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 Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims

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Invité

MessageSujet: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 18:36


   

   
Pseudo Web : Sweetie Plum
Age : 21 ans
Où avez-vous trouvé LRM ? : Des viles personnes m'ont montré le chemin à l'époque. Enfin, c'était à mes autres moi, je suis schizo sur les bords vous voyez ! What a Face
Comment le trouvez-vous ? : Cool !o/
Votre personnage est-il historique ou fictif ?Historique, c'est l'archevêque de Reims !
Crédits images :Gifs de Tumblr, Avatar de Mari-Jane
   
Robert de Courtenay

   "Savoir Dissimuler est le savoir des Rois."
   

   
Age : 64 ans depuis peu
Date & Lieu de naissance : Robert de Courtenay a poussé son premier vagissement le 9 septembre 1251, le lendemain de la nativité de la Vierge. Cependant, si Robert peut se targuer de connaître avec précision sa date de naissance, il n’est pas sûr du lieu où il a vu le jour en raison des nombreux allées et venues que faisaient ses parents à cette époque. Robert ne peut que supposer qu’il est né dans l’un des domaines de son père.
Origine : Par son père, Guillaume Ier de Courtenay, il descend du sixième fils de Louis VI. Apparenté par celui-ci aux Capétiens, il est depuis l’année 1283 le chef de la branche des Courtenay et peut jouir ainsi d’une position bien en vue à la Cour de Louis X. Par sa mère, Marguerite de Bourgogne, il est affilié de manière lointaine aux comtes palatins de Bourgogne, détenu actuellement par Jeanne II de Bourgogne.
Situation amoureuse : Depuis qu’il est jeune garçon, Robert a embrassé la carrière ecclésiastique. Si quelques mauvaises langues peuvent dire qu’il a eu une ou deux relations charnelles dans sa jeunesse, ce sont des calomnies prononcées par des gens envieux de sa position importante dans les ombres du pouvoir du Roi de France. Robert de Courtenay demeure célibataire et le sera jusqu’à sa mort, faisant ainsi passer la tête de la maison de Courtenay à son frère cadet Jean et à sa descendance.
Métier :  Après avoir été pendant plusieurs décennies simple chanoine de la cathédrale de Reims, Robert a été élu au début de l’année 1299 archevêque de Reims par ses confrères suite au décès de son prédécesseur. Dépositaire de la Sainte-Ampoule, il a eu la tâche de procéder au sacre du roi Louis X en août 1315. Cependant, ce serait être réducteur que de désigner Robert de Courtenay uniquement par son titre archevêque. Beaucoup savent à la cour que cet homme possède des relations de toutes sortes qui peuvent être utile pour obtenir une faveur quelconque. Ces contacts ne sont pas le fruit du hasard : si Robert a connu une défaveur lors des derniers mois du règne de Philippe IV, il a été pendant longtemps le conseiller officieux de la Couronne de France sans en avoir les titres. Son rappel par le roi Louis X à son avènement est, du point de vue de Robert, un retour en grâce qui ne faut guère gâcher par une manœuvre mal habile…
A la suite de la mort de son père, Robert de Courtenay est également le seigneur de Champignelles, une seigneurie aux revenus plutôt confortables. Seulement, tout à ses obligations curiales et ecclésiastiques, il n’a guère le temps de s’en occuper et délègue les tâches de gestion à son frère cadet Jean, héritier de la seigneurie. Un contrat de notaire a été passé entre les deux frères : l’aîné, tout en gardant le titre de seigneur de Champignelles, s’engage à laisser à disposition de son cadet les habitations du seigneur des lieux (moyennant un logement quand Robert est de passage) ainsi qu’une rente sur les revenus du domaine en dédommagement de la gestion du domaine assuré au cadet. Cet arrangement les satisfait pleinement et il n’y a jamais eu de remises en cause de celui-ci car l’un ou l’autre des partis s’est senti lésé.

Allégeance : Par sa position ecclésiastique, Robert se doit fidélité à l’Eglise et au Christ. Cependant, l’archevêque de Reims n’en oublie pas sa prestigieuse ascendance et jure allégeance aussi au roi de France et de manière plus générale au royaume de France. S’il devait choisir entre ses deux fidélités, Robert renouvellerait surement ses vœux de fidélité au roi de France, d’autant plus que les discussions des cardinaux s’enlisent au sujet de l’élection du prochain Pape depuis plusieurs mois maintenant.
Groupe : L’Assassin, Robert de Courtenay ne cesse de multiplier les intrigues et déjouer les complots pour imposer ses vues politiques pour le royaume de France au nom de son roi.
Caractère : Quand on décrit Robert de Courtenay, on retient souvent son érudition. Fruit d’une instruction particulièrement complète, l’archevêque de Reims est parfaitement au fait des grands textes de son temps. Par le biais de la cathédrale de Reims, Robert profite pour régulièrement relire les grandes œuvres afin d’appuyer son argumentaire avec des références admises par tous. Cependant, cette érudition est mise au service de son ambition, tant pour les siens que pour le royaume de France. Il n’est donc pas rare de le voir dans le privé de s’épancher de manière virulente contre des décisions qu’il estime stupide ou insensé.
Orgueilleux de son ascendance et de son titre d’archevêque, Robert de Courtenay l’est de toute évidence. Chef de la branche cadette des Courtenay, il ne tolère aucun oubli de son rang et est très sourcilleux sur la manière de s’adresser à lui, au point de ne guère se gêner à reprendre publiquement un Grand seigneur devant toute la Cour pour avoir le respect qu’il mérite. Seuls quelques intimes peuvent se vanter de pouvoir l’appeler par son prénom sans connaître sa rancune qui est capable d’être tenace.
Néanmoins, si Robert de Courtenay se comporte très souvent en Grand seigneur de France, il en demeure quelqu’un de très pieux. Respectant scrupuleusement les horaires des messes (quand il est indisposé, il demande la faveur du curé de la paroisse la plus proche de lui faire un office privé en décalé), l’archevêque de Reims passe plusieurs heures par jour afin de soulager les autres prélats dans la mesure de ses moyens en sollicitant la faveur du Roi.

Avatar : Le Douzième Docteur, Armand-Jean du Plessis de Richelieu ou Peter Capaldi

   
Que pensez-vous de la malédiction ?  Robert ne sait dire si les derniers mots de Jacques de Molay ont été inspirés par Dieu ou Satan. L’un comme l’autre ont, à ses yeux, intérêt à punir le feu roi Philippe et sa descendance. Toutefois, l’archevêque de Reims préfère que ce soit l’œuvre du diable que de l’œuvre de Dieu. En effet, on peut tous mettre en échec contre le démon à l’instar de Jésus lorsqu’il était dans le désert. Cependant, s’il s’agit de l’œuvre de Dieu, nul ne peut aller à l’encontre de sa volonté et on ne peut que se multiplier en prières et œuvres de charité afin de se faire pardonner par Dieu. Dans le secret de ses appartements, Robert de Courtenay multiplie les prières envers le Tout Puissant pour qu’il continue de protéger la descendance de Philippe le Bel, qu’importe si celui-ci l’ait contrarié…

   Qu'êtes vous prêts à faire pour votre camp ?  Tant que cela ne va pas à l’encontre des principes voulus par le Tout Puissant, Robert est prêt à tout pour que sa vision du monde triomphe. Grâce à son grand âge, l’archevêque de Reims a appris à démêler et nouer les intrigues avec un certain talent. A la tête d’un grand réseau de « contacts », il tente d’être au courant de tout ce qui trame dans les ombres afin de contrecarrer ou d’encourager les complots. Quant à la définition de ce camp, celle-ci prend pour Robert de Courtenay de multiples noms : le roi de France bien sûr, sa famille à qu’il essaye de faire profiter au maximum de sa position avantageuse, les personnes qui pourront lui rendre un service dans l’avenir… Bien sûr, à toutes ses personnes, il faut ajouter lui-même qui, dans l’intimité de ses pensées et bien que cela soit contraire au modèle du bon chrétien, rêve de la pourpre qui l’élèvera au-dessus de tous les grands seigneurs du royaume de France en tant que prince de l’Eglise.

   

   


Dernière édition par Robert de Courtenay le Ven 18 Déc - 18:48, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 18:36



   
L'héritier des Courtenay

   

1271. Assis sur les bancs de l’université, Robert écoute d’une oreille distraite le cours de son professeur. Non pas que le jeune garçon de 17 ans soit complètement désintéressé par les longues considérations de celui-ci, seulement, il aurait préféré que son locuteur soit le prestigieux locuteur Thomas d’Aquin. De retour depuis plusieurs années à Paris, les paroles du futur saint ont trouvé un écho particulier auprès de Robert de Courtenay.
Il ne faudrait toutefois pas dire que le jeune homme y a trouvé une vocation inexistante jusque-là. Il est vrai que comme pour beaucoup de jeunes gens de noble naissance, Robert a été destiné à la carrière ecclésiastique dès sa naissance, le lendemain de la nativité de la Vierge de l’an 1251. Il est vrai que petit garçon, il aurait aimé pouvoir jouer avec son feu frère aîné Guillaume. Mais au fur et à mesure qu’il a découvert les enseignements vertueux des Saintes-Ecritures, il a su y gagner un contentement important alors que la carrière des armes accapare davantage ses frères. Conscient très tôt qu’être cadet est un désavantage en raison de l’attitude favorisée qu’a eu son frère aîné Guillaume de la part de leur père, Robert a porté un intérêt particulier à ses études afin de prouver à son père qu’il était tout aussi capable que son fils chéri.
Cette passion pour les études s’est davantage développée à la mort de son aîné Guillaume en 1262 des suites d’une pneumonie. Le décès de son frère a complètement changé son destin. De cadet, Robert était devenu par simple volonté divine l’héritier de sa famille, sur celui qui aurait la lourde charge de gérer les affaires familiales le moment venu. Son père, Guillaume Ier de Courtenay, cependant, n’a montré que peu d’enthousiasme face au fait que sa succession soit assurée par son fils promis à l’Eglise. Il n’y a vu que de nombreux soucis pour le destin familial : Robert, en raison de ses vœux, ne peut prétendre à prendre une épouse afin de pérenniser la lignée avec un fils. Or, à ce moment-là, Robert est son seul fils survivant. S’il a deux filles bien portantes, Isabelle née en 1249 de son premier mariage avec Marguerite de Salines et Jeanne née en 1253 de la même mère que Robert, Marguerite de Bourgogne, les deux autres enfants mâles survivants à la prime enfance naissent qu’en 1265 pour Jean et en 1267 pour Jacques. La désolation de ce décès est donc grande pour ce descendant de Louis VI. Robert, s’il est attristé par la disparation subite de son aîné, va demeurer profondément marqué par l’attitude de son père. Bien sûr qu’il est capable d’égaler les illustres ancêtres de la famille voir même de les dépasser ! Certes, il ne peut répandre le sang car cela est indigne de quelqu’un qui donne le corps et le sang du Christ-Sauveur. Mais il existe d’autres moyens d’égaler le nom des ancêtres qu’un clerc seul peut avoir !
Animé par un ressentiment envers son père, Robert a poursuivi avec acharnement ses études pour avoir les meilleures remarques de la part de ses professeurs. Bien sûr,  dans le confort tout relatif de sa chambre de chanoine de Reims, le jeune homme ne cesse de penser qu’il tient des pensées blasphématoires. L’humilité n’était pas censée être l’une des premières vertus chrétiennes ? Cependant, ce genre de résonnement a tôt fait de disparaître de l’esprit du chanoine. Après tout, ces connaissances acquises ne serviront-elles pas à guider les brebis du Seigneur vers le chemin de la vie éternelle ?
Fort de ces résolutions, Robert a pu obtenir grâce à la recommandation de l’archevêque de Reims une place au sein de l’Université de Paris en tant qu’étudiant en théologie en 1268. Malgré toujours la rancune envers son père désormais vieillissant pour ne pas avoir considérer ses mérites, Robert a su apprécier grandement les enseignements de ces professeurs et interagir avec eux pour développer davantage sa pensée. De ces remarques, il a commencé à entretenir une correspondance avec quelques personnes pour débattre. Son ascendance aidant, il commence désormais en l’année 1271 à recevoir des lettres de grands personnages de la Cour de France.
De ces contacts et des discours de Thomas d’Aquin, Robert s’interroge. Et si son avenir n’était pas dans la Ville Eternelle pour obtenir la tiare papale comme il le pense depuis quelques années mais plutôt dans le royaume de France ?


   

   


Dernière édition par Robert de Courtenay le Ven 18 Déc - 22:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 18:36



   
Le chanoine de Reims

   

1292. Robert de Courtenay traverse d’un pas assuré les couloirs du Palais de la Cité en direction des écuries pour s’en retourner auprès de Pierre Barret, l’archevêque de Reims. Il est désormais loin le temps où le chanoine rêve de la tiare papale. Ce rêve n’est plus que chimère depuis de nombreuses années, celui-ci ayant été rattrapé par la réalité du monde des hommes et la volonté de Dieu.
Robert est en effet persuadé que le Tout-Puissant a décidé que sa tâche est à accomplir auprès du Roi de France et non à Rome. Après tout, comment il aurait pu en être autrement au vu du chemin qu’il a pris depuis les jours lointains où il était qu’un étudiant parmi les autres ?
Pour le chanoine, seule la divine Providence peut être à l’origine de la nombreuse correspondance qu’il entretient depuis désormais de nombreuses années avec les grands personnages de la Cour. Sans celle-ci, il n’aurait pu figurer sur les listes d’invités des plus grands évènements royaux de la décennie 1270 : les funérailles de la feu reine Isabelle d’Aragon en 1271, les deuxièmes noces de Philippe III… Bien sûr, il n’a guère été convié à prononcer les homélies ou les sermons, ces tâches revenant à des gens plus âgés que lui. Néanmoins, Robert a été souvent sollicité au cours des festivités pour exposer son point de vue sur des questions religieuses, lui dont les professeurs ont eu de cesse de vanter le mérite de sa pensée pendant ses études parisiennes. Cependant, il est faux de penser que seule la théologie ait été au centre des discussions. La politique du royaume a souvent été abordée devant le jeune Robert. Demeurant silencieux, le chanoine a appris le désamour d’une mesure, l’approbation d’une autre. Apprenant doucement les rouages de la politique du royaume, Robert a fini par prendre part aux débats à mesure que sa pensée politique se forme. Certaines idées ont été retenues, d’autres non.
De ces années à débattre de divers sujets, Robert a appris à laisser derrière lui certains pieux scrupules qui ont été les siens durant sa jeunesse. Si ses talents de penseur sont reconnus alors qu’il fête son trentième anniversaire, Robert sait qu’il lui faut sans cesse rappeler qu’il n’est pas un petit seigneur de province qu’on convie de temps à autre pour lui montrer les ors de la royauté. Il a donc commencé à pêcher d’orgueil à la manière des grands seigneurs pour s’imposer politiquement. Cette tendance de Robert s’est considérablement accentuée à partir de 1283. En effet, si son père Guillaume Ier de Courtenay a été rappelé à Dieu dès l’année 1275 suivi peu après de sa mère Marguerite de Bourgogne, la mort en 1283 de son cousin Philippe Ier de Courtenay, l’empereur titulaire de Constantinople, le déclare le chef de la branche capétienne des Courtenay, descendant de Louis VI pour son sixième fils. S’il est peu probable qu’il soit amené à ceindre la couronne de France, Robert de Courtenay est en revanche en bonne place pour récupérer les droits d’empereur titulaire de Constantinople si sa nièce Catherine vient à mourir sans descendance. Qu’importe si l’extinction de la branche aînée n’a amené que peu de terres sous le contrôle de Robert puisque la plupart du patrimoine a été vendu pour que cette branche essaye de se maintenir à la tête de l’empire latin de Constantinople. Le poids politique qui a découlé de la nouvelle position de Robert est beaucoup trop grand pour être ignoré des autres seigneurs. Cette nouvelle considération de la part des seigneurs de la cour ont amené Robert à revoir ses ambitions personnelles, même si cela est indigne d’un bon chrétien. On ne cesse d’écouter ses avis qu’on juge avisé. Il pourrait aisément prétendre à conseiller le roi de France lui-même.
Seulement, il a dû attendre plusieurs années avant de pouvoir essayer de s’attirer la faveur royale. En effet, avec sa position de chef de famille, Robert a dû se consacrer jusqu’en 1288 à diverses affaires familiales : le mariage de ses frères et sœur cadets qu’il a tout fait pour être les plus brillants qu’ils soient, des cousins voulant son intercession pour un baptême prestigieux…
En partie libéré par ses obligations familiales, Robert a alors pu pleinement se consacrer à ses ambitions politiques. Bien sûr, il fait souvent encore le voyage entre Reims et Paris mais le crédit de Robert ne cesse d’augmenter. Les conseillers du roi Philippe IV viennent souvent le consulter sur des affaires du royaume, quand ce n’est pas le roi lui-même qui vient le demander conseil. Même si les avis ne sont pas toujours pris en compte par ceux qui viennent le quémander, le chanoine ne cesse d’asseoir son indispensabilité pour la couronne de France.
La preuve de sa faveur auprès du roi a été rendu visible par la célébration du mariage de la jeune Mahaut d’Artois et du comte Othon IV de Bourgogne le 9 juin 1291. S’il officie en tant que cousin des nouveaux époux, les grands seigneurs se doutent qu’il s’agit ici d’une récompense royale accordée par Philippe IV au chanoine. Ce mariage est des plus capitaux dans les intérêts français puisque celui-ci attache davantage ce comte sous suzeraineté impériale à la France. Qu’un chanoine et non un grand prélat du royaume célèbre la noce est la preuve tangible de cette faveur.
Cette faveur royale s’est également traduite par la proposition de Philippe IV que Robert de Courtenay prenne en charge le rapatriement de l’ordre du Temple de la Terre Sainte pour la France. Prétextant la santé défaillante de l’archevêque de Reims, le chanoine a décliné la proposition. Toutefois, dans le secret de sa chambre, il n’a eu de cesse de méditer cette réponse donnée durant de longs jours. En effet, l’ordre du Temple a pour mission de protéger les Etats Latins d’Orient. Avec la chute de ceux-ci et l’éloignement géographique des Templiers, Robert n’a cessé de s’interroger sur la possibilité de reconquérir ses territoires perdus. Seulement, se sachant ignorant de ces questions, Robert a jugé sage de laisser cette tâche à des personnes plus compétentes que lui.
Montant promptement sur sa monture une fois arrivé aux écuries, Robert lance celle-ci au galop afin de regagner le chapitre de Reims au plus vite. Ce n’est guère un secret que la santé de l’archevêque commence à vaciller. Bientôt, Pierre Barret sera rappelé à Dieu et une élection se tiendra dans le chapitre de la cathédrale pour désigner son successeur. Il lui faut mettre toutes ses chances de ces côtés s’il veut pouvoir gagner ce titre...



   

   


Dernière édition par Robert de Courtenay le Sam 19 Déc - 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 18:36



   
Archevêque de Reims

   

Août 1315. Robert de Courtenay ne cesse d’aboyer des ordres à l’encontre des artisans travaillant dans la cathédrale de Reims. Sa robe mauve d’archevêque ne cesse de s’agiter au moindre de ces gestes. A bientôt 64 ans, il fait preuve d’une vigueur impressionnante pour son âge. Bien sûr, il ne possède plus la fougue de sa jeunesse et doit multiplier les étapes lors des longs voyages. Cependant, si son corps commence à être marquer par certains rhumatismes de l’âge, l’esprit de Robert demeure vif. Un nouvel ordre est aboyé à l’encontre d’une petite demoiselle d’une dizaine d’années occupée à disposer des couronnes de fleurs sur les bancs afin de la hâter à sa tâche.
La nervosité est perceptible dans la voix de Robert de Courtenay. Ces quelques amis qui ont traversé les ans avec lui disent qu’il n’était pas aussi nerveux au moment de son intronisation en tant qu’archevêque en 1299 ou pour le mariage de sa filleule et impératrice titulaire de Constantinople, Catherine de Valois. L’enjeu de l’évènement préparé est en effet infiniment plus important pour Robert. Ce n’est guère tous les jours que le roi de France se fait sacrer en la cathédrale ! On lui doit la plus grande des cérémonies, digne de celles que peuvent connaître les empereurs du Saint-Empire Romain Germanique ! De plus, il s’agit du seul sacre que Robert de Courtenay pourra célébrer de son vivant, son âge avancé ne lui permettra guère de reproduire un tel évènement. Il s’estime déjà suffisamment chanceux que la divine Providence ne l’ait pas rappelé plus tôt à elle et lui accorde une telle faveur pour ne pas marquer la mémoire du jeune roi Louis X et sa jeune épouse Clémence de Hongrie en leur offrant le plus grand sacre qu’il soit.
Evitant avec une certaine promptitude des artisans transportant des poutres nécessaires à l’édification de gradins, Robert ne peut s’empêcher de repenser à la fin prématurée du règne du roi Philippe IV avant de se replonger aussitôt dans les préparatifs du sacre. Il faut dire que cette fin de règne n’a guère été synonyme de faveur pour l’archevêque de Reims. Robert a été en effet contraint à regagner son archevêché en juin 1314 car ses positions ne convenaient plus au roi.
Pourtant, Robert, à l’aube du XIVème siècle, a été l’une des personnes les plus en vues à la cour de France. La côtoyant de manière permanente à partir de son élection à l’archevêché de Reims en 1299, il a su s’imposer rapidement pour tous comme un véritable intermédiaire entre les autres prélats et Philippe IV. Pas une missive ecclésiastique ne parvenait au roi sans passer l’archevêque de Reims. Robert a su donné judicieusement des avis aux moments opportuns. Il a été des premiers à conseiller le roi à faire prévaloir la coutume artésienne pour donner le comté d’Artois à la fille du feu du comte, Mahaut. Bien sûr, la sympathie qu’il a tissée avec elle après son mariage a beaucoup joué pour proposer cet arrangement pour la succession. Toutefois, des arguments plus politiques ont été avancés : n’est-ce pas le moyen de récompenser la fidélité du comte de Bourgogne envers la Couronne de France et de l’attacher un peu plus à la France ? De plus, Robert d’Artois est bien jeune à ce moment-là : comment aurait-il pu hériter d’une région si stratégique pour le royaume alors qu’elle peut être déchirée à son tour par le conflit en Flandre ? La stabilité de cette partie du royaume ne peut que venir par un gouvernement fort et c’est Othon IV et son épouse Mahaut qui l’incarne le mieux.
Si cette position irrite la branche artésienne qu’elle a l’avis favorable du roi, c’est par d’autres sujets que la disgrâce de Robert est venue. Sincèrement occupé par l’organisation du mariage de sa filleule Catherine de Courtenay en 1313, l’archevêque de Reims s’est involontairement éloigné des affaires de la couronne. Erreur cruciale que de se consacrer à des affaires familiales alors que se tient le procès de l’ordre du Temple ! Jugeant malencontreusement l’affaire peu importante, Robert de Courtenay ne s’est prononcé que tardivement en faveur du roi. Ce manque de lucidité lui a coûté cher car, peu auparavant, il a eu le malheur de refuser l’investiture pour influencer le conclave pour qu’il élise un Pape conciliant avec la politique française.
L’ordre de quitter la Cour pour Reims en juin 1314 a sonné le glas des ambitions politiques de Robert. Il pensait à ce moment-là, qu’il ne pourrait jamais regagner la Cour de son vivant. Philippe IV, s’il n’était plus un jeune homme, demeurait le cadet de Robert et était en bonne santé. Tout laissait penser que ce serait l’archevêque qui serait rappelé à Dieu avant le roi. Il s’est donc résolu à mettre en ordres ses affaires avant d’attendre que le Tout-Puissant le rappelle à lui.
Alors, quand un courrier lui apprend en novembre 1314 le décès de Philippe IV, Robert décide de ne pas demeurer inactif. Multipliant les missives à des gens de la cour, Robert a pu revenir de manière triomphante à la cour au début de l’année 1315. Bien sûr, son crédit est fortement diminué par rapport à celui qui a été le sien quelques années plus tôt et il ne dispose plus pleinement de la confiance royale, d’autant que certains nobles n’ont eu aucun scrupule à ternir son crédit pendant son éloignement.
Pour Robert, le sacre doit être un élément pour prouver son très grand dévouement envers la Couronne. Qu’importe s’il doit engager par avance ses deniers personnels car les sommes promises pour le sacre tardent à venir. Robert de Courtenay a voulu que le sacre de Louis X soit le plus fastueux qu’il soit et il le sera !


« Quand une fois j'ai pris ma résolution,
je vais droit au but et
renverse tout de ma robe rouge. »



   

   


Dernière édition par Robert de Courtenay le Dim 20 Déc - 19:04, édité 1 fois
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Le loup

Le secret dévoilé
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Arnaud de Pellegrue
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 19:00

Wiiiiii un collègue homme d'Eglise, enfin !


Bienvenue Monseigneur, au plaisir de nous concocter un petit lien si le coeur vous en dit

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I believe in yesterday
Yesterday all my troubles seemed so far away, now it looks as though they're here to
stay. Suddenly I'm not half the man I used to be, there's a shadow hanging over me.


Fiat Lux :
 
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 19:06

Merci Arnaud !o/ Bien sûr que Robert va venir le voir, c'est un cardinal et neveu de l'ancien Pape. Tu es surement le ticket le mieux placé pour que Robert ait la barrette pourpre donc voilà !
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L'Assassin
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Guillaume d'Avesnes
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 19:08

Han lala mais qui va là ? Un homme d'église ? Fais attention à tes arrières

Sinon Re-rebienvenue sur le forum et puis avec un tel personnage en plus

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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 19:11

J'espère que la croix ne vous empêchera pas de comploter avec moi What a Face
Rebienvenue
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 21:15

Guillaume -} Il rêve haut en couleur le petit ! Robert va pas se botter les fesses par un jeunot comme Guillaume, il a trop le swag pour l'être !

Merci en tout cas de l'accueil ! Very Happy

Mahaut -} Bien sûr que Robert va l'aider à conserver son comté ! Qu'elle ne s'inquiète pas pour le neveu, Robert en fait son affaire !

Merci à toi aussi pour l'accueil !
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L'Assassin

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Charles II de Valois
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 22:45

Un homme d'église ne pourra pas renverser la tendance. Avec ma charmate personne sur le forum, règne tout ce qu'il y a de plus diabolique Razz Bienvenu avec ce nouveau perso, ceci dit Razz

_________________
Face of
an angel
heart of
a demon.

the devil doesn’t come in a red cape and pointy horns. he comes as everything you’ve ever wished for.
(code northern lights.)

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Ven 18 Déc - 23:03

Merci à toi et ne t'inquiètes pas, chacun à ses affaires sombres après tout ! Razz
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Sam 19 Déc - 10:33

MWAHAHAHAHAHAHAHAHAH !!! LE PARRAIN !!
(pourquoi j'ai le thème principal du film de Coppola dans la tête, moi, maintenant ? XD)
Breeeef, rebienvenue ici Cathy et sa joueuse sont ravies ! Hâte de RP avec toi !
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Sam 19 Déc - 10:55

REbienvenue !
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Sam 19 Déc - 13:51

Copain de prénom
Je te l'ai déjà dit, mais c'est vraiment un excellent choix de personnage J'ai hâte de découvrir ta version de ce perso haut en couleur
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Sam 19 Déc - 14:40

ooh mais quel personnaaaage
reeeuh biienvenue par ici très chère
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Les Maudits
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Blanche de Savoie
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Dim 20 Déc - 13:53

Rebienvenue par ici !

_________________
Virtute duce, comite fortuna.
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Dim 20 Déc - 19:50

Catherine -} Ma filleule adorée ! Parrain va bien prendre soin de toi ! Et bien sûr que je te garde un rp !o/

Jeanne -} Merci de l'accueil !

Robert -} Ahah ! Je suis pas sûre que Robert va partager l'avis de la joueuse ! L'archevêque n'est pas forcément la personne qui va lui être le plus utile pour récupérer le comté !

Clémence -} Merci très chère reine !

Blanche-} Merci Blanche ! Peut-être que nos deux personnages vont plus s'apprécier que dans la série !

J'en profite aussi pour signaler que j'ai fini ma fiche ! Merci d'avance les filles à celle qui la regardera !
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Invité

MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Dim 20 Déc - 21:06

Ta fiche est magique, cher parrain ! J'ai tout lu d'une traite, en plus Richelieu en signature
Bref, on se retrouve très vite en rp !
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Invité

MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Lun 21 Déc - 11:31



     
Félicitations !

     

Ta fiche est superbe ♥ Ca m'étonne même de voir que tu n'ai pas joué ce personnage plus tôt parce qu'il te va comme un gans ♥ Amuse toi bien avec lui surtout ♥

   Te voilà officiellement maudit par Jacques Molay, le dernier grand maître de l'ordre du Temple ! Il va donc falloir t'armer de courage et de volonté pour braver cette malédiction. Pour se faire, tâche de tisser des liens et des rps avec les autres maudits grâce à ta fiche de liens et de rps (ICI). Tu n'es en effet pas la seule personne maudite des environs, les autres personnes l'étant seront ravies de venir se lier avec toi ! De plus, armes-toi de prudence en ces contrées car une guerre fait rage en ce moment ! Les informations concernant celle-ci sont rassemblées par ICI. Chacun, qu'on soit paysan ou puissant seigneur, est concerné et se doit d'être au courant ! D'ailleurs, voici ta étendard pour cette guerre ! Libre à toi de l'afficher fièrement devant tous ! (Même s'il est vrai que c'est à tes risques et périls !)

   
   

   Propriétaire d'une immense demeure ou d'une modeste habitation dans une grande ville ? Qu'à cela ne tienne, tous les maudits ont le droit à un logement ! Il suffit juste de le demander aux secrétaires des souverains de ce royaume par ICI. Ils tâcheront de répondre à votre demande le plus rapidement possible.

   Qu'entends-je ? Tu recherches des membres de ta famille, ton grand amour ou ta némésis ? Gardes ton calme manant et rédige un scénario par ICI. Tes informations sont peu fournies au sujet de cette personne recherchée ? Point de panique non plus et lance un avis de recherche peu précis par ICI.

   Enfin, n'hésites point à te rendre dans le flood et dans les jeux que tu trouveras par ICI. Que ce soit pour souffler dans l'élaboration des complots ou tout simplement pour mieux s'intégrer sur le forum, chacun sait que rien n'égale une partie de dé après une journée de labeur !

   Te voilà informée de toutes les informations importantes de ce royaume. Profites de ton séjour en ce lieux et n'hésites pas à demander audience par mp aux souverains du royaume des Rois Maudits si tu venais à avoir besoin d'informations.

   
Bon jeu à toi !

     

     
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Invité

MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims Lun 21 Déc - 11:37

Merci très chère !o/
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MessageSujet: Re: Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims

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Robert de Courtenay, l'archevêque de Reims

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