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  In Nomine Patris...

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MessageSujet: In Nomine Patris... Lun 13 Juin - 22:06


In Nomine Patris...

10 avril 1316.

Avec beaucoup d'amertume, j'incline la tête en signe d'acceptation devant le garde. Respectueusement, je m'éloigne alors qu'intérieurement, le péché de colère me consume. Maudit soit ces chiens galeux qui accaparent le roi Louis au point de le rendre indisponible pour les affaires de premier ordre.

Même si on m'assure qu'on transmettra ma requête au roi rapidement, cela prendra beaucoup trop de temps ! Le temps est une chose qui nous manque aujourd'hui. Non pas parce que Dieu a émis le souhait de me rappeler bientôt à lui. La raison en est que les choses n'ont que trop traînées. Agir est désormais un impératif.

Voilà désormais un an que les cardinaux ne parviennent pas à se mettre d'accord sur un nom qui mettra fin à l'interrègne commencé depuis plus d'un an. On pouvait comprendre qu'une épidémie interrompe les séances (il serait stupide d'élire quelqu'un qui rejoindrait le Tout-Puissant avant d'avoir pu officier). Seulement, bien trop de raisons farfelues ont été avancé pour reporter l'élection papale et seule la contrainte pourra désormais apporter la concorde au sein des cardinaux.

Mais qui pour l'exercer ? Le roi de France est indisponible pour entendre mes suppliques. Le roi d'Angleterre est hors de portée de ma voix de Primat des Gaules. On dirait que la Chrétienté glisse dans une impasse aussi grande que celle du conflit passé entre Rome et Constantinople.

Un garçon attaché à mon service s'approche dans l'espoir de faire quelque chose pour me décharger. Avec peut-être plus de sécheresse que j'ai l'habitude d'user, je lui ordonne :

-Avertis plusieurs messagers qu'ils auront bientôt des missives d'extrêmes urgences à transmettre et qu'ils se doivent de partir à l'instant où ils les auront !

Le garçon m'interroge sur la destination des messages à porter. Ma réponse ne se fait guère attendre et nombres de personnes dans la grande salle du palais de la cité peuvent m'entendre :

-Pour Sens, Poitiers, Orléans et Tours ! Il est temps que plusieurs de mes confrères prennent positions sur ce sujet !

Il ne pose pas la question de quel sujet je veux évoquer pour filer au plus vite donner mes ordres. Toutes les personnes que je cherche à contacter sont d'illustres archevêques comme moi. Certains ont pris position, d'autres non. Cela n'a pas d'importances car on doit désormais tout faire pour qu'un conclave ait lieu.

D'un pas déterminé, je traverse la grande pièce du palais du roi de France.

Il est plus que l'heure qu'un nouveau conclave se réunisse !
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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Mar 14 Juin - 1:56

L'arrivée de l'archevêque fut rapidement remarquée et Philippe pouvait facilement se douter des raisons de sa présence dans ses lieux. C'était l'élection au conclave qui semble vouloir durer plus longtemps que le règne d'un chef de l'église. L'intervention du roi est probablement sollicitée pour amener les cardinaux à finalement prendre un candidat. Un bon moment pour que son frère montre de quoi il est capable, peut-être. Enfin, il doit rester sur son trône pour et le problème est là bas. L'identité de son délégué devrait être intéressante. Probablement, une bonne opportunité.

La création divine est peut-être parfaite, mais il y a des moments où Philippe se demande si le seigneur aurait bien pu réviser quelque peu la façon donc est choisi le chef de l'église. Quand un roi meurt, le sujet de la succession est souvent plutôt clair à qui devrait lui succéder et pourtant ici il faut statuer sur le mérite d'une personne ou d'autre. La lumière divine ne pourrait-elle pas tomber sur l'élu au moment où le pape meurt? Étrangement, dans notre monde la ligne de direction déterminant le souverain terrestre est 1000 fois plus claire que celui qui détermine les affaires de l'église. On peut voir la main de la chance dans ce qui détermine l'héritier du trône et pourtant, c'est clairement les manigances des hommes qui déterminent qui va diriger la papauté. Il y a là une grande contradiction, mais peut-être qu'elle sert un plan divin que le prince ne saurait comprendre. Il doit quand même que la sagesse de l'âge soit nécessaire dans ce poste.

En même temps, il ne pense pas qu'aucune décision ne prendrait plus qu'une d'années à se faire. S'il est mauvais de pendre des décisions hâtives, le contraire est aussi possible. La plupart des cardinaux ont-il la tellement gonfler par leur rang, qu'il oublie la gravité de leur tâche? Les questions papale, lui ont plutôt passé par la tête, vraiment rien qui puisse le secouer hors de son cynisme habituel. Le prince sent quand même plutôt confiant que les cardinaux feront , le bon choix éventuellement, surtout si quelqu'un réussit à leur tordre le bras un peu. Ce n'était pas comme s'ils étaient particulièrement intimidants comme groupe d'individu.

Son regard se pose sur l'archevêque, c'est un visage familier pour lui. Un ancien enseignant, mais il ne peut pas dire qu'il a user de sa sagesse très récemment. Ses problèmes personnels ont surtout été de nature féminine et par rapport à sa famille. Deux domaine dans lequel un archevêque qui a la moindre valeur se devait d'être ignorant. Non, pas qu'il croit qu'il soit une mauvaise personne, mais il ne croit pas qu'il est beaucoup en commun, mais qui sait peut-être que leur intérêt sont plus convergent qu'il ne l'ose admettre. Philippe veut bien l'écouter ce qu'il a dire. Il espère qu'il a un candidat intéressant à proposer. Il ne faut pas que n'importe quel type finisse avec ce titre quand même, on sera prit avec pendant un certain nombre d'années.
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Le loup

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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Mar 14 Juin - 20:55



Que Dieu nous vienne en aide
Recommande ton sort à l'Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.




La missive émanant de l’archevêque de Reims n’avait fait que confirmer ce que se laissait pressentir depuis bien longtemps déjà. La mine grave, Arnaud avait pris connaissance de cette invitation qu’il ne pouvait refuser avec au cœur le même sentiment que celui étreignant toute personne ayant jamais eu à affronter son destin, à l’aube d’une grande bataille, ou d’une traversée sans grand espoir de retour. Il aurait été faire preuve de lâcheté que de se complaire dans le temps des hésitations et des palabres interminables, il en avait bien conscience ; pourtant, le fait d’avoir un rôle important à jouer, potentiellement crucial, ne parvenait à laisser exister en son âme le plaisir simple et volontaire de s’atteler à une tâche trop longtemps remise à plus tard, menant droit à la plénitude engendré par le sentiment du travail bien fait.

Ils allaient choisir le futur Pape de la chrétienté. Bien évidemment, ce serait le vote final du Sacré Collège qui officialiserait le nom de celui qui succèderait à son oncle, Clément V, mais il aurait été fort naïf de s’imaginer que la discussion qu’il partagerait sous peu avec Philippe de France et Robert de Courtenay n’aurait pas influence majeure sur le conclave à venir. Parfaitement conscient de ses responsabilités, le cardinal ne tremblait pas à l’idée d’avoir à trancher, avec ses pairs, de l’une des questions les plus épineuses qu’il leur serait jamais donné d’aborder, puisque telle était la volonté de Dieu, qui avait rappelé à lui leur bien-aimé Saint Père. Son tempérament d’ordinaire si enjoué semblait pourtant avoir perdu toutes ses couleurs, pour ne laisser place qu’à une dignité solennelle presque soucieuse, qu’on ne lui avait que rarement connue. De Pellegrue n’ignorait pas les murmures qui fleurissaient sur son passage, de lus en plus marqués au fur et à mesure des mois, alimentés tout autant par son excellente réputation que pour l’affection toute particulière que lui témoignait Clémence de Hongrie. La reine n’était qu’une des aristocrates de haut rang, de toutes origines et de toutes aspirations politiques mêlées, à lui témoigner publiquement de l’estime, sans compter les petites gens de la capitale qui, même s’ils demeuraient peu nombreuses et silencieuses, ne manquaient pas de témoigner leur gratitude au prélat lorsque ce dernier mettait sur pied une œuvre de charité à leur bénéfice. Tous ces courants souterrains l’entraînaient presque à son corps défendant dans une direction obscure, et peut-être avec plus de force qu’il ne se l’imaginait. Inutile de se voiler la face : certains auraient aimé l’avoir comme Pape. Parmi eux, une minorité, aux effectifs indéterminés, œuvraient pour qu’une telle chose se produise, soit en prônant plus ou moins ouvertement à quel point leur soutien revenait à Arnaud, soit en intriguant afin que la tiare papale, in fine, repose sur sa tête. Aussi reconnaissant que leur était l’ecclésiastique pour leur confiance et leur foi en son ouvrage -à ses yeux fort modeste, du reste-, ce dernier ne parvenait à chasser le sentiment de malaise qui s’emparait de lui à chaque fois qu’il tâchait de réfléchir à l’éventualité de prendre place sur le trône de Saint Pierre. Non, à l’évidence, Arnaud n’aspirait pas à recevoir semblable titre, quoi qu’il s’agît d’un grand honneur autant pour lui-même que pour sa famille, et pour la France ; auquel cas, ç’aurait été avec joie que le religieux serait entré en lice, disposé à faire campagne. Cependant, il était question d’un privilège ne se refusant pas, et encore moins dans le cas où un candidat des moins aptes risquerait de se voir élu, si bien que l’indécision faisait rage dans le cœur de de Pellegrue, incapable de trancher le dilemme au cœur duquel il se trouvait. Jacques Duèze, vieil homme sage originaire de Cahors et portant lui aussi la robe rouge, constituait la meilleure option possible, à la manière de l’œil d’un cyclone.

Sa position, dans l’entre-deux, serait ardue à décrire aux deux illustres figures auprès desquelles il s’attablerait. Ce fut pourtant avec calme que l’archidiacre rejoignit ses hôtes dans la Grande Salle du palais, suivi de son fidèle Guilhem, dont l’avis sur sa potentielle nomination ne lui était point inconnu, loin de là.

-Votre Altesse… salua-t-il Philippe en s’inclinant respectueusement, une fois qu’un domestique eut terminé de réciter toutes ses charges et fonctions. … Monseigneur l’archevêque. Mes remerciements pour m’avoir convié à cette table ronde.

De la main, l’homme de Dieu leur indiqua l’ancien Templier derrière lui, vers qui il  ne se permit pas de tourner le visage, Croisé ironiquement impliqué dans l’élection du successeur de celui ayant envoyé au bûcher tant de ses frères d’armes. En public, et a fortiori en pareilles circonstances, il était impensable qu’il laisse transparaître l’amitié les unissant, ou même seulement le fait qu’il considérât son garde du corps autrement que comme un valet.

-Je vous présente le chevalier Guilhem de Villaret, chargé de ma sécurité personnelle.

Dans le froissement de sa robe carmin suivant le moindre de ses mouvements, le cardinal prit place, complétant ainsi le triangle formé par sa propre personne, Robert de Courtenay, et le frère du Roi, dont l’absence s’avérait fort peinante. Le Primat des Gaules étant à l’origine de ce conciliabule, c’était donc à lui d’en assurer le déroulement, quelle que puisse en être la conclusion.









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Guilhem de Villaret
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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Sam 18 Juin - 22:49




Bien des fois il avait honnit Son Nom. Sur les terres brûlantes de Chypre alors que les âmes mouraient comme autant d’épis de blés fauchés avec une cruauté et un manque de nécessité criant. Lorsqu’il était rentré chez lui, pour ne découvrir que plus de chagrin. La perte de son amour et de son foyer. Il pliait le genou avec répugnance, crachait dans le calice sacré empli de sang. Ses doigts le brûlaient quand il les trempait dans l’eau sacrée. Il ne reconnaissait pas de faire dans ses idoles de bois, ni la moindre marque de bienveillance. Dieu était un gredin, un gamin avec un bâton qui frappait les chiens errants. Et il le maudissait encore, alors que le regard du Cardinal se faisait distant. Que sur les lèvres de tous, le patronyme d’Arnaud prenait des allures de sainteté. Le pourpre le tenait en horreur, et il y voyait malice du destin qu’il soit posé sur les épaules de son cher ami.

Sa trogne sombre suivait de près l’homme d’Eglise, la ferraille accrochée à ses reins et sur son poitrail tintant à chacun de ses pas. Les jointures de ses mains, blanches à force de serrer son épée. Il avait la mâchoire douloureuse à force de grincer des dents et le regard qui appelait le meurtre. Il ne trouvait ni beauté, ni grâce dans les couloirs richement décorés qu’ils foulaient et il conspua la pièce dans laquelle il venait d’entrer avec toute l’ardeur du pêcheur.

Néanmoins soucieux de ne pas ternir l’image de son maître et protégé, il inclina sa lourde masse en une révérence qui si elle ne respirait pas l’humilité, traduisait toute la force présente dans ses muscles. « Altesse… Monseigneur… » Salua-t-il en toute simplicité les deux émirs du royaume. Presque un grognement arraché à ses lippes scellées. Une bonne chose au final qu’il n’ait pas conservé ses titres, il aurait trop souvent offensé la cour avec ses manières rustres.

Bien que sa place ne soit pas en de tels lieux, Guilhem se contenta de faire quelques pas en retrait pour laisser les trois hommes converser. Il était hors de question pour lui de laisser Arnaud quitter son champ de vision. Il ne savait pourquoi il ne pouvait s’y résoudre mais toujours est-il qu’il comptait sur la position délicate de son maître pour qu’on daigne lui accorder une défense en tout instant. Il était si malhabile qu’il aurait pu se couper avec un couteau en voulant débiter sa viande, alors pensez bien ce qu’il ferait d’une arme pour sa propre sécurité.

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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Mer 22 Juin - 10:30


In Nomine Patris...

10 avril 1316.
Le tout Puissant doit avoir eu pitié de ces brebis puisqu'il semblerait qu'il ait daigné baissé son regard vers nous. Alors que je déambule d'un pas pressé dans les couloirs du palais de la cité, je finis par rencontrer Son Altesse, le Prince Philippe puis Son éminence en compagnie de son garde. Je leur avais envoyé un courrier avec un sujet pour le moins évocateur. A mon sens, ils étaient les seuls susceptibles de m'aider dans le fastidieux projet dans lequel je m'étais lancé. Donner un pape à la Chrétienté n'est pas une chose aisée et je crains que mes seules forces ne parviennent à atteindre mon but. D'autant que des personnes s'acharnent à ne pas me laisser exposer les justes raisons d'une intervention de sa Majesté dans l'élection.

Orgueilleux comme je l'étais, je pensais que le crédit retrouvé depuis ma réadmission à la Cour m'accorderait une entrevue. L'espoir déçu ne me laisse d'autres choix que de solliciter l'aide de ces personnes.

-Votre Altesse, Votre Eminence. Salue-je respectivement en arrivant à leur hauteur.

Je me contente d'un geste de tête en direction de Guilhem de Villaret. J'avais pu rencontré en quelques occasions l'homme sans pour autant le côtoyer véritablement.

-Je ne perdrais guère de temps en banalités, Messieurs. Depuis le décès de sa feu Sainteté -que Dieu ait pitié de son âme !- ajoute-je dans un signe de croix, la Chrétienté est prise dans des tourments incommensurables.

Je ne faisais guère dans la demie-mesure alors qu'Arnaud de Pellegrue peut être surement pris d'une langueur à l'évocation de son défunt oncle. Il fallait être aveugle et sourd pour ne pas s'apercevoir les tourments qui secouent la Chrétienté sans l'autorité d'un Pape : les pires accusations ont ébranlé la famille royale du feu roi Philippe, on murmure les pires rumeurs à l'encontre du roi d'Angleterre... Et ce ne sont malheureusement que quelques unes d'entre elles.

-Le seul moyen de mettre fin à ces tourments est quelqu'un s'assoie à nouveau sur le trône de Saint-Pierre, explique-je convaincu par mes propos. Toute autre solution me semble inenvisageable ou même douée de sens pour résoudre les soucis qui s'accumulent.

Je ne doute pas que le silence que j'accompagne ma déclaration ne tirera que des avis similaires au mien. Ce sont tous des hommes clairvoyants.

-Pour une raison inconnue à mon sens, les cardinaux se refusent à se réunir à nouveau en conclave...

Mon regard se porte sur Son Eminence alors que je laisse ma phrase en suspens. Cela est clairement une invitation polie envers l'homme pour qu'il avance de quelques explications. Je ne doute pas un instant de sa volonté d'élire quelqu'un. C'est envers les autres membres du conclave que mes interrogations se portent.

-L'indécision concernant le sort de la chrétienté touche une partie des grands évêques de France. Beaucoup, malgré les divers empressements que j'ai pu faire, ne sont pas encore prononcés sur ce sujet.

Une partie des courriers qui partiront dans la journée en témoigne sans l'ombre d'un doute.

-Que nous le voulions ou non, un nouveau conclave doit se réunir.

Ma dernière phrase sonne comme une déclaration sans appel. Restez désormais à voir ce que ces hommes accepteraient de faire pour cela.
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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Mer 22 Juin - 23:46

Se faire appeler Votre Altesse lui a toujours apparu étrange. Le terme est  trop "Royale " pour une position qui est techniquement sans pouvoir  qu'est celle du prince. Il doit quand même assumer ce terme, même s'il a ses doutes sur la nature de la chose, si quelqu'un lui confère un titre important cela lui donne du pouvoir et de l'autorité, mais que celle-ci se volatiliserait tout simplement s'il commence à jouer plus humble qu'il ne devrait. En même temps, il doit admettre qu'il se sent toujours qu'on devrait s'adresser à lui, comme étant comte plutôt que prince. C'est quand même le titre dans lequel il doit agir sur une base active sur une base quotidienne le plus souvent. Il se doute que la raison qui explique pourquoi on l'adresse ainsi est parce qu'il doit être l'entremetteur entre l'archevêque et le roi.

Il montra une certaine neutralité dans ses émotions mas une fois que l'homme de Dieu avait fini de présenter la situation. IL ne peut pas s'empêcher d'acquiescer un peu de hochement de la tête. Tout cela était un problème majeur et très clairement, la couronne se devait de faire quelque chose. Il ne croit pas qu'il ait eu par le passé des crises similaires. De nouveaux problèmes demandent habituellement des solutions radicales, qui ont malheureusement tendance à causer de nouveau problème. Cela ne veut toutefois, ne pas dire qu'il doit rester les bras croisés devant tout ce qui se passe. Il a juste quelques problèmes à ne pas vouloir enfermer ses types dans un cachot pour qu'il donne leur choix.

- Je crois que tout le monde ici partage votre avis, Monseigneur, tant qu'il n'y a pas de conclave le royaume et la chrétienté vont en souffrir. La question devient maintenant comment allons pouvoir le faire.

Il essaie de mettre sa tête en marche autant que possible, mais son manque d'expérience dans les matières religieuse fait naître quelques doutes en lui sur sa capacité à réussir cette tâche. Même les rois n'ont pas voulu  intervenir jusqu'ici. Au moins, ce genre de chose devrait rappeler à tous ses curés et cardinaux qu'elle est la loi qui les jugera dans ce monde.  En même temps, les chances  que ses vieux hommes veulent bien entendre raison. Il se souvient comment les maîtres ont réussi à lui inculquer la discipline.  Il est vrai que l'autorité du roi sur l'église est complètement relative, mais il reste qu'il garde la manière forte qui est efficace dans une grande partie des cas, mais en même temps, il faut être soucieux des conséquences.

- Peut-être serait-il possible de mettre la pression sur les indécis et les réticents. En particulier de leur imposer des pénalités pour les amener aux conclaves

Comment amener ses hommes d'églises à s'accorder, il n'en a aucune idée. Peut-être pourrait-il en apprendre davantage sur les relations entre chacun d'eux. Apprendre lesquels se détestent particulièrement et ensuite dire que leurs rivaux se pointent au conclave et pourraient influencer le vote en leur faveur. Le plus gros problème avec ce plan serait probablement que tout cela demande bien trop de temps à tout organiser. Apprendre l'information, et forger les documents prendrait bien trop de temps. Le but de l'opération est d'abord et avant tout d'accélérer les opérations le plus possible pour assurer qu'il a finalement un dirigeant. Une méthode plus directe sera peut-être nécessaire.
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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Jeu 23 Juin - 17:53



Fidei defensor
Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit remplir.




Qu’aurait souhaité Clément V, s’il avait encore été de ce monde ? Depuis la tombe, aucun message n’émanait de lui, aucun signe ou aucun songe envoyé à ses proches destiné à guider la chrétienté, désormais orpheline, de laquelle il avait été séparé pour aller rejoindre une place qu’il méritait de droit, auprès du Seigneur. Les choses n’étaient jamais simples, surtout en de telles sphères du pouvoir, où la religion se mêlait à la diplomatie voire à de nécessaires complots, mais Arnaud ne parvenait à n’éprouver aucun regret, quant à ce silence venu de l’outre-tombe. Bertrand de Got, quoi que déjà rebaptisé suite à son élection en tant que Pape, restait pour lui plus un oncle et un mentor qu’un souverain pontife, un homme sage avec lequel il était toujours plaisant de converser. De tous ses cousins également cardinaux, Arnaud devait bien être celui dont le chef de l’Eglise avait été le plus proche : aucun orgueil n’avait jamais étreint le cœur du religieux, en imaginant les jalousies qu’une pareille concorde était capable de susciter chez ses pairs, ou encore que pareille position lui donnerait une bonne longueur d’avance lors de la prochaine campagne précédent l’élection du successeur de son parent. Non, il n’y avait eu qu’admiration et affection, bien vite rejointes par de l’inquiétude, née de son voir son cher oncle pris au piège de tant de tractations, de tant d’intérêts divergents qui n’avaient rien à voir avec sa tâche de défenseur de la Foi. Utilisé, contraint, menacé, Clément V avait toujours tenté d’agir au mieux, malgré les pressions lui étant imposées notamment par Philippe Le Bel, avant que la maladie ne sape peu à peu ses forces, et ne dilapide les maigres restes de sa joie de vivre. C’avait été auprès d’un vieil homme fatigué et triste de laisser l’Eglise dans un tel état que de Pellegrue passé tant d’heures, chagriné à l’idée de ne parvenir à apaiser celui qui avait fait de lui un cardinal, et plus important encore, qui lui avait fait l’honneur de lui donner sa confiance.

Arnaud ne se considérait pas comme son héritier, du moins bien plus comme celui de ses idées, que de la charge écrasante qui avait eu raison de lui. Que valaient donc les trésors, les tiares et les palais, lorsque des puissances extérieures parvenaient à vous contraindre à aller à l’encontre de votre conscience ? Une infinie compassion palpitait en son cœur à chaque fois qu’il songeait à la détresse qu’avait éprouvée son oncle, dans ses derniers instants, du sentiment de gâchis dont il lui avait fait part. Jamais un saint homme comme lui n’aurait dû être amené à subir pareille avanie, ni à être considéré comme un lâche. La peine devait pourtant s’effacée, progressivement emportée par la fuite du passé l’ayant vu naître, afin que le présent, et plus encore l’avenir, aient une chance de se révéler meilleurs. À l’évocation du défunt Pape, le Girondin se signa également, d’un geste réflexe doté de la fluidité des mouvements répétés un nombre incalculable de fois : il ne renierait jamais le manque laissé par Clément V dans sa vie, dans leurs vies à tous, mais ils n’avaient d’autre choix que de se montrer pragmatiques. Plutôt que de s’apitoyer sur la mémoire du disparu, l’archidiacre comptait s’assurer que son héritage serait mis en valeur comme il le méritait, par un remplaçant digne de poursuivre son ouvrage, tel un cadeau posthume. Sur son torse se trouvait, suspendu à une chaîne en or, une croix pectorale que lui avait offerte naguère son oncle, et qu’Arnaud avait tenu à porter ce jour-là, en son honneur.

-Je puis à ce sujet, répondit de Pellegrue à Robert, au sujet du conclave tardant à venir, vous apporter quelques éclaircissements. Nous avons actuellement trois partis ayant une prétention au trône de Saint-Pierre : les cardinaux gascons, ceux venus d’Italie, et nos compatriotes français. L’opposition entre Gascons et Italiens est âpre, ce qui rend particulièrement difficile la moindre avancée, dans quelque direction que ce soit. La famille Orsini, côté italien, reste un point d’entrée privilégié ; je suis moi-même en contact étroit avec Napoléon Orsini, sur la question du Conclave.

L’élection d’un Pape demeurait l’une des rares arènes où tous les pays d’Europe pouvaient s’affronter en dehors des champs de bataille, et triompher d’une manière aussi invisible que particulièrement retentissante. Cette réalité, aussi déplaisante qu’impossible à nier, ne parvenait cependant pas à convaincre de Pellegrue de jouer le même jeu, comme le suggérait, en fin de compte, la proposition de Philippe de France.

-Si je puis me permettre, Votre altesse, notre Eglise est divisée, comme l’a rappelé Monseigneur l’archevêque. À ce titre, je pense qu’il serait plus bénéfique à tous de choisir une posture fédératrice, qui transcenderait les dissensions actuelles, et ferait du Royaume de France une figure de proue, un précurseur qui ne pourrait qu’être admiré pour la noblesse de sa démarche, et donc soutenu par les autres nations, sur le plan officiel. En cela, être force de proposition serait à la fois moteur et valorisant pour notre pays : proposer avant les autres un candidat y contribuerait grandement.

La question était inévitable, à la manière du bord d’une falaise se rapprochant inexorablement, alors que vous galopiez à toute allure vers lui. Comme proférer de tels propos, capables de changer le cours de l’Histoire, la carte des alliances et la vie d’un homme appelé à la plus haute fonction religieuse vous emplissait de gravité.

-Monseigneur Jacques Duèze, cardinal-évêque de Porto, chancelier de Provence et évêque d’Avignon, m’apparaît constituer notre meilleur candidat.

De tout son cœur, le Girondin espérait convaincre ses deux interlocuteurs du bienfondé de ce choix, sans que l’éventualité d’une entrée en lice de sa propre personne ne se trouve débattue sans fin.









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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Jeu 21 Juil - 16:20





Parce qu’il y avait en place des têtes éminentes du pouvoir et qu’il devait défendre un peu l’image de son maître, le Cardinal de Pellegrue, Guilhem se signa quand d’autres le firent mais c’était d’avantage pour respecter une certaine étiquette, voir même politesse que par réelle conviction. Il en était certain maintenant, que tous ces falbalas n’étaient que des prétextes pour s’administrer d’avantage de pouvoir et quand il voyait dans les coulisses, comment se préparait la prochaine élection du nouveau Pape, il n’y avait guère plus d’arguments qui auraient été en mesure de lui faire changer d’avis.

S’attendant à une conversation qui allait lui tirer des bâillements, le chevalier opéra une discrète retraite dans un coin de la pièce pour laisser les trois autres hommes à leurs bavardages. Il suivait néanmoins le tour de la conversation, toujours inquiet à ce que le nom d’Arnaud n’y paraisse trop souvent. Fort heureusement, Arnaud avait une nature beaucoup trop bonne et naïve pour se vouloir un tel poste. Il était peut-être la seule âme vivante, pour laquelle Dieu était un plus grand enjeu que fortune et puissance. Aussi croisa-t-il ses bras devant lui avec paresse, négligeant le pommeau de son épée qui n’avait ici aucune utilité. C’était un combat de mots et d’idées, des choses immatérielles qui le dépassait.

Il était cependant dommage qu’une telle équipée, puisqu’elle semblait devoir durer, ne soit pas accompagnée d’un bon thé et de quelques biscuits. Voilà qui l’aurait aidé à passer le temps alors que la conversation elle, allait dans son sens. A son grand soulagement, la raideur de ses muscles pu s’adoucir un tantinet. Comme il l’espérait, Arnaud n’avait aucun désir de briguer le trône Papale. Pour des raisons trop personnelles, il en était ravi. Il se doutait que sa présence sombre, aux côtés d’un homme de tant de majesté, n’aurait alors plus été souhaitée. Or il peinait, depuis un moment déjà, à s’imaginer son existence loin de la présence douce du jeune Cardinal.

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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Ven 22 Juil - 21:01


In Nomine Patris...

10 avril 1316.
En nous voyant discuter avec ces hommes, la tension qui parcoure mes membres fatigués par les années sur Terre disparaît. Le Seigneur m'a inspiré lorsque j'ai demandé à voir son Altesse, son Eminence accompagné de son garde. Leur présence me donne la sensation bienvenue que cette situation pourra prendre fin bientôt. L'homme que j'ai autrefois éduqué énonce à haute voix le besoin urgent d'un conclave.

Restez à savoir pourquoi. Pourquoi ce conclave si salutaire tardait à se réunir à nouveau pour donner un évêque à Rome ? Comme je me l'attendais, le cardinal de Pellegrue est capable de fournir quelques explications à ce sujet. Je ne retiens pas un claquement de langues en apprenant les divisions.

-Sans vouloir vous offenser, votre Eminence, vos confrères semblent avoir des... difficultés à comprendre toute l'importance de cette élection.

Mes mots sont polis. Cependant, il n'est pas bien difficile de comprendre que ces princes de l'Eglise ne sont que des enfants immatures en charge d'affaires très importantes. Cette considération manque de respect envers ces hommes qui ont montré leur dévouement à l'Eglise. Néanmoins, quand on considère l'âge de cette personne, mon avis n'est que celui d'un homme au terme de sa vie sur des hommes à l'aube de la leur.


Silencieux, j'écoute les propositions de mon ancien élève et de l'autre ecclésiastique. L'une comme l'autre peuvent sembler approprier.

-Je partage l'avis de Son Altesse : même si nous parvenons à avancer un candidat fédérateur, rien nous garantit qu'un nouveau conclave se réunira, déclare-je de manière dubitative.

Mon visage se fait pensif alors que je cherche une solution. Le candidat évoqué par le cardinal n'évoque rien à mon esprit. Cela m'agace car je ne sais s'il sera favorable au roi de France, contrairement peut-être à l'homme proposant le nom de Jacques Duèzes.

Mon regard se porte sur le chevalier de Villaret. Celui-ci est légèrement en retrait. Sa présence peut sembler incongrue pour ceux qui ne savent pas les liens qui l'unissent à Monsieur de Pellegrue. Ce constat m'amène à une idée.

-Rien ne nous empêche d'avancer le nom d'un candidat lorsque nous demanderons l'appui de personnes influentes pour notre cause, rassure-je par ces mots le cardinal. Nos diverses relations aux uns et autres pourraient être un atout pour trouver ses appuis.

Mes paroles étaient logiques. Nos fonctions amenées à cotoyer différentes personnes. Pour ce qui nous intéresse, cela peut être un atout fort important.

Brusquement, je me tourne en direction du seigneur de Villaret pour l'interroger :

-Monsieur de Villaret, vous cotoyez son Eminence depuis plusieurs mois, il me semble ? En tant que garde du corps, vous avez du remarqué des éléments qui auraient pu nous échapper, d'un quelconque sujet qu'il soit. Pensez-vous que des pressions, comme suggérer par Son Altesse puisse fonctionner ? Si oui, des personnes pourraient y être plus sensibles ?

Les mots que prononceront le chevalier seront cruciaux pour notre tâche. Je retiens inconsciemment mon souffle dans l'attente de savoir si cet homme mérite sa place si enviée auprès de son Eminence...
AVENGEDINCHAINS

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Invité

MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Sam 23 Juil - 0:50

Les choses semblent se concentrer sur deux questions, comment amener les cardinaux à se rassembler ensemble et ensuite qui est le bon candidat à endosser pour assurer. Philippe voit déjà une difficulté additionnelle se poser devant eux même s'il réussit à régler ses questions qui sont passablement complexes. Il faudra convaincre son frère de leur choix. À moins bien sûr qu'il ne pense une machination plus compliquée encore nécessite de masquer la vérité au souverain, mais il est probable que leur fratrie n'aille pas à aller à cet extrême. Pour Philippe la priorité reste d'abord et avant tout amener le conclave. Serait-il possible d'amener ces cardinaux à choisir quelqu'un avec le bon candidat avec assez support? Possible. En fait, il croit qu'ils vont surtout se mobiliser pour se protéger.

-Une tactique que je pourrais imaginer pour amener ces cardinaux à se réunir est la contre-information. On pourrait leur faire croire qu'un candidat que personne n'aime pas est en train de réunir les voix pour devenir Pape où il a réussi à exploiter une obscure règle pour augmenter son influence tant qu'il n'y a pas de pape officiel. La rumeur pourrait aussi utilisé aussi pour savoir leur opinion sur différent candidats et savoir lequel nous pouvons placé le plus facilement

Certains cardinaux doivent éviter de se réunir pour éviter que qui se soit se dresse au-dessus d'eux dans la hiérarchie. Ils oublient qu'un vacuum de pouvoir finit toujours par se faire remplir par une personne. Au moins, cela amènera les plus paresseux d'entre eux à se réveiller de leur sommeil et les inciterait. Les amener par la crainte à faire le nécessaire. Puisqu'apparemment, le devoir n'était pas assez. Ses congénères ici présents pour la plupart essaie surtout de montrer qu'ils ont la bonne personne plutôt que de trouver des solutions concrètes. Il est quand même plutôt sympathique envers Robert de Courtnay qui lui semble avoir ses priorités bien placé. Philippe n'a peut-être pas oublier ses bons mots qu'il a fait à propos de la récente grossesse dans sa famille, en même temps il se rappelle aussi de l'autre partie du discours.

Peut-être Philippe ne devrait pas parler aussi ouvertement devant d'une tactique basée sur la malhonnêteté et la manipulation devant des hommes d'Église, mais la situation devant eux est un problème terrestre. Dans le cas où la simple gentillesse aurait suffit à amener ses cardinaux ensemble. Il ne pouvait pas se permette de ne pas mettre de rester impassible devant cette crise. Il faut que toutes les options soient sur la table et considérer. Ce n'est pas vraiment à travers la vertu des hommes que la situation sera régler, mais en utilisant leur défaut.

La conversation semblait se porter sur la personne du garde du corps de l'éminence, sa tête sort un peu de ses machinations, mais montre quand même un visage intéressé par la réponse que donnera cet homme sur le sujet du caractère de son protégé.

-Mais il vrai que d'en savoir plus de la part sur les cardinaux de témoins directs pourrait être très utile avant de mettre le plan à exécution ou de même planifier.
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Le loup

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Arnaud de Pellegrue
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MessageSujet: Re: In Nomine Patris... Dim 14 Aoû - 14:01



True to your heart
Oui, un homme qui se croit chargé d'une mission divine n'est pas loin
de se prendre pour Dieu lui-même et sombre alors dans la folie.




Quelque chose, en Arnaud, se démenait. Ce n’était pas grand-chose, rien de tonitruant ni de douloureux, mais suffisant pour malmener la tranquillité d’esprit qui le définissait avec tant de justesse, et qu’il appréciait tant. Nous ne pouvions douter que le cardinal était un homme de bonne volonté, mais plus les secondes s’égrenaient, et plus une sensation, à la fois diffuse et peinante, se répandait dans ses veines.

Qu’avait-il à faire ici ? À l’évidence, Robert comme Philippe recherchaient un politicien suffisamment chevronné pour se préserver de tout scrupule, et avec une résolution insensible modeler un évènement aussi noble que l’élection d’un Pape en une tractation comme une autre, à placer sous le seul signe d’une froide recherche de victoire, sans plus éprouver de respect envers la noblesse de leur tâche ? De Pellegrue ne doutait pas du désir de ses deux hôtes à mener à bien la volonté divine, en comblant enfin le vide immense laissé par Clément V… Leurs manières, cependant, avaient quelque chose de dérangeant, sur lequel le religieux n’aurait su mettre des mots, et ce vraisemblablement car il avait trop bon fond pour suspecter de peu altruistes intentions chez un fils de Roi autant que chez un de ses propres pairs. Pourquoi faire appel à lui, étant donné que Robert le connaissait, avait eu maintes fois l’occasion d’être le témoin du prix immodéré que conférait le Girondin au monde spirituel, au détriment de toute autre considération ? Si la situation semblait si critique que cela, et le prêtre n’en doutait nullement, l’organisation d’une telle réunion au sommet nécessitait la venue des personnes les plus à même de sauver la chrétienté. Le convier à la table des négociations, sans désirer prendre en compte pleinement la dimension religieuse du défi d’envergure qu’ils avaient le devoir de relever, paraissait étrange, sinon périlleux pour le grand projet dont ses deux interlocuteurs commençaient de tracer les grandes lignes : quelqu’un d’autre aurait pu être plus à même de leur apporter critiques aiguisées  et idées novatrices, de mieux comprendre leur vision des choses… Arnaud se serait presque senti inutile, instinctivement, sans doute même inconsciemment, car la possibilité que le seul rayonnement de l’Eglise ne tienne pas autant à cœur que cela à un Prince ainsi qu’à l’archevêque de Reims n’aurait su lui venir à l’esprit. C’était sans doute que l’archidiacre n’avait pas réussi, jusqu’à présent, à présenter de façon convaincante son point de vue…

Laisser l’ensemble des autres cardinaux se voir déprécié de la sorte, néanmoins, ne laisserait pas indemne l’attitude sagement docile du prélat, dont la fidélité allait sans limite à l’Eglise, et donc par voie de conséquence à ceux qui, comme lui, avaient  été nommés Princes d’un Royaume dépourvu de Reine, d’une nature unique, que nul autre pays ne connaissait.

-Dieu merci, Monseigneur, je ne saurais estimer à plus d’une maigre minorité ceux de mes confrères nourrissant secrètement le triste souhait de repousser encore l’élection. L’attentisme et l’indécision constituent les plus grands obstacles que nous aurons à les persuader de surmonter : faire un choix effraie, même alors que le temps presse. Un nouvel espoir, une vision d’un futur enfin pacifié, libéré des temps sombres actuels, saurait les rasséréner, j’en suis certain, et ferait renaître la flamme de leur volonté.

Pour quelqu’un qui mourait de peur face à l’inconnu et de sentiments dévastateurs, sans même pleinement en avoir conscience, de Pellegrue n’avait pas de quoi se vanter… Il demeurait néanmoins prisonnier entre quatre murs invisibles, ceux de son beau petit monde, peuplés de cardinaux plein de bonne volonté dont le sens de l’honneur ne faisait aucun doute. À ce titre, il était tout autant surprenant de voir Robert de Courtenay l’inviter à leur synode inédit, lui qui s’usait les nerfs à ravaler sa frustration face à tant de candeur de la part d’un Prince de l’Eglise.

-Le peuple est plus que jamais dans l’attente, ce qui est aisément concevable, et ce que nous partageons. Avec son soutien, en France mais également au-delà de nos frontières, les dernières réticences seront balayées, je ne vois comment il pourrait en être autrement. Par la noblesse d’une candidature portée par notre Royaume, notre avantage serait double : bénéficier des lauriers de l’initiative, et voir notre patrie n’en ressortir que plus grandie, portée par la précieuse reconnaissance des petites gens.

La Papauté, comme tous les empires, reposait avant tout sur le soutien de sa population, quoi que beaucoup de suzerains, politiciens et autres nonces l’oubliassent avec aisance. La seule nuance était que nulle frontière, nulle barrière de langue, de culture ou de statut social ne séparaient les sujets d’une telle nation, cimentée par un culte commun. Philippe le Bel, dans sa critiquable croisade contre les Templiers, avait malgré sa bonne volonté affichée de « purifier » l’Ordre attiré sur la France une malédiction en laquelle bon nombre croyaient. Les malheurs survenus depuis que les buchers où tant de Croisés avaient péri s’étaient finalement éteints se voyaient imputés à la colère divine, réveillée par l’orgueil d’une tête couronnée vide de pouvoir et de trésors. La stratégie d’Arnaud, aux yeux de son créateur, présenterait sous un meilleur jour le Royaume ayant donné naissance à un fléau, une sorte d’amende honorable, de retour sur le droit chemin. Bien évidemment, le cardinal n’aurait pu présenter avec autant de détails son argumentaire, cantonné sagement à des évocations sous-entendues en présence d’un des fils du fameux Philippe le Bel. S’attirer le courroux du second dans l’ordre de succession n’aiderait nullement la cause d’Avignon, ni la défense de sa vision des choses.

La question de Robert de Courtenay, destinée à Guilhem, le surprit quelque peu, tant une telle approche apparaissait peu classique. Certes, de Pellegrue traitait son garde du corps avec le respect dû à un noble seigneur, mais ce n’était pas le cas de tous, et à de trop nombreuses reprises, c’était en tant que serviteur ou coupe-jarret que le malheureux de Villaret se trouvait traité. Que le prélat des Gaules s’intéressât de la sorte au ressenti de son fidèle gardien n’aurait pu être prédit ; l’employeur de ce dernier ne manquait cependant pas de confiance dans le jugement du chevalier. Ce fut donc avec bienveillance que le Girondin se tourna vers Guilhem, pour mieux l’encourager à s’exprimer sans crainte. Le caractère du guerrier ne devrait nullement lui lier la langue par un excès de réserve ou de tact, de toute manière.









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