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 aide-toi, le ciel t'aidera | Jeanne

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Le loup

Le secret dévoilé
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Arnaud de Pellegrue
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MessageSujet: aide-toi, le ciel t'aidera | Jeanne Ven 9 Sep - 20:31


Arnaud & Jeanne
« Le repentir vient trop tard, quand il ne peut remédier au mal. »
-  F.-J. Desbillons





Un étrange message lui était parvenu deux jours auparavant, une missive sans signature, et au contenu plus que mystérieux. Au beau milieu du début de la soirée, lorsque les ombres à peine naissantes avaient commencé à dévorer le ciel  crépusculaire, un valet était venu lui porter un billet anonyme, contenant une demande à la fois surprenante et inquiétante. Une âme en peine, ne laissant aucun indice quant à son identité, détaillait brièvement au fil de ces quelques lignes le tourment dans laquelle elle se trouvait, ainsi que le fol espoir que le cardinal, dans sa grande bonté, accepte de lui venir en aide. Dans le cas où le prince de l’Eglise consentirait à tendre la main à un pécheur en quête de de pardon, il serait plus que généreux de sa part de se rendre à l’église Saint-Paul-des-Champs le surlendemain, peu après que le soleil ait quitté sa position au zénith. Le confessionnal y serait libre : l’auteur en appelait à la compassion d’un saint homme dont tous vantaient le grand cœur, et qui, à n’en point douté, jouissait d’une réputation plus que méritée. Bien peu lui serait demandé : simplement d’attendre qu’on le rejoigne, afin de recueillir une douloureuse confession…

Arnaud s’était retrouvé confronté au doute, il fallait bien l’avouer. Au vu de la qualité du parchemin ainsi que de celle du français employé, il s’agissait à l’évidence d’un appel au secours spirituel lancé par un membre de la noblesse, ou du moins de la bourgeoisie la plus aisée : en soi, tenir lie de confesseur pour des aristocrates à la conscience torturée ne constituait pas une requête inhabituelle pour le cardinal. Sa fonction, en théorie, aurait dû lui épargner pareilles tâches subalternes, que bon nombre de ses confrères jugeaient seulement dignes des curés de campagne, mais de Pellegrue, loin de se trouver dévoré d’orgueil par le privilège de porter l’anneau cardinalice, accordait avec complaisance des entretiens à qui le lui demandait, et ce sans se soucier de la condition sociale du fidèle en détresse. N’ayant de paroisse propre, bien qu’archidiacre d’une cathédrale et cardinal-diacre d’une église italienne, le Girondin n’avait jamais réellement eu l’occasion d’exercer semblable ministère, en apparences ingrat, ennuyeux voire même fastidieux. De ce fait, il prenait plaisir à mettre en œuvre sa bonne volonté, et à mener les brebis égarées sur les sentiers de la rédemption, quand bien même cela pût surprendre autrui, ou ne pas correspondre à l’image que l’on se faisait d’un prélat de son importance. Seulement cette missive ne comportait aucun nom, et cela le troublait. D’ordinaire, par crainte que l’affaire ne s’ébruite, les nantis employaient souvent la plume pour lui faire parvenir le plus discrètement possible leur sollicitation, mais n’allaient pas jusqu’à cacher leur identité à un homme qui, quoi qu’il puisse advenir, garderait les lèvres scellées quant à ce qu’il apprendrait, secret de la confession obligeant. Le religieux n’était pas quelqu’un d’indiscret, cela se savait, et relevait de la notoriété publique. Pourquoi alors s’entourer d’autant de prudence ? La sensation de se retrouver confronté à un secret de taille l’avait saisi, à la manière de l’angoisse éprouvée par un capitaine de navire sentant la mer devenir houleuse, et le ciel virer à l’orage. L’atmosphère angoissée émanant du message, malgré son caractère optimiste, ne l’avait pas laissé indemne.

Guilhem, bien évidemment, s’était opposé à ce projet, dont il avait deviné l’existence rien qu’en notant l’air soucieux de son employeur. Ses arguments n’avaient pas manqué de justesse, Arnaud le reconnaissait bien volontiers : trop peu d’informations leur permettait de savoir avec un niveau de précision acceptable ce qui attendrait le cardinal une fois entré dans l’église, ou même de prédire s’il s’agissait d’une réel rendez-vous, et non d’une embuscade. La Rive gauche de la Seine, de plus, ne passait pour la partie de Paris la plus fréquentable. Sensible aux exhortations du chevalier, de Pellegrue avait décidé de ne pas demeurer sourd à la supplique qui lui était adressé. Malgré les risques, son sens du devoir lui interdisait de supputer mille et un scénarios catastrophes pour mieux se dérober, alors que peut-être un bon chrétien souffrait spirituellement le martyre. Bien des efforts avaient été déployés afin de modérer autant que possible le refus catégorique qu’opposait de Villaret à tout ceci, comme le fait que de jour, les rues se révélaient bien moins dangereuses ; en désespoir de cause, le prêtre avait argué  que son garde du corps pourrait toujours demeurer en station à l’endroit du lieu de culte, ou bien se fondre dans les ombres à l’intérieur-même du bâtiment, sous les attributs d’un pèlerin encapuchonné s’il en ressentait l’envie. D’un grommellement, l’ancien Templier lui avait signifié tout le mal qu’il pensait de son entêtement, quand bien même sa reddition fut alors gagnée. Nul mortel n’aurait pu empêcher un croyant aussi convaincu que l’homme d’Eglise d’accomplir son devoir, à moins de l’enchaîner dans le plus noir des cachots, un châtiment que ce cher Guilhem aurait été incapable de lui infliger, même pour son propre bien. Du moins… Etait-ce ce que le cardinal pensait.

À l’heure dite, le Girondin franchit le seuil de Saint-Paul-des-Champs, étonnamment calme à cette heure de la journée. Visiblement, l’auteur de la missive connaissait suffisamment bien la vie de cette petite église dédiée à l’apôtre Paul pour savoir que peu après l’heure du souper, les lieux se trouvaient désertés, et ce même par le sacristain, vraisemblablement parti se sustenter. Nul témoin, donc… Tout avait été organisé pour que l’anonymat de son énigmatique correspondant demeurât aussi intact que possible. Son garde du corps restait invisible, fidèle à son savoir-faire indéniable, si bien que le prêtre ignorait où il pouvait bien se trouver, ce qui donna naissance à une certaine sensation de solitude, bientôt heurtée par l’inévitable certitude qu’il ne lui restait d’autre choix que de prendre place là où il était attendu. Arnaud s’exécuta donc, s’armant de courage, et seul le silence l’accompagna, jusqu’à ce que l’autre porte du confessionnal se referme sur un bruissement de silhouette s’installant près de lui, de l’autre côté du grillage.

Par réflexe, Arnaud faillit lui demander si il ou elle était bien là, afin de s’assurer qu’aucune coïncidence malheureuse n’était en train d’advenir, mais l’aspect dérisoire d’une telle question l’en dissuada, de même que de demander son nom à son futur interlocuteur. Compte-tenu du soin qu’avait apporté ce dernier à passer incognito, il aurait été étrange de se démasquer d’entrée de jeu. Concentré sur ce que son ouïe lui permettait de percevoir, de Pellegrue trouvait presque assourdissant le son de sa propre respiration.

-… Parlez sans crainte, mon enfant. Vous êtes sous le regard bienveillant du Seigneur.

Peut-être que cette entrée en matière, rassurante, apporterait une sensation de sécurité au nouveau venu, quel qu’il fût… Ainsi qu’au cardinal lui-même.






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L'Assassin

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Jeanne d'Artois
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MessageSujet: Re: aide-toi, le ciel t'aidera | Jeanne Sam 10 Sep - 20:25

aide-toi, le ciel t'aidera
Jeanne d'Artois & Arnaud de Pellegrue
On ne peut échapper ni aux souvenirs, ni aux remords, nos erreurs reviennent toujours nous hanter, qu'on se soit repenti ou non.

Observant autour d'elle et vêtue d'une simple robe noire à capuche assortie, Jeanne d'Artois sortait de l'hôtel particulier des de Foix. A "contre-cœur", elle avait laissé ses enfants aux serviteurs et à leurs précépteurs respectifs.


En tant normal, elle n'aurait jamais laissé ses enfants seuls dans leur chez eux et, surtout, elle ne sortirait pas avec autant de prudence...Comme si elle avait peur d'être vue... A vrai dire, ce n'est pas "comme si elle avait peur d'être vue". Elle avait vraiment peur d'être vue, d'être suivie... Elle ne voulait pas qu'on sache ce qu'elle s'apprêtait à faire. Elle pensa que, même pour rencontrer ses amants, elle ne faisait pas autant dans la dentelle.
Elle se rendait à la petite église de Saint-Paul-des-Champs pour rencontrer Arnaud de Pellegrue, le cardinal qui avait soutenu sa famille lors des funérailles de son mari, le Comte Gaston Ier. Celui-là même qu'elle avait tué. Aujourd'hui, elle éprouvait des regrets. Pourquoi? Comment? Et surtout, pourquoi Gaston, dans sa demie-folie due à l'intoxication de l'empoisonnement, lui avait avoué qu'il connaissait tout de ses projets mortuaires? Et, surtout, pourquoi lui avoir accordé son pardon?
Au final, elle avait eu ce qu'elle voulait. La tristesse de Marguerite de Montcade. Cette dernière savait, maintenant, ce que ça faisait de perdre la personne à qui on tient le plus au monde.
Mais, maintenant qu'elle avait accompli sa vengeance, elle ressentait un vide... Jeanne, maintenant qu'elle savait les pensées de son défunt époux, s'était imaginée qu'elle pouvait tout arrêter et...Peut-être, apprendre à aimer Gaston.
Mais il est mort.

C'était pour parler de son ressenti qu'elle avait convoqué de Pellegrue à l'église. Dans toute son ingéniosité, Jeanne avait établi que ce lieu de prière était incroyablement vide de monde après le souper. Camouflée par une capuche dans un lieu vide de monde, elle savait que sa présence ne serait pas détectée...Egalement par le cardinal avec qui elle parlerait à travers la grille du confessionnal.
La comtesse arriva dans le coin de rue donnant une vue dominante sur l'église de Saint-Paul-des-Champs et elle patienta. Allait-il venir? Elle espérait qu'il ne penserait pas à un piège.
Et, soudain, elle le vit. Arnaud de Pellegrue. Au pied de l'église. Elle en soupira de soulagement. Jeanne le regarda pénétrer dans l'église. La Comtesse douairière et régente attendu un peu avant, tout en maintenant le bout de tissu en place sur sa tête, de se diriger, d'un pas léger et calme pour ne pas attirer l'attention vers l'entrée du lieu saint.
Elle regarda son futur confesseur pénétrer dans la petite loge et, une fois la porte fermée, alla prendre place dans l'autre partie, à côté du cardinal dont elle était séparée par une grille. Elle ferma son rideau. A cause de la grille, il ne devrait ni la voir et encore moins, la reconnaître mais Jeanne préféra garder sa capuche.  

-… Parlez sans crainte, mon enfant. Vous êtes sous le regard bienveillant du Seigneur.


Mentalement, Jeanne remercia l'homme d'église de ne pas demander qui était le mystérieux inconnu lui ayant envoyé une missive non signée. Il avait du deviner que le mystérieux pêcheur voulant garder l'anonymat était membre de la haute société - bourgeoise ou noble. L'angoisse montait. Elle avait la gorge sèche. Par réflexe, elle se racla la gorge tout en avalant sa saline. Prenant sa respiration, elle dit, d'une voix un peu tremblante:

"Mon père...Pardonnez-moi mais j'ai pêché...J'ai commis un crime. Un tel crime que même Dieu ne pourrait pardonner à une femme de mon espèce"

Elle avait les mains qui tremblaient si fort qu'elle avait l'impression qu'on les entendait.

"Pitié...J'ai besoin d'aide..."
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Game of Thrones ☽ N'oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l'oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t'en repentiras comme d'une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l'utiliser pour te blesser.

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MessageSujet: Re: aide-toi, le ciel t'aidera | Jeanne Mar 1 Nov - 19:09



Et qui pardonne au crime en devient complice
En demandant pardon, on demande à être vu tel que l'on est, en dépit de ses actes.
Répondre à cette demande, c'est l'amour le plus profond dont un humain soit capable.




Quel sage aurait donné des conseils dans une discipline dont il ignorait tout, en les croyant avisés ? Quel dirigeant, quel homme d’affaires responsable de son commerce, aurait parié le destin de son pays ou de ce qu’il avait bâti à la sueur de son front, sans avoir la certitude de connaître le terrain nouveau où il s’aventurait ? Quel capitaine de vaisseau se serait risqué à encourager qui que ce fût à prendre une direction plutôt qu’une autre, alors que perdu dans le brouillard, il ne parvenait à apercevoir la terre, et ne possédait ni carte ni boussole ?

Arnaud n’avait rien d’un parfait éclairé, d’un seigneur, d’un négociant habile ou encore d’un marin ; pourtant, il se trouvait pour le moins dans la même situation à laquelle certains de ces hommes auraient peut-être à faire face un jour, et s’apprêtait à se lancer dans l’inconnu, étonnamment pour la énième fois. Le cardinal avait apporté son secours à bon nombre d’âmes en peine, mais la vérité, c’était qu’il n’avait ressenti la moindre peine, enduré le moindre tourment qui puisse s’apparenter à ce qu’avaient traversé celles et ceux venus lui demander de l’aide. Son cœur n’avait jamais essuyé le oindre chagrin d’amour ou la perte d’un être cher ; son désintérêt pour l’enrichissement personnel et son absence d’appétit pour tout ce qu’auraient pu lui offrir les différents péchés l’avaient tenu à l’écart de la moindre crise de conscience, regret ou dégoût de lui-même. Guilhem de Villaret avait raison sur au moins un point : le religieux vivait d’une certaine façon coupé du monde, sans réel lien avec cette humanité qu’il tentait avec tant d’application de soulager. Que comprenait-il donc à la culpabilité, à l’isolement, à la haine de soi, lui en son innocence presque insolente ? Rien, sans doute. Savoir ne représentait cependant pas l’essentiel, l’objectif final à atteindre : la connaissance ne donnait pas naissance à la compassion, c’était même bien souvent le contraire. Comment parvenir à pardonner un monstre dont vous auriez contemplé dans l’étendue de toute son ignominie… Comment désirer lui tendre la main, après avoir appris jusqu’où ses errances l’avaient conduit ? Coûte que coûte, sans juger ni se désespérer, le Girondin continuait, inlassablement, alors que rien ne l’obligeait à écouter le récit de ce que ces pécheurs avaient commis, et l’état de misère morale dans lequel ces méfaits les avaient conduits. Par simple grandeur d’âme, le religieux se vouait à cette pénible tâche, loin de toute obligation, tout simplement parce qu’à l’évidence, il possédait un talent certain pour calmer les êtres les plus tourmentés. Ce qui l’amenait à leur dire, dans une certaine mesure, quoi faire… Et donc à faire pour eux des choix sans certitude de ne pas envoyer la brebis égarée dans la mauvaise direction. Guilhem aurait douté, avec le pragmatisme qu’on lui connaissait, et avec raison, des enseignements de la Bible suivis aveuglément, telle une recette miracle censée résoudre toutes les misères du monde ; l’homme qu’il aimait, à l’inverse, s’y fiait aveuglément.

De Pellegrue fut sur le point de rassurer la jeune femme dont il ne pouvait voir le visage à travers le grillage du confessionnal, mais dont la voix lui parvenait claire et nette, malgré les chuchotements imposés par un tel rendez-vous, et ce même si ce dernier n’avait pas été placé sous le sceau de la clandestinité. Se reprenant malgré son envie de se porter au secours de l’inconnue, l’archidiacre se morigéna, puisqu’il ne devait pas brûler les étapes, ni oublier le rite de sacrement à accomplir.

-Que le Seigneur vous inspire les paroles justes et les senti­ments vrais pour confesser avec contrition vos péchés. Signez-vous, ma fille, et demandez la bénédiction.


L’Eglise catholique, aussi bien-pensante fût-elle, reposait néanmoins sur un lourd mécanisme de règles à respecter, pesante collections de codes à respecter pour tenter de s’arroger la bienveillance divine. Si un tel carcan pouvait paraître étouffant, Arnaud le voyait au contraire comme un premier pas vers la rédemption, car après tout, le fidèle devait s’y plier pour demander le pardon, en une marque d’humilité et de bon vouloir à saluer. De plus, réciter les formules rituelles, à la manière d’une litanie, commençait bien souvent à calmer l’angoisse de celui ou celle venu se confesser, à la manière d’une berceuse récitée lors d’une nuit d’orage. Il s’agissait de mots bien connus, appris par cœur dès leur plus jeune âge par tous les catholiques ; y revenir au lieu de céder au désarroi lui évoquait le retour au foyer après un éprouvant voyage : vous reveniez chez vous, en sécurité, pour trouver le repos et enfin déposer vos fardeaux.

-Vous êtes au bon endroit, votre acte de sincère contrition sera entendu. Ne doutez point que vous vous adresserez à une oreille amie,
lui intima de façon moins protocolaire le prêtre, à la manière d'un encouragement plein de douceur.

Cela pouvait surprendre, d’ainsi entendre un parfait inconnu se présenter comme votre ami, voire même paraître inquisiteur, en un sens, mais Arnaud se fiait au caractère rassurant que lui conférait son sacerdoce, et dont bénéficiaient tous les hommes de Dieu. Il ne lui serait nullement venu à l’esprit qu’on puisse le suspecter de briser le secret de la confession, bien que certains de ses confrères n’aient point été aussi exemplaires que lui, à sa grande tristesse.










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Citations : Voltaire & Riikka Pulkkinen

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