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 MARIAGE ROYAL ☩ avec Robert de Courtenay

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MessageSujet: MARIAGE ROYAL ☩ avec Robert de Courtenay Mer 13 Jan - 15:38

Robert ∞ Maud

L’union qui allait sceller la France à l’Angleterre promettait d’être fructueuse. Le jeune roi Edward II d’Angleterre et le roi de France Philippe le Bel avaient tout fait pour faire de cet évènement, l’un des plus beaux et des plus fastueux de ce siècle. Les cours d’Angleterre et de France se trouvaient maintenant toutes en ce mois de janvier, à Boulogne-sur-Mer, ville portuaire par où les Anglais débarqués, facilitant ainsi la préparation du mariage. La princesse de France était très belle, le jeune roi anglais tout aussi fringuant.
Ce fut lors de la matinée du 25 janvier que les mariés s’unirent, faisant ainsi d’Isabelle de France, la toute nouvelle reine de l’Angleterre, remplaçant ainsi sa tante Marguerite, qui elle avait épousé le regrettait roi Edward Ier. Après la cérémonie, qui dura quelques heures, les deux cours étaient invitées à rejoindre les festivités qui marqueraient cet évènement. Banquets, jeux divers, tournois, musiques, spectacles, les deux royaumes avaient dépensé sans compter pour célébrer l’union de leurs deux pays. Combien de temps cette paix allait-elle durer ? La France n’était-elle pas le vieil ennemi de l’Angleterre ? La paix était incertaine, la guerre toujours aussi proche et quelques paragraphes sur un simple contrat de mariage, ne supprimerait pas une rivalité vieille depuis l’union entre Aliénor d’Aquitaine et Henry II Plantagenêt.

Maud Chaworth, dame de Lancastre se trouvait au bras de son mari Henry de Lancastre. Elle aussi avait vécu une union arrangée, mais par chance, elle et son mari se plaisaient. La jeune femme avait un seul et unique regret, c’est qu’après ces années d’union, son mariage avait donné le jour à une seule et unique fille, une petite Blanche, qui a trois ans était restée en Lancastre. Plus que jamais, Maud craignait de ne pas pouvoir donner un héritier à son cher mari. Vêtue d’une robe couleur rouge cerise, agrémentée de dentelles de Calais, Maud représentait fièrement les Lancastre, tout en restant non loin de l’entourage royal. La jeune femme fréquentait la cour anglaise depuis son enfance, elle y avait été élevée en compagnie de la famille royale et son union avec un Lancastre avait couronné son implantation à la cour. Héritière de son père, elle avait été élevée pour faire une union prestigieuse, maintenant qu’elle avait atteint ce but, lady Chaworth n’attendait qu’une chose, ce fameux fils qui se faisait tant attendre.
Comme toutes les dames anglaises, Maud avait présenté ses hommages à la reine Isabelle, magnifique, blonde, le roi Edward serait heureux avec son épouse. Enfin, ça, c’était ce que tous les Français disaient. Maud connaissait la vérité et s’il y avait bien une personne qui intéressait le roi d’Angleterre, c’était Piers Gaveston, son favori resté en Angleterre. C’était bien qu’il ne l’emmène pas en France, Edward n’avait pas couvert de honte l’Angleterre par la simple présence de son favoris. Néanmoins, Maud avait beaucoup de peine pour cette reine, qui allait sûrement souffrir de ce mariage.

La journée était bien avancée et comme de nombreux hommes Henry s’était rendu à un tournoi. Maud qui n’aimait guère le sang l’avait encouragé avant son départ et attendait son retour avec une grande impatience. Elle s’inquiétait pour lui et pour rien au monde, Maud ne voudrait le voir périr dans un simple tournoi.
Maud resta en compagnie des dames françaises et anglaises, usant parfois de ses quelques connaissances dans la langue du roi Philippe le Bel. Parfois, elle ne comprenait pas toujours tout, une femme parlait de sa bibliothèque qui comptait quinze précieux ouvrages, une autre semblait avoir la molaire cassée, pour avoir mangé des dragées. Au bout d’un moment, perdu dans ce flot de conversation, elle préféra s’éloigner, s’installant seule sur des coussins, observant ainsi la foule autour de la nouvelle reine d’Angleterre.
Un archevêque français s’approcha d’elle, Maud se releva et baissa la tête, par respect envers cet homme pieux. L’Anglaise était très pieuse depuis la mort de son père et pour elle, Dieu était un véritable réconfort. Henry lui ferait sûrement une leçon de morale pour ne pas avoir gardé le secret, pour préserver la reine, mais selon Maud, Isabelle le saurait bien un jour et le plus tôt serait le mieux.

« Monseigneur. » Salua la Lancastre tout en relevant le visage. Elle regarda ensuite la reine Isabelle, qui était en train de rire de plaisir avec ses dames françaises. « Je pense que votre princesse ne rira plus ainsi très longtemps. » Elle aurait très bien pu se taire, comme tous les Anglais le faisaient, mais Maud, devant un homme d’Eglise ne pouvait pas mentir. En plus, il fallait bien qu’une personne avertisse la princesse de France, avant son départ qui de mieux pour cela qu’un archevêque ?
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MessageSujet: Re: MARIAGE ROYAL ☩ avec Robert de Courtenay Ven 15 Jan - 10:54


Mariage royal

Comme cela était prévisible, la noce de la princesse Isabelle a été des plus fastueuses. Que ce soit par la sélection des illustres invités présents ou par les mets les plus fastueux, tout en ce jour montre le raffinement de la cour de France. Nul ne pourrait douter du prestige du père de la mariée, le roi Philippe, ou même l'époux, le jeune roi Edouard. Pour honorer le futur époux de la princesse, il s'agit d'un prélat anglais qui a célébré le mariage. J'aurais été tout à fait en droit que de réclamer le service de l'office, que ce soit par droit d'aînesse ou par mon titre de Primat des Gaules. Cependant, avec l'accord de mon souverain, je me suis abstenu d'une telle mesure. Concédé ce plaisir au roi d'Angleterre est une habile façon de lui rappeler, en temps voulu, que celui-ci doit une faveur à son beau-père. Après tout, la diplomatie entre grand Roi n'est qu'un échange de faveur qui sont contesté ou non, qu'est-ce que cela change une de plus ou une de moins entre les relations de la France et de l'Angleterre ?

Toutefois, si la noce est somptueuse, je ne peux m'empêcher de faire grise mine. Je crains en effet que cette débauche de luxe ne soit guère du gout de notre Seigneur et qu'il décide, le moment venu, de nous punir en nous précipitant dans les flammes de l'Enfer. J'en ai d'ailleurs fait la remarque à un jeune anglais, Hughes le Despenser si je me souviens de son nom. Le jeune impertinent n'a guère apprécié et a osé me ridiculiser devant les cours ! Moi, l'archevêque de Reims, Primat des Gaules, seigneur de Champignelles et chef de la famille des Courtenay ! Sur le moment, je l'avoue à ma grande honte, la vice de la colère m'a saisi violemment au point de m'en paralyser. Si un conseiller anglais m'a humblement demandé pardon en aparté pour l'excès de ce jeune impétueux, je ne les considère pas comme un effacement du préjudice subi. Moi, Robert de Courtenay, je fais le serment que ce jeune homme n'aura plus aucun crédit en France ! Seuls les humbles ont accès au royaume de Dieu et ce jeune homme ferait de s'en rappeler !

Quittant le conseiller qui s'est excusé auprès de moi d'un pas empressé, je ne ralentis mon allure qu'après avoir mis une longueur respectable à mon sens entre nous. Tout à ma passion envers cette offense, j'ai besoin d'un instant pour me situer. Sur ma gauche, je peux apercevoir le piédestal où se trouve la table de la princesse -non, Reine !- Isabelle et de sa compagnie. Alors que mes yeux parcourent l'assemblée, ils finissent par apercevoir une noble dame à l'écart. Je ne la reconnais guère mais je suis certain de l'avoir entraperçu dans la suite anglaise.

Hésitant pendant quelques instants, je me décide de la rejoindre. Peut-être qu'échanger quelques mots avec la suite anglaise pourra s'avérer bénéfique ? Si tant qu'ils ne soient pas tous comme cet impertinent anglais !

A son approche, je finis par reconnaître la dame de Lancastre. Son époux, de ce que j'ai pu comprendre, est un homme bien en vue à la Cour d'Angleterre. Il peut paraître étonnant de la voir à l'écart. J'incline la tête afin de la saluer avant de lui demander :

-My Lady, puis-je ?

Une fois son autorisation obtenue, je m'installe à ces côtés en feignant quelques difficultés et en paraissant sincèrement heureux que de pouvoir m'assoir. Il ne serait pas bien compliqué de penser que quelques uns de mes rhumatismes du à mon grand âge se manifestent en ce jour, même si cela ne l'est pas.

Cependant, ce que je ne m'attendais pas, c'est une telle confidence sans avoir eu besoin de demander l'avis sur le mariage. Je ne cache pas un rapide froncement de sourcils. Qu'est-ce qui peut se passer à Londres pour que de tels propos soient dites sans l'ombre d'une précaution ? Je me décide à prendre l'attitude du prélat soucieux du bien-être de ses ouailles afin de la questionner davantage :

-Parlez sans crainte, my Lady. J'écouterai sans mot dire ce que vous avez à dire si cela peut soulager votre conscience.
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MessageSujet: Re: MARIAGE ROYAL ☩ avec Robert de Courtenay Mer 17 Fév - 17:44

Robert ∞ Maud

Il n’y avait pas d’évènement plus heureux pour deux nations qu’un mariage, d’autant plus que celui qui unissait Edward II d’Angleterre à Isabelle de France était particulièrement grandiose. Les fastes à la française et à l’anglaise étaient tous de sortis dans la petite ville portuaire de Boulogne-sur-Mer et ce n’était pas les nombreux convives qui allaient se plaindre de toute cette abondance. Un balayage du regard suffisait à prouver que tout le monde était heureux, mais peu savait ce qui attendrait réellement la reine d’Angleterre, une fois qu’elle quitterait son pays, pour une toute nouvelle nation. Maud connaissait la vérité et en voyant les fastes de ce mariage, elle se sentait dégoutée par avance pour la reine Isabelle. Une fois au pays, son mari lui ferait très certainement vivre un enfer, la couvrant de honte avec ses relations anormales avec son Piers Gaveston.
Maud haïssait le péché qui entourait l’Angleterre à cause de ce roi, à cause de sa conduite et de ses favoris. Sa conscience pesait maintenant qu’elle était en France, elle ne savait pas quoi faire. Avertir la future reine aurait pu paraître étrange et la faire passer pour une traîtresse. Maud préféra se taire auprès d’elle, mais elle ne le fit pas quand un homme d’Eglise vint à ses côtés. Les galeries étaient noires de monde, mais ici, comme dans l’obscurité, elle pourrait avoir une discussion sérieuse et sans être écoutée.
Au loin, un fou du roi dansé pieds nus, amusant toute la foule, qui avait les yeux rivés sur lui et donc ni sur Maud, ni sur cet homme d’Eglise. Maud attendit quelques instants avant d’avouer au Français que la reine serait malheureuse et que ses rires ne brilleront pas en Angleterre. Elle perçut chez l’homme de l’étonnement, probablement ne s’attendait-il pas à une telle confession de la part d’une Anglaise, mais Maud ne pouvait plus mentir. Au moins une personne dans ce pays devait savoir la vérité. Le babil de quelques enfants plus loin aida à camoufler leur conversation.

« Tous les Anglais présents ici le savent, votre princesse sera malheureuse. Peut-être pas tout de suite, mais dans un futur proche, Edward reprendra ses mauvaises habitudes. » Maud parlait sur un ton calme, assez solennel. Dire la vérité lui faisait beaucoup de bien et elle était encore à ses débuts. Ces quelques mots n’étaient que la partie immergée de l’iceberg. « Le roi a beaucoup d’amis, des amis très proches si vous voyez ce que je veux dire. L’un d’eux s’appelle Piers Gaveston, le roi ne l’a pas amené, mais en Angleterre ils sont toujours ensemble. Le roi le couvre de cadeaux, de bijoux, il dépense des fortunes pour combler cet homme. » La jeune femme avala sa salive, se demandant si elle devait continuer ou bien s’arrêter là. N’était-ce pas suffisant ? Non sa conscience avait besoin de dire toute la vérité. « Le roi placera ses favoris dans son entourage et très vite votre princesse se retrouvera seule. Je ne sais pas combien de temps tout ceci durera, mais le mécontentement gronde dans notre pays, surtout contre ce Gaveston. Nombreux sont ceux qui souhaitent sa mort. Peut-être qu’il disparaîtra, mais il y en aura d’autres, beaucoup de famille attendent de pouvoir tirer leur épingle du jeu et accroître leur fortune. » En disant cela, Maud pensa tout de suite à Hugues le Despenser son beau-père. Cet homme infâme était prêt à tout pour obtenir des terres et des titres. Son fils était charmant, bien éduqué, cela n’étonnerait pas Maud si son beau-père venait à mettre Hugues Jr sur le chemin du roi. Surtout si celui-ci venait à perdre son cher Gaveston.
« Nos pays ont fait un beau mariage, mais à quel prix ? » Ajouta la jeune femme sur un ton mélancolique. Savoir qu’une femme allait être malheureuse à la suite de ces festivités ne l’aidaient pas vraiment à trouver le goût de la fête.
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MessageSujet: Re: MARIAGE ROYAL ☩ avec Robert de Courtenay Sam 2 Avr - 10:04


Mariage royal

Les tourments ne cessent d'agiter les âmes des humbles brebis du Seigneur. Mais notre nature n'a-t-elle pas été voulu ainsi par Dieu depuis la chute de nos divins ancêtres ? Mais c'est de la compassion envers nous que son Fils s'est sacrifié pour racheter nos péchés. A nous de suivre cet exemple désormais pour pouvoir gagner notre salut au moment du Jugement dernier.

Même si je suis fort pris par mes fonctions de conseiller du roi Philippe, je n'hésite guère à apporter le pardon lorsqu'un pénitent en recensant le besoin. Tel est le sens des voeux que j'ai prononcé voilà fort longtemps maintenant. Seulement, la dame de Lancastre ne semble guère souffrir d'un péché commis plus tôt. Avec autant de douceur que je le peux, je l'enjoins à me confier ses soucis pour qu'elle n'éprouve plus la sensation de se trouver au bord d'un ravin peu avant une chute fatale.

Je n'ai guère besoin de la presser énormément avant que les mots s'enchaînent et que le récit se forme. Celui-ci est pour le moins dérangeant à entendre. Je ne veux nullement douter de la vertu de la dame de Lancastre qui doit avoir toutes les peines du monde à former de telles paroles si accusatrices. Cependant, entendre une nouvelle fois de tels propos à l'encontre de celui qui est le Jupiter anglais en son royaume est dérangeant. Marguerite de France, la fille de la reine Marie et la belle-mère du roi Edward, m'avait envoyé de tels propos dans l'une de ses missives et j'y avais émis assez de réserve quand j'en avais parlé au roi Philippe. A tord visiblement puisque les loups sont présents à la cour de Londres. La reine d'Angleterre va devoir se montrer digne de son sang capétien pour triompher de ceux-ci, visiblement.

-Nos pays ont toujours eu besoin de la paix, ma lady. Réconforte-je alors que la dernière phrase me semble prononcé avec un sentiment de désappointement. Je demeure persuadé qu'il s'agit de son oeuvre que de voir l'union entre nos deux royaumes respectifs. Qui oserait se dresser contre les rois de France et d'Angleterre qui sont unis dans une alliance des plus avantageuses que même le roi des romains nous envie ? Nul n'oseront, ma lady.

Par ces mots, j'essaye de rassurer la dame sur le bien fondé de ce mariage pour appuyer la politique entreprise par le feu roi Philippe de marier sa fille Marguerite au feu roi Edward. L'entente entre le roi d'Angleterre et le roi de France est primordial, sinon, je n'ose imaginé quelles épreuves nous devrions affronter...

Avec une certaine audace, je me saisis d'une des mains de la jeune femme. Le geste fait bouger dans l'une des poches de mon habit le chapelet que je transporte toujours sur moi. Il ne faut cependant voir aucun geste de galanterie que pourrait faire un jouvenceau auprès de la demoiselle qu'il courtise. Mon geste est paternel et se veut un moyen d'attirer davantage l'attention de la personne qui a besoin de mon soutien.

-Pour la princesse, je veux dire la reine Isabelle, veuillez excuser ce lapsus dû à l'habitude que je me dois désormais de me défaire, déclare-je avec un sourire contrit. Je disais donc que la reine Isabelle aurait besoin de tous les soutiens nécessaires pour accomplir sa tâche aux côtés du roi Edward, son époux.

A mesure que je formule ses mots, une idée se forme dans mon esprit. La présence de favoris royaux ont toujours existé auprès des plus grands rois, même s'ils ne sont pas abaissé jusqu'à ce que la rumeur le dit au sujet du roi Edward (qui est tout bonnement inimaginable de la part d'un souverain si puissant). Rien n'empêche cependant qu'on tente de contrecarrer leur influence en poussant d'autres personnes dans l'éclat des grandeurs souveraines pour leurs mérites. La dame de Lancastre doit justement être de celles-ci. Conforté par cette pensée, je l'exprime à haute voix à mon interlocutrice.

-My lady, vous semblez au fait des agissements tortueux de certaines âmes viles de la cour de Londres.

A cette phrase, je ne peux m'empêcher de serrer la mâchoire de colère en repensant à ce Depenser et son attitude des plus irrévérencieuse. Nul doute que cet homme fait parti de ces âmes damnées de Londres !

-Conseillez la reine avec votre sincérité digne des plus loyaux sujets d'Angleterre. La reine Isabelle saura sans aucun doute déceler en vous votre vertu pour prendre conseil et appui sur vous. Tenez-vous auprès d'elle autant que vous le pouvez pour la conseiller.

Alors que je prodigue ce conseil, je ne peux m'empêcher de penser à Marguerite de France. Je pourrais sans nulle doute faire une recommandation de la dame de Lancastre pour elle. Peut-être pourra-t-elle trouver une alliée à la cour de son beau-fils avec Maud Chaworth ?
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MessageSujet: Re: MARIAGE ROYAL ☩ avec Robert de Courtenay Jeu 4 Aoû - 19:20

Robert ∞ Maud

Ses propres noces n’avaient pas été aussi grandioses, mais Maud avait eu le bonheur de pouvoir célébrer son mariage avec Henry de Lancastre à la cour, en compagnie de la famille royale. Cela avait été un mariage bien plus modeste que celui auquel elle venait d’assister, mais cela était suffisant aux yeux de la pieuse Maud, qui à la fin de ses noces avait offert les restes du repas au petit peuple. Henry n’était qu’un cadet de famille, son rang ne lui permettait pas d’avoir un mariage aussi beau que celui de son ainé, mais il avait eu la satisfaction d’épouser une jeune femme qu’il connaissait déjà et qui possédait un bel héritage. Au moment de ses noces, les deux époux ne s’aimaient pas, ils se respectaient tout simplement. Quand ils s’étaient retrouvés seuls dans la chambre nuptiale, Henry avait promis de protéger Maud et elle-même lui avait juré d’être une bonne épouse. Le respect avait fini par faire naître des sentiments et aujourd’hui, Maud était comblée par son mariage. En voyant la belle Isabelle de France dans sa magnifique robe et parée de ses plus beaux bijoux royaux, lady Chaworth se demandait si la future reine d’Angleterre connaîtrait ce même bonheur. Maud en doutait, elle connaissait Edward depuis fort longtemps, elle le savait, il sera incapable de rendre heureuse sa nouvelle épouse, surtout avec Gaveston qui se trouvait dans les parages.

« Personne ne peut s’unir contre nos souverains Monseigneur, mais une personne peut se liguer avec l’un d’eux et faire souffrir votre princesse. » Elle marqua un temps d’arrêt regardant autour d’elle si personne n’écoutait sa conversation avec Robert de Courtenay. « J’ose espérer que notre nouvelle reine donne rapidement un fils au roi, elle connaître la reconnaissance de tout un pays et sera aimé de tous, en attendant, je ne peux guère vous assurer son bonheur. » Chuchota la jeune femme avec beaucoup de discrétion.

Elle venait de tout révéler à l’homme d’Eglise, espérant que ces mots apaisent son âme tourmentée par cette mascarade. Elle savait que le seul moyen pour la reine Isabelle d’être heureuse était de donner rapidement des enfants au roi. Avec l’héritier au trône entre les bras, elle sera plus forte que jamais en Angleterre et la position de Gaveston serait plus que bancale. Avec un enfant et un héritier assuré, les barons anglais auraient bien plus de vaillance à faire chuter le favori du roi.

« Je suis au fait de tout Monseigneur, j’ai vécu à la cour toute mon enfance et encore aujourd’hui je m’y rends régulièrement. J’ai été pupille de la reine Marguerite qui était également beaucoup aimé dans votre pays de ce que j’ai entendu dire et qui a permis à l’Angleterre en mal d’héritiers d’avoir deux nouveaux fils. » Que Dieu protège l’âme de la reine Eléonore qui dans son grand malheur a vu tous ses fils mourir, sauf le jeune Edward. Maud se souvenait encore des larmes de cette reine quand les médecins lui rapportaient la mort de ses enfants. Voir dix de ses enfants mourir durant l’enfance à probablement meurtri cette mère qui a dû en mourir de chagrin.
En écoutant l’homme d’Eglise, Maud comprit tout de suite où il voulait en venir. Robert de Courtenay désirait qu’une âme soutienne et conseille la reine Isabelle dans cette nation qui lui était étrangère. Maud serait présente, comme elle l’avait été pour la reine Eléonore et ensuite pour la reine Marguerite. Si elle pouvait protéger la reine Isabelle des perfidies de Gaveston et de sa propre famille elle le ferait.
« Je resterai à ses côtés Monseigneur et je prierai chaque soir le Seigneur de la protéger dans notre nation. Elle n’est pas encore sur notre sol qu’elle possède déjà de nombreux ennemis. » Ajouta la jeune femme tristement tout en regardant la nouvelle reine d’Angleterre sourire en voyant un cracheur de feu exécuter son spectacle.
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