me retrouvais seule au monde au milieu des arbres et des petits animaux qui de temps à autre sortaient leur tête de sous les feuillages jonchant le sol humide. Je refrénais une envie de crier au monde la frustration qui hantait mon être, sûrement à cause de la bonne éducation qui m'avait été inculquée et de mon caractère naturellement calme. Je me contentais de freiner l'allure de ma jument qui avançait à présent au pas et de savourer la prévisibilité de l'endroit, mes paupières fermées et mon visage légèrement levé vers le ciel.
Plus je laissais divaguer mes pensées et plus je trouvais que l'endroit aurait pu être le lieu parfait pour que s'y passe un passage des romans de chevalerie que je ne cessais de lire. Je prisais particulièrement les œuvres de Chrétiens de Troyes qui mettait en avant les valeureux chevaliers tels que Lancelot et Yvain ou bien encore l'histoire d'amour de Tristan et Yseult de Thomas d'Angleterre dont ma grand-mère paternelle Béatrice d'Angleterre avait soigneusement gardé un vieil exemplaire que par le hasard des choses, j'avais hérité. Je gardais précieusement cet ouvrage comme le Saint Graal si bien que j'avais demandé à un prêtre de le recopier, ce qui s'avérait être une tache longue et difficile car il était encore dessus. Une entreprise coûteuse que mon demi-frère Jean avait bien voulu me payer pour mon dix-septième anniversaire. Je lui en étais grandement reconnaissante.
C'est ainsi l'esprit embrumé par les histoires d'amour courtois et de légendes arthuriennes que je continuais mon chemin dans le bois sans me rendre compte que je m'éloignais dangereusement du sentier créé naturellement entre les hauts feuillus pour arriver dans un endroit qui m'était totalement inconnu. Je jetais des regards inquiets autour de moi, tournant les rênes en tous sens afin d'observer les alentours. Je ne devais néanmoins pas être très loin de ma route initiale. Du moins c'est ce que je me répétais avant qu'un sanglier ne surgisse devant ma monture et l'effraie jusqu'à la pousser à décamper au plus vite. Je connaissais l'agressivité de ces cochons sauvages et fuir le plus loin possible de cette bête n'était pas pour me déplaire. Or, l'idée de m’enfoncer davantage dans la forêt sans savoir si je retrouverais mon chemin me serrait le cœur. Cependant, la seule chose qui accaparait mon attention pour l'instant était l'effort que je devais fournir pour ne pas tomber de ma jument tandis que cette dernière continuait sa course folle. Soudain, ma jument se stoppa net et sous l'effet de la surprise, je tombais au sol dans un bruissement de tissu, un cri s'échappant d'entre mes lèvres. Ma vision se troubla un instant et je sentis une vive douleur dans mon poignet. Décidément, ce jour n'était vraiment pas synonyme de chance pour moi : je me retrouvais perdue et seule au milieu d'une forêt que je connaissais pourtant assez bien, le poignet en mauvais état. Je me recroquevillais sur mes genoux, des larmes perlant au coin de mes yeux lorsque des pas firent craquer les feuilles alentour. Je relevais vivement la tête et aperçus à travers mes larmes un jeune homme d'une vingtaine d'années se diriger vers moi. Je crus à une vision mais lorsqu'il tendit sa main pour m'aider à me relever, je sentis alors qu'il était bel et bien fait de chair et d'os.

« Qu'est-ce que ... » prononçais-je toujours à terre.

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase qu'il m'interrompit, une certaine autorité dans la voix quoique celle-ci fut douce.


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Si mon heure est venue, elle n’est pas à venir ;Si elle n’est pas à venir, elle est venue; Si mon heure n’est pas venue, elle viendra plus tard, inévitable. Le tout est d’être prêt.
 
 


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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Mar 20 Oct - 23:40

Dire qu'un orage tombe sur sa maison est l'un des plus grands euphémismes qui arrivent dans ce monde depuis qu'un homme a désigné le diable comme étant mauvais. Dès qu'il a eu vent des rumeurs, il a emporté ses enfants loin de la cour. Le destin de sa femme n'est pas encore fixé pour l'instant, mais au moins les enfants ne seront pas corrompus par les rumeurs. Le voyage lui offre aussi une certaine capacité à réfléchir à ce qu'il doit faire. Apparemment sa femme est complice, pas adultère, mais elle a gardé le secret autour de l'adultère de ses femmes. La justice doit tomber dans ce monde, mais il sent son esprit tourmenté par ce qui se passe. Le prince est certains que cette affaire est loin d'être terminée, il sent que les choses vont empirer avec le temps.

La nature lui donne un peu de paix d'esprit par sa quiétude habituelle. Le chemin du retour à la cour est long et il a l'impression qu'il l'a rallongé autant que possible pour éviter les jugements de la cour. En même temps, le silence de l'endroit l'amène à penser à ce qui c'Est passé dans ses endroits plus qu'autre chose malgré la grande quiétude. Il n'arrive tout simplement pas à penser à d'autre chose que ce qui lui arrive. Dire que s'il était un simple paysan les choses seraient moins dramatiques. Bien sûr il serait choqué, mais maintenant c'était carrément l'avenir du royaume qui était en danger face aux exactions d'une poignée d'individu. Une partie de lui se dit qu'il aimerait pratiquement disparaitre dans ses bois pour ne plus jamais revenir. En même temps, il sait ses devoirs envers sa famille. Un prince ne peut pas se volatiliser ainsi.

Il doit malheureusement faire plusieurs arrêts avant d'arriver à sa destination finale. Il est assez familier avec les nobles locaux pour au moins être invité chez eux sans problème. On ne peut pas dire qu'il est un prince en le voyant accoutrer ainsi. Il est clairement distingué, mais il a préféré voyager seul sur son cheval. Il y a bien sûr quelque risque à agir ainsi, surtout qu'il est difficile d'avoir la moindre conversation convenable pour le moment avec ses gens. Ce qui fait pour des diners plus que lugubres. Il sait qu'il y a un village avec une petite auberge pas trop loin. Peut-être pourrait-il oublier le poids de son rôle pendant une nuit. Peut-être pourrais-t-il dormir dans les bois.

Il voit un sanglier passer devant son cheval. Il fut légèrement surpris, il dut calmer sa bête un peu pour éviter que celle-ci panique. Philippe avait presque envie de chasser l'animal pour manger de sa viande. S'il réussissait à tuer cet animal, au moins une chose serait allée dans son sens récemment. Le sanglier est quand même un animal délicieux. Malheureusement pour lui, il n'a pas l'équipement pour un animal aussi coriace. Il n'a qu'une épée avec lui au cas où il tomberait sur des bandits de grand chemin. Jusqu'ici les chemins ont été anormalement calmes. Il décida de tout simplement continuer son chemin. Les distractions étaient indignes de sa personne et de son rang. Il n'avait peut-être pas l'air d'un prince, mais il devait agir dignement à tout instant.

Il entendu des sons pas trop loin, sa curiosité fut immédiatement tiqué. Il alla directement dans la direction de ceux-ci, la source ne devait pas être très loin. Il essaya tout de suite d'identifier la menace, c'est alors qu'il put voir un cheval qui semblait être devenu fou et une jeune femme rousse semblait avoir perdu le contrôle de celui-ci. La pauvre était en danger et il devait calmer la monture. Il essaya de se placer devant le cheval de la rousse. C'est alors que la jeune femme sembla tomber par terre. Philipe descendit donc de son cheval pour aller la rejoindre. En homme bien éduqué, il offrit sa main à la jeune femme qui devait être sacrément secouée.

-Vous êtes blessé Mademoiselle? Laissez moi vous escorter en sureté et loin d'ici.
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Mer 28 Oct - 18:02

once upon a dream

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Une horrible douleur me lançait au creux du poignet et dans un vain effort pour la soulager, je serrais ma main blessée contre ma poitrine à l'aide de mon autre main, bien portante cette fois-ci. Ce n'était sûrement pas grand-chose, mais la soudaineté du choc et la peur de ne pas pouvoir sortir de cette immense forêt emplit de ces feuillus à l'allure oppressante contribuaient à aggraver l'ampleur de ce qui ne devait être qu'une petite foulure. Je me mordais la lèvre afin que la douleur ne se concentre pas uniquement dans mon poignet, des larmes roulant sur mes joues rosies par l'effort. Ma chevelure rousse n'avait plus rien de discipliné et mes jupes remontaient le long de mes longues jambes fines, laissant apercevoir mes délicates chevilles recouvertes par un bas blanc. Si habituellement, je n'aurais souffert pour rien au monde de me retrouver dans pareille posture, à ce moment précis, plus rien n'importait à mes yeux. La crainte, la détresse, la fatigue, tous ces sentiments m'empêchaient de réfléchir clairement. L'instant d'une seconde, je crus sincèrement et pleinement que j'allais mourir au milieu de ces bois.
Puis des feuilles craquèrent non loin de moi et dans une ultime tentative d'échapper à ce que je croyais être l'animal qui m'avait attaqué quelques minutes plus tôt, je me recroquevillais sur moi-même. Or, je m'aperçus bientôt que la personne que je pensais être une bête féroce était en réalité un jeune homme d'une vingtaine d'années. Je relevais mon visage vers celui qui avait tout d'un sauveur et le fixais avec de grands yeux ébahis. Je ne parvenais pas à croire qu'un homme se trouvait à quelques centimètres de ma personne, prêt à m'aider à me sortir de cette mauvaise situation où je m'étais mise jusqu'au cou. Tremblante et l'esprit encore un peu embrumé, je me persuadais un court instant que ce n'était qu'un songe et que ce beau damoiseau brun n'était que le fruit de mon imagination débordante. Un preux chevalier sortit tout droit de ma méditation romanesque de tantôt. Néanmoins, alors que je tendais mes frêles doigts afin de saisir l'aide que m'apportait ce bienveillant inconnu, je sentis à la texture de sa peau qu'il n'avait rien d'un être factice, mais que, au contraire, il était bel et bien réel.
Encore hébétée par ma découverte, je demeurais interdite tandis que le jeune homme s’enquérait de mon bien-être. Si le jouvenceau avait tout l'air du parfait prince charmant à première vue, une lueur de suspicion naquit au creux de mon cœur. J'avais appris au cours des années qu'il n'y avait rien de plus trompeur que les apparences et si l'inconnu semblait appartenir à la noblesse, il voyageait pourtant seul et dans le plus simple apparat. Peut-être qu'il n'avait de noble que l'apparence et que son âme était aussi noire que celle de Méléagant lorsque ce dernier enleva Guenièvre afin de satisfaire son amour malsain à l'encontre de la belle . Un doute s'insinua en moi et c'est légèrement méfiante, quoique toujours fasciné par le visage de mon interlocuteur que je saisis sa main et me relevais sur mes pieds. Lorsque je fus de nouveau debout, je sentis mes jupes se remettre en place le long de mes jambes et mes joues se colorèrent à la pensée qu'il avait probablement aperçu cette partie de mon corps.
Sans tarder, le décor autour de moi se mit à bouger d'une façon inquiétante et dans l'espoir vain de ne pas chuter encore une fois au sol, je me rattrapais aux bras de mon sauveur de ma main valide. Nous nous retrouvâmes dans une proximité tout à fait inconvenante et gênée par notre soudaine contiguïté, je posais de grands yeux désolés vers celui dont finalement le visage évoquait un souvenir lointain dans mon esprit embrumé. Puis, consciente que je ne lui avais pas encore répondue, je me décidais à le faire tout en reculant de quelques pas.

« Je … Hum … Merci de m'apporter votre aide, monsieur. » Je fronçais légèrement les sourcils ne sachant pas réellement comment le nommer. « Je crois que je me suis tordue le poignet lorsque j'ai chuté de ma jument. D'ailleurs où est-elle ? »

Je jetais un regard inquiet aux alentours, espérant apercevoir ma monture, mais sûrement en avait-elle profité pour s'échapper alors que l'inconnu s'était précipité à ma rescousse. Un long soupir s'échappa d'entre mes lèvres. Jean allait me tuer, de même que ma bien-aimée mère. Pourquoi la vie était-elle si injuste ?

« Il me semble que je vais devoir accepter votre proposition de m'escorter loin d'ici, si cela ne vous dérange pas. Je suis bien trop loin de chez moi pour rentrer à pied et de plus, je suis perdue. Ma famille réside à Nantes, peut-être accepteriez-vous de dîner avec nous en guise de remerciement pour votre aide. »

Oui, je proposais à un total inconnu de venir se repaître auprès des miens, mais après tout, s'il ne me faisait aucun mal sur le chemin du retour, cela voudrait dire que c'est un homme bien, à n'en pas douter.
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Mer 28 Oct - 21:06

La question de la présentation lui vient à l'esprit. Présenter sa personne était habituellement quelque chose qui allait dans le sens du protocole. La jeune femme risque sacrément d'être surprise quand elle apprendra qu'il est un prince. La question des scandales à la cour risque de revenir très rapidement. Pour être honnête, l'idée d'être anonyme au moins pendant quelques heures lui plaisait. Heureusement, cette pauvre dame semblait vivre dans un monde d'ennui et la main solide d'un prince pouvait très certainement lui être utile. Ne pensez pas qu'il est tenté par elle, mais plutôt qu'il la voit comme une petite échappatoire des tourments de sa vie. Il décida de ne pas se présenter et plutôt se concentrer sur les paroles de la jeune dame.

Ses cheveux roux sont très saisissants à regarder et c'est probablement la chose. Elle est plutôt jeune, enfin presque adulte de corps. Les chances qu'elle soit mariée sont quand même bonnes, surtout si elle vient de la noblesse. En même temps, une femme mariée ne ferait pas des balades seules dans les bois. Comme elle lui offre le repas chez ses parents il ne s'agit pas d'une fugueuse qu'il doit ramener chez elle et les chances qu'elle soit mariée deviennent bien plus faibles. Une femme avec sa propre jument doit quand venir d'un bon milieu, toutefois, il croit que celle-ci vient davantage de ses riches marchands plutôt que la noblesse et que si celle-ci est une noble elle vient d'une des ses strates locales bien en dessous de son sang. Toutefois, la dame semble être bien éduquée et donc méritait d'être traitée avec le respect habituel.

Il est bien sûr curieux à son sujet, mais il décide de ne pas faire davantage d'inquisition pour le moment. Il doit uniquement poser des questions qui ne amèneront pas d'autre question sur son identité. L'idée de mentir à la jeune dame ne lui était pas agréable pour être honnête. Peut-être pourrait-il juste éviter la question? L'idée d'avoir été avec un prince de France la fera probablement rire éventuellement. Il n'est pas habituellement si joueur, mais le savoir ici pourrait être utilisé pour l'influencer. Il ne peut pas faire de petits actes dans ce monde sans avoir de grosse conséquence. Si on voit le prince de France avec une jeune fille, on risque de croire qu'elle est sa maîtresse. Ce genre de rumeurs seraient très dommageables pour sa réputation et celle de la jeune fille si les gens finissaient par les apprendre. Ses parents seraient probablement très courroucés, si on remettait en cause la vertu de leur fille surtout si c'était avant le mariage. Elle a probablement un fiancé d'ailleurs.

-J'ai vu votre pouliche pas très loin d'ici, je l'ai stoppé avec mon cheval. Ne vous en faites, elle devrait être calme maintenant. Votre offre est très attrayante je dois dire. Nantes est sur le chemin de mon voyage, alors y passer un peu de temps ne me dérangerait pas

Il alla dans la direction de leur cheval. Son cheval est en train de pousser son museau contre le cheval d'Alix. C'était un peu mignon à regarder. Philippe était un peu embarrassé par cela, mais il ne commenta pas davantage et plutôt à la prendre les rênes de son cheval et la regarda un peu. Il se tenait dans elle. Il était visiblement plus grand lui. Il se tenait devant juste un devant. Cela lui donnait un air de statue devant elle. Il lui posa une question. Il pouvait bien utiliser un peu de temps loin des routes. Elle avait un côté petite sœur assez charmante. Il lui offrit les raines du cheval à Alix.

-Nos chevaux ont l'air de bien s'entendre.

Il ria un peu

-On peut se retourner chez vous à pied? Ou ont est mieux de prendre nos chevaux
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Dim 15 Nov - 20:44

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Ma journée avait définitivement mal commencé, cela était certain. Le combat incessant de ma mère contre mon demi-frère m'avait obligé à prendre l'air, à force de rêvasser je m'étais perdue et maintenant je me retrouvais blessée au poignet après être tombée piteusement de ma jument. J'étais clairement dans un état peu convenable pour me retrouver devant un homme totalement inconnu, mais il semblait que le Seigneur avait assisté à ma malencontreuse aventure pour m'avoir envoyé un homme si charmant. Au-delà d'une beauté physique certaine, même s'il était à mes yeux beaucoup trop grand, je percevais également chez lui une profonde gentillesse et une attention envers autrui qui me serrait le cœur. Il avait beau être un total étranger à mes yeux, il n'en demeurait pas moins l'image du chevalier que je m'étais toujours figurée. Il avait été envoyé par Dame Fortune pour me sauver et je lui en étais grandement reconnaissante. Les joues en feu, je le fixais avec de grands yeux emplis d'admiration tandis qu'il me rassurait quant à la fuite de ma jument. Ainsi je n'allais nullement subir les foudres ma mère, ce qui me rassurait quelque peu et en même temps m'enlevait un poids certain de mes épaules.
Je lui proposais par la suite de venir se restaurer dans la belle demeure de mes parents, le magnifique château de Nantes, bien que je ne lui citais point le nom. Ne sachant pas qu'il était réellement, je lui offris de partager un repas avec la grande et puissante famille de Bretagne. Pour un homme de haute naissance, cela pouvait paraître dérisoire, mais pour un homme de plus basse extraction, cela pouvait être beaucoup. Et de par ses vêtements, je doutais quelque peu qu'il vienne de la famille royale. Il accepta. Un sourire vint illuminer mon visage aussi blanc que de la porcelaine.

« Oh, je suis ravie que vous acceptiez ! Vous êtes en voyage dites-vous ? Puis-je demander pour quelles raisons si ce n'est pas trop indiscret de ma part . »

La curiosité était un vilain défaut, mais en l’occurrence, il n'y avait rien de malsain dans ma demande. Je désirais juste savoir où il se rendait pour devoir passer par Nantes … Peut-être rejoignait-il Bordeaux et les environs ? Chose assez étrange de la part d'un français quand on savait que le duché de Guyenne était en possession des Anglais. Pour ma part, je n'arrivais toujours pas à me rentrer dans la tête que le sang des Plantagenets coulait dans mes veines de par mon père. Je craignais les Anglais, du moins je me méfiais d'eux, sûrement parce que mon frère Jean de Montfort avait décidé de leur prêter allégeance dans le plus total secret et que je craignais des représailles . Je ne saurais malheureusement pas le dire.
Alors que nous allions rejoindre nos montures, nous vîmes celles-ci se pousser du museau. Un rire gêné s'échappa d'entre mes lèvres, même si ce tableau était assez apaisant à regarder. Après tout, il y avait quelque chose de dérangeant dans cette atmosphère à la fois intime et impersonnelle. L'inconnu me tendit les rênes de ma jument une fois qu'il eut attrapé celles de sa propre monture. L'espace d'un court instant, il se tint devant moi, sa haute stature m'obligeant à lever les yeux pour croiser son regard qui m'observait. Je me sentis rougir malgré moi et sans tarder, je fis avancer un peu ma jument pour que cette situation ne devienne pas davantage embarrassante.

« Oui, je vois ça. » répondis-je à l'inconnu en riant avec lui. « Non, nous sommes trop loin pour rentrer à pied, autant chevaucher jusqu'à Nantes sur nos montures. Pourriez-vous à monter sur ma jument ? Je ne vais pas y arriver seule. »

L'inconnu posa ses mains sur ma taille. Je lui jetais un rapide coup d'oeil avant de poser mes mains gantées sur siennes. Nos corps étaient proches. Je n'avais jamais été aussi proche d'un homme qui ne fasse ni partie de ma famille ni partie des domestiques. Peut-être était-ce le destin qui avait tout manigancé pour que nous nous rencontrions ? Peut-être lui étais-je destinée d'une certaine façon ? Secouant légèrement la tête pour me sortir ces idées de mon esprit, je donnais une impulsion pour lui permettre de mieux me poser sur la selle. Une fois assise en amazone comme il était convenable pour une femme, je lui adressais un doux sourire.

« Merci. »
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Lun 16 Nov - 2:56

Philippe sentait un peu d'affinité grandir entre lui et la jeune dame. L'idée d'un rapprochement plus intime lui revient à L'esprit. Aurait-il assez de malice dans son cœur pour immédiatement oublier son épouse et commencer à faire son infidèle dès que les suspicions tombent sur elle? Une partie de lui veut une certaine vengeance pour une telle humiliation sur sa personne. Cela serait une action tellement cruelle envers son épouse et aussi envers la jeune fille. Il se surprend de penser de telle chose. Le Prince regarda le sol, un instant se disant qu'il ne pouvait pas agir de la sorte. N'était-il pas le bon fils de la famille royale? Celui qui était plus sage et plus calme. Il se dit qu'il ne ferait qu'empirer les choses et aussi la pauvre jeune dame serait probablement complètement déshonorée par une telle action même si cela lui apportait quelques moments de plaisir. Elle dégage très clairement une aura d'être une chaste et jeune mademoiselle.

En même temps, Philippe sent un attrait vers l'idée de s'envoler loin de ses ennuis et d'exister uniquement dans cette forêt et de ne pas être un prince possiblement cocu qui s'en va subir les regards jugeurs de la cour une fois arrivés à sa destination. Le jeune homme se dit que la dame serait vraisemblement très surprise et ravie d'apprendre que devant elle est un membre de la famille royale. Il se demande bien combien de temps pourrait-il masquer son identité devant elle. Le jeune homme dit qu'il serait mieux d'être honnête avec elle, mais au moins de faire patienter cette révélation. Peut-être pourrait ce révéler devant les parents. C'est une situation amusante à imaginer. C'est ce sentiment de fuite qu'il cherche d'abord et avant tout, bien plus que le désir de vengeance. Beaucoup de la situation est hors de son contrôle. Alors, pourquoi vouloir s'y exposer? Si ce n'est que par son attachement à son devoir.

- Je ne suis qu'un voyageur et je suis présentement entre deux destinations. J'ai plusieurs arrêts sur ma route, l'hospitalité que vous m'offrez est très appréciée. Très peu de gens serait aussi cordiale, même après qu'on leur a accordé un service.

Il accorda un certain sourire à la jeune dame. Philippe fit quelque chose qu'il faisait que très peu souvent c'est à dire se détendre. Cette dame ne connaissait rien de ses ennuis et il venait tout juste de faire une bonne action envers celle-ci. Il la regarda un peu, elle semblait être un peu prise dans ses pensées. Peut-être c'est quelques tournures de phrases poétiques et ses bonnes manières avaient un certain effet sur la jeune dame. L'idée d'être un bon souvenir pour elle lui plaisait, mais pour cela il ne fallait pas qu'elle apprenne qu'il était marié. En même temps, n'a-t-il pas eu dans les deniers jours une bonne preuve que le mariage. Encore une fois il repousse ses pensées et se concentre sur le présent. La jeune dame demande de l'aide pour se mettre sur son cheval.

Il se mit à l'aider à se mettre sur son cheval et ensuite il alla se remettre sur sa monture comme il le fallait. Elle semblait être bien plus heureuse que lui, probablement parce qu'elle est un peu plus innocente. Ces pensées amenèrent quelques sentiments protecteurs en lui. Autant davantage penser à quelque chose d'honorable. Il était quand même un prince et elle était une subordonnée. Il pouvait se demander de quoi il pourrait parler pendant leur randonnée. Un sujet léger serait probablement le meilleur. Son intuition lui dit qu'il devrait probablement ce qui serait le mieux. Il devait admettre qu'il était un peu curieux à son sujet.

-Vous pouvez me dire ce que vous faisiez dans ses bois?
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Lun 21 Déc - 14:58

once upon a dream

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.
Tandis que les lèvres du bel inconnu mouvaient en fonction de ses paroles, lèvres que je fixais honteusement l'espace de quelques secondes, la sensation d'un déjà-vu s'empara de moi. J'avais l'intime conviction que mon chemin avait déjà croisé celui de ce charmant individu, or je ne me rappelais ni quand, ni pourquoi. Peut-être même que cette impression n'était qu'un tour de mon imagination débordante et que je ne le connaissais bel et bien ni d'Ève, ni d'Adam. Néanmoins, une petite voix persistait à me répéter que je n'avais pas affaire à un simple voyageur comme il prétendait l'être. Ses manières étaient celles d'un noble, or un noble ne voyageait que rarement seul voire jamais. Un doute s'insinua dans mon esprit ainsi qu'une peur de m'être fait prendre au piège, incertitudes qui s'évaporèrent sous le compliment qu'il me fit. Le rouge me monta aux joues et je baissais encore une fois humblement la tête. Je n'étais pas une personne très confiante comme ma sœur Jeanne et les compliments avaient la fâcheuse tendance de me déstabiliser. Je dus alors admettre que si ce « voyageur » avait voulu faire de moi une de ses victimes, il aurait déjà pu le faire à maintes reprises. Peut-être ne voulait-il pas que je sache son identité car il menait à bien une mission des plus importantes dans la plus grande discrétion . Cette éventualité avait un côté assez chevaleresque qui fit battre mon cœur. Plus aucun doute, l'homme qui se trouvait en face de moi ressemblait en tout point au parfait chevalier.

«  Je vous en prie, c'est toujours un plaisir de recevoir des visiteurs dans notre château de Nantes. »

Mes paupières papillonnèrent lorsqu'il m'offrit un sourire et je sentis une chaleur se répandre dans mon corps lorsque ses mains agrippèrent ma taille pour m'aider à monter sur ma jument qui piaffait d'impatience. La pauvre devait être tout aussi fatiguée que moi suite à cette éprouvante mésaventure. Ce qui était certain c'était que je n'allais sûrement pas retourner seule en forêt de sitôt ! Mordillant mes lèvres, j'espérais que mon absence prolongée n'avait pas causé quelques tourments à ma famille et que ma mère n'avait pas lancé à ma recherche la moitié de la ville. Après tout, elle avait beau m'utiliser d'une manière des plus méprisables pour obtenir des informations sur mon demi-frère le duc, elle n'en restait pas moins ma mère et m'aimait d'un amour sincère. Certes moins que mon aîné Jean, mais tout de même, elle ne désirait en aucun cas ma mort.
Mon attention était entièrement dévouée à la route que nous empruntions pour rejoindre Nantes. J'appréciais le silence reposant qui s'était instauré entre nous et j'écoutais, attentive, le bruit du vent dans les feuilles des arbres, le chant des oiseaux ou encore le martellement des sabots de nos montures sur la terre humide. Une atmosphère paisible qui contrastait avec la guerre larvée du château. Pourquoi ma vie ne pouvait-elle pas être plus simple ? Pourquoi avait-il fallu que père meurt il y a de ça trois années et nous laisse avec un conflit de descendance sur les bras ? Conflit que ma mère s'était fait un malin plaisir de provoquer afin d'asseoir mon frère sur le trône de Bretagne plutôt que son beau-fils. Un rêve ambitieux mais vain. Chose que je me tuais à lui répéter, sans résultat hélas.
La voix lointaine de mon compagnon de route retentit soudain à mes oreilles et je tournais mon buste vers lui, réfléchissant à ce que j'allais pouvoir lui dire sur les raisons de ma venue dans ces bois, sans aucun chaperon.

« Eh bien je me promenais. » Ma voix n'avait rien d'assuré. M'en rendant compte, je toussotais afin de reprendre contenance. « Voyez-vous, ma mère la duchesse douairière de Bretagne et mon frère -ou devrais-je dire demi-frère – le duc ont eu un léger différent. Ne supportant pas les disputes, j'ai décidé de prendre l'air et ne prêtant pas attention à la route, je me suis perdue. Mais heureusement vous êtes apparue et m'avez sauvé. » Je lui offris un large sourire. « Oh, mais où sont donc mes manières, je viens de me rendre compte que je ne m'étais pas présentée ! J’espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, les événements m'ont un peu chamboulée. Alix de Bretagne. » Je lui tendais ma main à travers l'espace qui séparait ma jument de son cheval. « Faire des présentations à cheval n'est sûrement pas ce qu'il y a de plus facile ! Comment m'avez-vous dit que vous vous appeliez déjà ? » Je fronçais les sourcils, persuadée de ne pas connaître son nom. « Et d'où donc venez-vous ? »
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Mar 22 Déc - 3:28

Philippe essaya de réfléchir sans clairement afficher son jeu. Il ne voulait pas mentir à la jeune dame et en même temps, s'afficher comme prince de France était un acte lourd de conséquences. Selon le protocole on doit se présenter honnêtement avec ses titres. Disons que les circonstances l'incitent peu à vouloir faire ce genre de chose. Dire qui est sa personne va probablement uniquement attirer quelques ragots sur sa personne et peut-être empoisonner la rencontre.  La jeune fille semble si facilement embarrassée que celle-ci va probablement fondre au moment où on lui expliquera l'importance de la personne devant elle. Peut-être qu'en attendant un peu cela deviendra une meilleure surprise.

- Vos traits fins reflètent la noblesse de votre sang Demoiselle. Je suis honorer d'avoir une famille honorable devant moi.

Dit-il un peu flatteur, il pouvait facilement s'imaginer que la jeune femme rêvassait un peu à son sujet avec toute la gêne. Ce n'est rien de très méchant à son âge. Dans la mesure où elle n'agit pas, c'est quelque chose de plutôt inoffensif, mais le prince se rappelle qu'il doit être ferme si elle a l'ambition d'agir sur le moindrement sentiment. Il ne devrait même pas considérer ce genre de chose dans des circonstances comme celle présente. Ses yeux se calibrèrent et il regarda la route devant lui, voyant leur objectif se dressant davantage et davantage devant eux. Il se demande bien qu'elle sera l'attitude de ses parents. Ceux-ci devrait le reconnaître bien rapidement et il sera plus difficile de cacher son identité devant eux. S'il n'a pas de titre il pourrait se faire expulsé rapidement.

- Ne vous en faîtes pas, je ne suis pas un simple paysan qui a la chance d'avoir un cheval. J'ai un titre comme vous, mais vous pouvez m'appelez Philippe pour l'instant. Il est bien d'oublier les formalités par moment

La pauvre allait probablement devenir folle à essayer de découvrir son titre. Il ne pensait pas qu'elle réussirait à le découvrir. Les princes sont faciles à oublier dans ce monde, sauf s'il devienne roi. Cela lui fait étrange de dire de se faire appeler Philippe. Pratiquement personne ne l'appelle Philippe même si c'est son nom. Sa femme l'appelle ainsi et parfois elle utilise des titres plus formels. Son père et sa belle-mère l'appellent fils. Il n'aime pas vraiment cette trop grande proximité qu'utilise sa belle-mère, mais il n'aime pas cette trop grande proximité, mais il n'est pas en position de se plaindre. Il y a une certaine dépersonnalisation quand la plupart des gens vous appellent par votre titre.

- Présentement. Je reviens du potier pour affaire personnelle et j'étais en route vers Paris pour affaire. Des matières bien ennuyante, je crois que vous étiez jusqu'ici la chose la plus positive qui m'est arrivez jusqu'ici aujourd'hui.

Il était plus informel à son habitude, il se rend compte qu'il l'idée de parler de sa femme ne semble. Il ne sait même pas s'il sera encore marié à la fin de l'année. Il se reproche quand même d'être trop informel avec la jeune dame. Il se concentra vers la route, ils seront bientôt rendus à leur destination. De quoi pouvait-il s'attendre de ses parents, ils penseront probablement qu'il veut la séduire et en faire sa maîtresse. Il jouera aussi honorablement que possible pour bien communiquer ses intentions. La précieuse pureté de leur jeune serait intacte à la fin de son séjour.
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Sam 2 Jan - 16:41

once upon a dream

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Je ne connaissais pas beaucoup les hommes, bien que jamais ma mère ne m'ait tenu éloignée d'eux. Durant toute mon enfance, j'avais côtoyé les enfants des domestiques et mes frères. Puis, lorsque je fus en âge de me marier, je vis défiler une ribambelle d'hommes prêts à tout pour obtenir la main d'une des descendantes des Plantagenets. Encore bien jeune comparée à mes soeurs, je préférais de loin subir le joug des romans de chevalerie plutôt que celui d'un époux indigne. En effets, ces histoires chevaleresques m'offraient une vision beaucoup plus réjouissante du mariage que l'union entre mon demi-frère Jean et Isabelle de Castille. Certes je rêvais du prince charmant, mais la perspective de m'unir à de vieux hommes avares ne m'enchantait guère. Ce fut finalement ma sœur qui finit par trouver chaussure à son pied alors qu'elle atteignait la vingtaine et cet événement changea bel et bien ma conception du mariage. Béatrix s'était fiancée un jeune seigneur breton qui lui vouait un amour véritable et j'admirais cette dévotion que Guy de Laval entretenait vis-à-vis de ma sœur. Ma seule obsession fut dès lors de trouver la copie conforme de mon futur beau-frère. Cela fut pour le moins assez compliqué et voilà pourquoi je demeurais toujours célibataire. Certes, j'étais encore jeune, mais l'impatience de découvrir à quel homme je serais unie pour l'éternité grimpait en moi.
Ainsi, lorsque le bel inconnu me complimenta, je ne pus retenir le feu de rougir mes joues comme il l'aurait fait avec une spatule chauffée à blanc. Mon regard esquiva celui de mon sauveur et je ne sus bien vite quel comportement adopté. Je ne possédais pas l'assurance de Jeanne ou bien la sagesse de Béatrix et tout ceci me semblait d'une nouveauté effrayante. Mes mains se mirent à trembler et afin de cacher ce signe de faiblesse, je resserrais davantage les rênes entre mes doigts. Je n'étais certainement pas prête à entendre des compliments pareils tout le long du chemin retour vers Nantes, même si cela ne me déplaisait pas.

« Oh, vous m'envoyez navrée si je vous ai laissé penser un seul instant une telle chose. » Je lui lançais un regard désolé. Je ne voulais pas sous-entendre quoi que ce soit lorsque je lui avais demandé son nom, mais je devais bien admettre pour ma défense que ne pas connaître l'identité de celui à qui je devais ma vie était assez frustrant voire inquiétant. « Eh bien Philippe … ravie de faire votre connaissance. Vous avez bien raison, les nobles gens comme nous ne sont pas élevés à la même enseigne que les autres, mais je plains davantage les membres de la famille royale. Qu'il doit être dur de subir constamment le regard jugeur des autres, surtout depuis ce terrible accident avec les brus du roi. »

L'affaire de la Tour de Nesle avait résonné dans tout le pays et ma mère y avait bien entendu mettre son grain de sel. Quitte à mettre en danger le contrat de fiançailles entre notre famille et celle des Laval, ma mère s'était persuadée qu'elle pouvait arranger un mariage entre Béatrix et l'aîné des fils du roi. Pour ma part, mes pensées étaient allées aux princes que ce terrible drame avait dû horriblement affecter. Des potins plus incongrus les uns que les autres avaient d'ailleurs vu le jour et je m'étais évertuée à les ignorer, par respect envers les Capétiens que les Bourguignons.
De nouveau, la voix de Philippe vint interrompre mes pensées et un délicat sourire vint étirer mes lèvres. Nous étions bientôt arrivés et malgré mon assurance de tantôt, j'appréhendais la réaction de ma famille lorsque je leur présenterai Philippe. Une personne plus réfléchie que moi aurait sûrement fait un lien entre le prince Philippe de Poitiers et cet homme, mais j'étais bien trop aveuglée par l'image du parfait chevalier que je me faisais de lui.

« Vous devez être éreinté ! Tenez, pourquoi ne pas vous reposer après vous être restauré à Nantes ? Votre voyage risque d'être sacrément long jusqu'à Paris sinon ! D'ailleurs, encore quelques minutes et nous serons arrivés dans la ville. » lui proposais-je. « Philippe, vous me flattez. »

J'évitais son regard, le cœur battant la chamade dans ma poitrine. Peut-être avais-je trouvé l'homme avec qui je partagerais ma vie, qui sait ?
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Dim 10 Jan - 6:24

Au moins, elle n'avait pas révélé des sentiments hostiles à la famille royale. Si cela avait été le cas, cela aurait été difficile pour lui de révéler sa vraie nature, mais aussi il avait probablement dû dénoncer la fille et peut-être même ses parents. Il est important de connaître toutes les familles qui sont possiblement hostiles aux intérêts de la couronne, même si elles sont comparativement plus petites. Il n'est pas un espion, mais s'il sait quelque chose il devrait, toutefois. Ce n'est pas le genre d'information dont la couronne a besoin en ce moment et de toute façon cette fille semble plus innocente qu'un nouveau-né. Cela sera quelque chose de très triste quand quelque chose viendra briser cette innocence.

Autant ne pas trop se faire le défendeur de la famille royale en ce moment parce qu'il révélerait bien trop en ce moment. Il se dit qu'il doit plutôt passer pour quelqu'un de flatteur. Il peut remarquer que celle-ci semble rougir à ses mots.  Il se dit que cela vient avec son âge, elle est très clairement peu expérimentée à interagir avec les hommes en générale. Toutefois, son esprit peut assez bien visualiser la possibilité qu'il s'agisse peut-être d'un côté manipulateur de la part de la jeune dame qu'il vient tout juste de rencontrer. En même temps, il  sait se contrôler si c'est le cas.

-Votre empathie vous honores Dame Alix.

Une fois rendue en ville, il reprit le contrôle de son cheval et plutôt que de suivre. Il alla plutôt se diriger vers le marché local. Il n'était pas familier avec la ville, mais le bruit aidait à trouver l'endroit. Son estomac gargouillait un peu et plutôt trop longtemps. Il n'est pas fatigué, mais il a plutôt faim à cet instant. Comme il s'agit d'un voyage plutôt long et que la nourriture  peut difficilement être gardée en réserve, quelqu'un est mieux de prendre sa nourriture du territoire plutôt que de faire des réserves et essayer de les consommer pendant ce temps. Ce n'est pas comme s'il ne pouvait pas se permette de se faire de l'argent. Ironiquement son argent vient non pas de son titre, mais des mines de el qui sont venues de son mariage. Espérons qu'il puisse les garder dans le pire des cas.

-Pour être honnête je préférais manger à cet instant, je suppose qu'il y a un repas à votre résidence, mais il me faudrait quelque chose entre temps....et peut-être à vous aussi.

Il alla vers un petit endroit et sortit de sa poche un sac rempli de pièces. Il alla vers un marchand de fruits.  Il se dit qu'il aurait peut-être du demander à la jeune dame quelques conseils sur quels marchands approchés, mais une fille de la noblesse ne traîne probablement pas très souvent avec le peuple. Un prince de France est probablement tout aussi déconnecté du petit peuple en fin de compte.  Il donna quelques pièces de monnaie à une marchande  et lui pris quelques une de ses pommes. Il paya bien plus qu'elle ne valait vraiment,  ne portant pas une très grande attention à la marchande, mais son regard était davantage porté sur Alix.

- Aimeriez vous un petit quelque chose avant que nous allions à votre domaine?

Le prince prit une bouché de sa pomme, le fruit était plutôt sales, mais en même temps le jus présent à l'intérieur est tellement bon que cela compense. Ses yeux était quelque peut fixer sur la jeune Alix. Il devait faire attention à son comportement devant les parents de celle-ci. En même temps, la présence d'une jeune fille et d'un jeune homme ensemble va apporter des question plutôt rapidement. Vraiment il devra se présenter à ses parents dès que possible

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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Jeu 11 Fév - 18:03

once upon a dream

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Il y avait à la fois quelque chose de reposant et d'inquiétant à marcher auprès de cet inconnu qui m'avait sauvé la vie. Certes, je connaissais son nom et plusieurs petits détails insignifiants que ma curiosité l'avait forcé à révéler, mais, cela ne changeait rien à son statut. Celui d'un étranger. Un étranger plutôt charmant je devais l'avouer. Et bel homme de surcroît. Une qualité que mon regard avait captée tandis que je l'observais de temps à autre à la dérober. Ses vêtements, bien que sales, appartenaient sans conteste à un homme riche, ce qui prouvait qu'il ne mentait pas quant à ses origines. Ou alors, les avait-il volés, mais cela me semblait invraisemblable. Une personne possédant une telle gentillesse ne pouvait décemment pas être une mauvaise personne. Du moins, c'est ce dont je me convainquais au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la ville.
Cependant, plus nous avancions sur le chemin qui nous menait à Nantes, plus une haïssable appréhension grandissait au sein de mon cœur. Ce dernier se serrait à me faire mal tandis que diverses questions défilaient dans mon esprit comme une toupie infernale. Ce doute, ce n'était pas Philippe qui me le procurait, mais ma propre famille. Serait-elle capable de se comporter avec civilité ? Mon frère le duc me punirait-il pour avoir accordé une confiance aveugle en un parfait inconnu ? Et ma mère, que penserait-elle de tout ceci ? À n'en pas douter, elle trouverait quelque chose à redire, si ce n'est sur mon insouciance, alors sur la tenue de notre invité ou bien sur la probable inhospitalité dont ferait preuve mon aîné face à Philippe. Cependant, une petite voix me soufflait que mon inquiétude était vaine et que la rencontre se passerait sous les meilleurs auspices.

Nous entrâmes finalement dans l'enceinte de la ville. Les rues grouillaient du petit peuple constitué de marchands, de filles de joie, d'enfants et de tout autre type de personne. Mon cheval, agité par cette masse bruyante, commença à piétiner sur place, ses narines dilatées, son regard emplit de peur. Il est vrai que je ne me rendais que très rarement en ville. Après tout, j'étais la sœur, plutôt la demi-sœur, d'un des hommes les plus puissants de France et avec la protection digne d'une mère poule que m'offrait Yolande de Dreux, je n'avais pas d'autres options que de rester éloigné des badauds. De plus, je possédais tout ce dont j'avais besoin au château. Les seules fois où je sortais de la demeure familiale, c'était pour faire la charité aux plus pauvres. J'aurais bien évidemment aimé rencontrer davantage mon peuple, mais je me sentais inexorablement gauche face à ces gens, qui malgré la pauvreté, trouvaient le moyen de survivre. Contrairement à moi, qui trouvais le moyen de me plaindre en dépit de ma noble naissance. Mais chacun, paysan ou noble, nous avions tous nos problèmes, aussi variés soient-ils.
Tandis que mon attention se portait sûr de jeunes diplômés tout droit sortis de l'université, Philippe se l'appropria à nouveau. En sa main trônait une pomme juteuse à souhait dans laquelle il croqua plusieurs fois, avide de nourriture. Pour ma part, mon estomac était beaucoup trop noué pour que je puisse avaler quoi que ce soit.

« Non merci Philippe. C'est gentil de vous enquérir de mon état, mais je n'ai pas très faim. De plus, il me tarde de rentrer chez moi, je suis épuisée et j'ai bien peur que ma mère ne commence à mobiliser toute l'enceinte du château pour se lancer à ma recherche. » Un sourire éclaire mon visage. « Mais dites-moi, comment trouvez-vous cette pomme ? À première vue, elle ne semble pas très appétissante, néanmoins, vous semblez apprécier son goût. »

Je baissais humblement les yeux sous le regard brûlant de mon bel inconnu. Il ne fallait définitivement pas se fier aux apparences.
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Dim 14 Fév - 2:41

- Bien c'est une pomme, elle goûte comme les autres, mais j'ai tellement faim présentement que je l'apprécie davantage. Vous en cultivez beaucoup dans ses lieux?

Il trouvait la question un peu bête, mais c'était mieux qu'il fasse un peu de conversation. Il aurait pu mentionner que la couleur de la pomme lui rappelait un peu la couleur des cheveux de la jeune fille, mais c'est trop se rapprocher de cette jeune fille. Un commentaire bien trop séducteur pour l'occasion, autant davantage se concentrer sur autre chose. Il pensa davantage aux parents d'Alix et comment il devait gérer la situation de leur première rencontre. Peut-être devrait-il se montrer davantage intéressé à parler avec eux une fois la rencontre faite. Il était probablement d'un âge plus proche du sien....en fait peut-être pas. Il n'est pas si vieux que ça quand même.

- Allons donc voir vos parents si cela évite quelques tourments à votre mère. Je dois probablement expliquer ma présence avec vous jeune dame.

Il dirigea le cheval vers ce qui semblait être le domaine local. Il descendit de celui-ci et approcha quelqu'un qui était clairement un serviteur. Il ne pouvait pas garder ce secret plus longtemps. Il s'adressa à celui-ci sur un ton fier, celui qu'il utilisait. Il n'est peut-être pas fait pour être roi (enfin, en temps normal), mais son sang lui donne une habilité à se comporter avec le panache nécessaire, et ce, malgré les circonstances difficiles. Il garde visiblement un œil sur la petite rouquine simplement pour voir sa réaction, un peu de plaisir coupable, mais cela n'arrivera qu'une fois dans sa vie. Autant en être témoin.

- Je suis le prince Philippe de France. J'ai retrouvé la fille de ce domaine et je viens vous la ramener. Je suis sûr qu'il doit bien avoir quelqu'un dans ses lieux qui pourront confirmer mon identité.

Le servant semblait être plutôt surpris de voir quelqu'un d'aussi important devant lui. Immédiatement, Philippe montra un visage irrité devant lui. Il ne peut pas montrer la moindre tolérance devant des serviteurs qui hésitent à faire immédiatement. Cela devrait empêcher cet homme commun de penser qu'il est devant un imposteur. L'homme s'enfuit faire l'ordre apparemment effrayé par le ton plutôt froid de Philippe. Celui-ci se retourna plutôt rapidement une fois que celui-ci  était parti et regarda ensuite la jeune dame.  Il avait maintenant un visage plutôt doux, il y avait même un certain air de regret.

Le servant semblait être plutôt surpris de voir quelqu'un d'aussi important devant lui. Immédiatement, Philippe montra un visage irrité devant lui. Il ne peut pas montrer la moindre tolérance devant des serviteurs qui hésitent à faire immédiatement. Cela devrait empêcher cet homme commun de penser qu'il est devant un imposteur. L'homme s'enfuit faire l'ordre apparemment effrayé par le ton plutôt froid de Philippe. Celui-ci se retourna plutôt rapidement une fois que celui-ci  était parti et regarda ensuite la jeune dame.  Il avait maintenant un visage plutôt doux, il y avait même un certain air de regret.

-Désolé de ne pas avoir été avoir été honnête sur mon rang, vous pouvez comprendre que les plus récents évènements m'amènent à être plutôt discrêt. J'espère que le choc n'est pas trop, je suis sûr que vos parents sont contents que vous rameniez un prince à la maison, même s'il est marié.

Il doit être honnête. Il est toujours lié à sa femme et il n'est pas le temps de laisser la moindre possibilité de la moindre de tentation extérieur. Du moins tant que sa femme est présente dans sa vie, il sera honorable. Il se le répète constamment, au moins il ne peut pas donner de munition à qui se soit.
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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Lun 21 Mar - 21:01

once upon a dream

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.
La question que posa Philippe me fit sourire. Une esquisse légère au bord de mes lèvres qui affichait ouvertement ma pensée face à une telle demande. Loin de moi l'idée de me rire de son ignorance, qui se rapprochait davantage d'un besoin de continuer la conversation que d'une bêtise pure et simple à mon humble avis, mais la réponse me paraissait tellement évidente que lui-même aurait pu y répondre de son propre chef. Mon regard passa de la pomme juteuse au visage de mon interlocuteur qui semblait en pleine réflexion. Je me questionnais à mon tour sur ce qui pouvait faire l'objet d'une telle distraction avant de me rendre compte qu'il attendait probablement une réponse de ma part.

« Oui, nous en produisons en grande quantité, du moins à ce que j'en sais. De même, notre voisine la Normandie semble particulière friande de vergers. »


Puis sans plus de cérémonie, mon compagnon de route, ou du moins c'était le qualificatif que j'avais décidé de lui donner, coupa court cette conversation sur la production de pommes dans les régions ouest de la France, m’enjoignant de retourner auprès de mes parents. Il remonta donc sur son fidèle destrier et nous reprîmes la route vers l'imposant château ducal. Une pensée nostalgique vint assombrir mon esprit à l'idée que de mes deux parents, il ne me restait plus que ma mère. Cette dernière n'était d'ailleurs pas plus responsable de ma personne, que je ne l'étais. J'appartenais légalement à mon demi-frère le duc jusqu'à ce que celui-ci décidât de me marier avec un homme de son choix, que ma mère lui aura sans doute proposé. Je n'étais pas maîtresse de mon destin comme beaucoup de femmes au sein du royaume et parfois, j'en venais à envier ma cousine Mahaut, ma mère ou bien encore ma sœur Jeanne dont la soif d'indépendance me fascinait et m'effrayait à la fois. Cependant, même si le concept de liberté m'attirait, je ne faisais pas partie de cette catégorie de personnes qui se faisait un devoir de l'atteindre. Je me contentais très bien de ma vie à la cour de Bretagne, entourée de ma famille, à parfaire mon éducation.
Enfin, nous arrivâmes face aux remparts de la demeure de mon enfance. Nous passâmes le pont-levis et sans plus tarder, Philippe descendit de sa monture avant de se diriger vers un écuyer. Le ton qui employa me surprit et me déplut quelque peu avant de m'abasourdir. Je n'en croyais pas mes oreilles et mes yeux s'écarquillèrent lorsque l'homme qui m'avait sauvé de la forêt annonça son nom haut et fort. Je me sentis idiote face à cette révélation. Comment n'avais-je pas pu reconnaître un prince du sang ? Le fils de Philippe le Bel ?
Un serviteur vint sans plus tarder m'aider à descendre de ma monture avant de se précipiter auprès de son collègue afin de satisfaire la demande du prince. Ce dernier ne tarda pas à se tourner dans ma direction, un air doux sur le visage. Le mien devint aussitôt cramoisi et je me précipitais dans une gracieuse révérence. Mon regard était fixé au sol, je ne parvenais pas à relever la tête pour faire face au comte de Poitiers. Je me sentais par-dessus tout idiote d'avoir cru que ce jeune homme pouvait peut-être le prince charmant qui demanderait ma main. Il était prince certes, mais un prince marié, comme il me le rappela si bien.

« Oui, votre Grâce. Non, votre Grâce » furent les seuls mots que je parvins à articuler. Puis, regroupant tout mon courage, quoique je gardasse les yeux rivés au sol, je prononçais à mon tour ces quelques paroles que je voulais assurées, mais dont ma voix tremblante trahit la nervosité. « Votre Grâce je suis à mon tour, sincèrement navrée de ne pas avoir reconnu votre personne. J'aurais dû savoir que votre sang était de royale lignée, mais j'ai trop peu côtoyé la cour pour avoir gardé le souvenir de votre visage. J'espère donc que vous pardonnerez mon ignorance. Quant à ma famille, je ne doute pas qu'elle soit honorée de votre présence au sein de notre beau château. »

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MessageSujet: Re: Once upon a dream } Philippe de France Sam 2 Avr - 17:48

Il voulut se faire sympathique devant -elle. C'était quand même lui qui avait usé de dissimulation pour cacher son identité jusqu'ici, surtout pour cacher la honte du scandale qui le marquait présentement. Pourtant, il était clair que pour la jeune fille, la noblesse de son rang demeurait intacte. C'était quelque peu inspirant d'une certaine façon. Un sourire était sur ses lèvres, elle avait quand même réussi à l'aiguayer dans une période plutôt trouble. C'était certes un peu opportuniste de sa part, mais il s'agissait de quelque chose de tellement temporaire. Le soleil n'était même pas couché que la vérité avait éclaté.

- Il n'y a pas de honte, Dame Alix. J'ai tout simplement préféré de passer les derniers jours incognito. Les derniers évènements m'amène à vouloir être discret.

En ce moment il réalisait que cette dernière déclaration apportait de l'attention sur quelque chose qu'il aurait probablement préféré qu'il soit ignoré. Toutefois, le caractère de la jeune fille était probablement bien assez doux pour qu'elle respecte ses désirs de ne pas ajouter le moindre mot sur l'affaire de la tour. Malheureusement pour lui, il semble qu'il puisse difficilement ne pas mentionner les derniers évènements. En même temps, la jeune fille était peut-être tellement jeune qu'on essayait encore de préserver son innocence. Si c'était le cas, ses parents allaient probablement le détester d'avoir mentionné une affaire d'adultère même indirectement devant elle.

-Allons donc rencontrer vos parents, je suis sûr qu'ils aimeraient savoir que leur fille passe du temps avec un prince.

Encore une fois, ces derniers risqueraient de penser qu'il voulait faire d'elle faire sa maîtresse. Il devait une façon d'expliquer la situation qui ne serait pas incriminante et qui n'allait pas mener au développement de davantage de rumeurs pour sa famille. Dans l'éventualité que ce genre de rumeurs atteigne les oreilles de son père, il pouvait déjà l'imaginer en train de crever ses yeux pour s'être trouvé une maîtresse à peine mariable juste après que l'infidélité a éclaboussé la famille. Certes on allait tolérer davantage son infidélité, mais cela allait probablement affecter les mesures légales à venir.

Il s'aventura dans l'intérieur de l'endroit, se préparant mentalement à faire quelques rencontres polies. Probablement rien d'aussi agréable que ces petites conversations avec Alix, mais au moins personne n'allait essayer de lui pourrir sa journée plus que nécessaire. Il pouvait imaginer, les parents de la jeune fille lui faire quelques murmures dans son dos, mais c'était probablement inévitable même dans de meilleures circonstances. Il décida de se donner une bonne posture. Quelque chose qui donnait une fière allure pour au moins montre qu'il ne croulait pas devant la pression. Les gens de la couronne sont des gens qui doivent monter de la force à chaque instant.

Il prit une grande inspiration sachant ce qu'il devait faire et continua dans ses murs. Il regarda la jeune dame et lui dit sincèrement. C'était quand même la meilleure chose qui lui était arrivée depuis un moment.

- J'apprécie beaucoup d'avoir fait votre connaissance Alix. Votre présence rendra probablement votre futur mari très heureux.
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Once upon a dream } Philippe de France

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