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 alix + i'm not a piece anymore

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Les Maudits

Le secret dévoilé
Votre clan: Les Bretons, quoique également fidèle à Louis le Hutin.
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Alix de Bretagne
♔ Messages : 669
♔ Date d'inscription : 25/02/2015
♔ Pseudo : Eris.
♔ Camp : Le roi de France Louis, bien qu'elle soit Bretonne avant tout.
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MessageSujet: alix + i'm not a piece anymore Dim 12 Avr - 20:30



Pseudo Web : Eris
Age : 17 ans.
Où avez-vous trouvé LRM ? : Sur PRD.
Comment le trouvez-vous ? : Un magnifique forum.
Votre personnage est-il historique ou fictif ? Historique  
Crédits images : cristaline; tumblr
Alix de Bretagne

"Aux jeux du trône, on gagne ou l'on meurt."

Age : Dix-sept années, elle est l'une des plus jeunes filles de Bretagne.
Date & Lieu de naissance : Alix est née en l'année 1298 au château des très puissants ducs de Bretagne à Nantes.
Origine : Bien qu'elle soit née sur le sol breton, elle est française malgré tout.
Situation amoureuse : Alix est une jeune fille à marier. Si elle a déjà eu plusieurs prétendants, aucun n'est devenu son époux.
Métier : Fille de Bretagne.
Allégeance : La jeune rousse est fidèle au roi de France, sa mère lui a interdit de prêter allégeance à son demi-frère Jean de Bretagne.
Groupe : Elle appartient aux maudits.
Caractère : vertueuse ♔ douce ♔ attentive ♔ torturée ♔ fragile ♔ sensible ♔ déterminée ♔ observatrice ♔ craintive ♔ intelligente ♔ aimante ♔ idéaliste ♔ romantique ♔ réservée ♔
Avatar : Sophie Turner.

Que pensez-vous de la malédiction ?  Déjà bientôt un an où la malédiction a été prononcée par le Grand Maître des templiers Jacques de Molay. Ma chère mère avait forcé la moitié de la famille à venir voir cet événement. Quel n'avait pas été mon effroi lorsque j'entendis l'homme s’époumoner à maudire la couronne de France et ceux qui lui étaient fidèles, tandis que les flammes léchaient son corps amaigri et torturé. Selon mes sœurs, je suis superstitieuse. Est-ce vrai ? Sûrement. J'ai toujours été sensible aux choses extérieures à ce monde. Alors, lorsque le pape puis le roi moururent, un déclic s'est fait en moi. Il était évident à mes yeux que la malédiction était en train de se produire. Et maintenant que le Hutin est roi et est constamment secoué par des quintes de toux, je redoute la mort de ce dernier. Chaque fois que je le croise à la cour, un frisson d'effroi me parcourt l'échine.

Qu'êtes vous prêts à faire pour votre camp ?  Mon camp, c'est ma famille et pour elle je serais prête à beaucoup de sacrifices. D'ailleurs ne suis-je pas tant fidèle à ma mère que j'espionne mon beau-frère pour son compte ? N'ai-je pas refusé de lui prêter allégeance contrairement à mes sœurs parce qu'elle me l'avait demandé ? Oui, je ferais tout pour ma mère et pour ma fratrie, sauf peut-être commettre la mort d'une autre personne. Je sais que ma mère en serait capable ainsi que mon frère Jean, mais la mort a déjà trop fait de ravage dans mon cœur pour que je puisse la souhaiter à quelqu'un. Cependant, parfois, je me sens oppressée par la présence des miens et j'aimerais bien me libérer de leur étau autour de ma personne. Je ne suis pas faite pour les intrigues, bien qu'elles semblent particulièrement faites pour moi.




Dernière édition par Alix de Bretagne le Sam 9 Juil - 12:07, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Dim 12 Avr - 20:40



   
♔ life is not a song

   


   Il n'est guère aisé d'être une fille dans ce monde où l'homme est maître suprême après Dieu, or il est encore moins facile d'être une fille appartenant à l'une des familles les plus puissantes de France voire d'Europe. Être une des cadettes des familles de Dreux et de Monfort était un privilège, mais également un lourd fardeau pour qui n'en avait pas la cuirasse pour. Et, nous verrons plus tard, que la jolie demoiselle à la chevelure dorée qui naquit en l'année 1298, n'était guère faite pour la vie que le Destin lui avait soigneusement préparée.
En effet, Alix de Bretagne, née du second lit d'Arthur, duc de Bretagne et de Yolande de Dreux, était leur quatrième enfant et troisième fille. Tout d'abord nourrisson aux joues roses et au caractère calme, elle devint par la suite une enfant pleine de grâce et vertueuse en tout point. Un petit bijou pour ses parents qui voyaient en elle le fruit de leur dur labeur. Si elle différait grandement de ses sœurs, cela ne l'empêcha en rien d'être d'une extrême proximité avec elles. Les filles de Bretagne étaient inséparables. Béatrix, Jeanne, Alix, Blanche et Marie. Cinq enfants liés par le sang et par les larmes qui se quittaient jamais. À la fois d'une grande similarité physiquement par leur chevelure rousse et leur peau blanche et d'une grande dissemblance psychologique par leur différence de caractère, elles formaient un tout et se complétaient.
Mais vie paisible n'est pas vie de femme et le malheur vint bientôt s'abattre sur la famille de la douce Alix et par la même occasion lui fit perdre le sens des réalités.


♔♔♔


C'était durant un après-midi humide et pluvieux, tels qu'on les connaît en Bretagne, que la mort frappa entre les majestueux murs du château de Nantes. Les gouttes de pluie s'abattaient sur les carreaux des fenêtres à un rythme soutenu et le vent sifflait sous les portes. La majorité des cheminées de la grande demeure des ducs de Bretagne étaient allumées. Les membres de la famille étaient couverts jusqu'au coup d'épais manteaux en fourrure tant cet hiver s'avérait rigoureux. Les récoltes étaient pourries par la pluie et des révoltes commençaient à poindre le bout de leur nez dans tout le duché. Le duc Arthur devait faire face à de nombreuses difficultés qui le fatiguaient grandement.
Dans l'énorme dédale que formaient les couloirs et autres escaliers, une petite fille courait retrouver sa mère, son père et ses aînés dans le salon. Tous étaient rassemblés dans une même pièce et cela n'était pas forcément de bon augure. Une guerre ouverte était lancée entre Yolande de Dreux et son beau-fils Jean, aîné du duc. Cette veuve de roi avait un caractère bien trempé ainsi que le goût des intrigues et elle comptait bien faire en sorte que ce soit son fils à elle et non Jean qui hérite du titre de duc. Une guerre qui semblait lasser le duc lui-même et ce dernier ne semblait pas encore se rendre compte que les enfants nés de ses deux mariages allaient s'entre-tuer pour gouverner de grand duché que celui de Bretagne.
La petite fille continuait à courir, trébuchant quelques fois sur sa jupe un peu trop longue. Ses joues étaient recouvertes de larmes qui brouillaient sa vue. Les domestiques la regardaient d'un air étonné tandis que sa gouvernante tentait vainement de la rattraper. La jeune enfant savait se montrer rapide et l’effroi qui le prenait en ce moment lui donnait des ailes. Son cœur se serrait de désespoir devant l'horrible image qu'elle avait tantôt aperçue de ses yeux innocents. Puis, quoique essoufflée, elle poussa avec empressant et un certain soulagement la lourde porte en bois de la grande salle qui servait de salon à la famille de Bretagne. Dix visages se tournèrent alors vers elle. De ses grands yeux effrayés, la rousse les fixa un à un. Elle ne comprenait pas encore très bien quelle lutte déchirait cette famille qui semblait ici, unie. Toutes ces histoires lui passaient au-dessus de la tête. Le bonheur l'avait aveuglé, mais à présent il y avait une ombre au tableau.

« Mère ! Blanche … Blanche … elle … elle. »

La petite était gênée par les soubresauts qui la secouaient de toute part pour révéler à sa mère la raison de sa venue si soudaine. Béatrix et Jeanne s'étaient rassemblées autour d'elle, caressant tantôt ses cheveux ou l’embrassant sur la joue pour tenter de la rassurer. Mais il était trop tard. Le mal était fait et l'innocence de l'enfant disparue à tout jamais. Yolande de Dreux se leva alors de son fauteuil, ainsi que son époux le duc Arthur et tous deux se lancèrent un regard plein de sous-entendus. Ils ne désiraient pas alerter leurs plus jeunes enfants, mais Jean, Guy et Pierre, les aînés, avaient bien compris que la petite Blanche avait succombé à la maladie qui lui avait pris les poumons depuis plusieurs jours. L'arrivée de la gouvernante dans la pièce ne fit que confirmer les doutes du couple. Yolande demeura droite et seulement les larmes qui menaçaient de couler, mais qui ne le feraient point, montraient à quel point la mort de sa benjamine l'affectait. Jamais elle n'avait connu la perte d'un enfant et celle-là lui pesait lourdement sur le cœur. La petite rousse fixait sa mère de ses yeux baignait de larmes. Cette femme l’impressionnait et parfois elle se prenait à avoir peur d'elle. La duchesse prit la main d'Alix et la serra entre ses longs doigts maigres.

« Alix, dites-moi exactement ce qui s'est passé et cessez donc de pleurer. »

Alix cligna des paupières pour chasser les dernières gouttes qui obstruaient ses yeux, renifla et raconta comment sa sœur était passée de vie à trépas en l'instant d'une seconde.

« Blanche … Blanche et moi jouions dans sa chambre. Nous courrions. Elle ne toussait pas comme d'habitude et je pensais qu'elle n'était plus malade. Mais, tout d'un coup, elle est tombée sur le sol et j'avais beau l’appeler, elle ne répondait plus. Elle me fixait, mère, mais elle ne bougeait plus. »

Puis, Alix resta prostrée dans le silence que causent les deuils précoces. Des cris commencèrent à jaillir parmi les enfants. Les deux Jean, Guy et Pierre baissèrent le regard en signe de deuil tandis que Jeanne et Béatrix s'étaient effondrées dans le fauteuil, pleurant dans les bras l'une de l'autre. Le duc et la duchesse se signèrent d'un signe de croix avant de donner des ordres pour appeler le prêtre. Personne, mise à part Alix n'avait vu le corps de la petite Blanche. Or, cette idée leur semblait abstraite.
Ce ne fut qu'une fois que l'effet de choc passa qu'on se mit à se regrouper dans la chambre de la petite pour lui donner les derniers sacrements. La petite avait été déplacée sur le lit tandis qu'Alix avait été alertée ses parents. Ses grands yeux bleus fixaient toujours le plafond comme si elle ne voulait pas quitter ce monde. Cette image resta à jamais gravée dans l'esprit d'Alix. Jamais elle n'oublierait la mort de celle qu'on se plaisait à appeler « sa jumelle ».
   

   

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Si mon heure est venue, elle n’est pas à venir ;Si elle n’est pas à venir, elle est venue; Si mon heure n’est pas venue, elle viendra plus tard, inévitable. Le tout est d’être prêt.
 
 


Dernière édition par Alix de Bretagne le Mer 27 Mai - 18:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Lun 25 Mai - 20:39



 
♔  silly little bird

 

Plus rien n'allait dans le château des ducs de Bretagne. L'enterrement de la petite Blanche avait eu lieu quelques mois auparavant et sans plus attendre, on avait décidé d'envoyer la benjamine de la famille, Marie, dans le couvent le plus prestigieux du duché pour la préserver du même sort que son aînée. Tous étaient en deuils et la bonne humeur qui régnait jadis dans la belle forteresse de Nantes avait disparu. Les sœurs de Bretagne n'étaient à présent plus que trois au château et Alix semblait se renfermer sur elle-même. Un an passa et toute la joie de vivre que possédait la charmante enfant s'était évaporée. Les semaines suivant le sombre événement, la petite Alix s'était mis en tête qu'elle voyait sa cadette ou du moins son fantôme. Réalité ou illusion, cela n'empêcha pas l'enfant de commencer à le répéter incessamment à ses parents, au reste de fratrie et bientôt à tous les domestiques. Fière, Alix ne voyait pas le mal qu'une telle révélation pouvait causer autant à elle qu'à son entourage. Après tout, elle n'avait que sept ans, et il était difficile de lui en vouloir. Néanmoins, Yolande de Dreux ne tarda pas à mettre sa fille de côté et à la tenir éloignée du reste de la famille. Bien des personnes commençaient à la croire folle et nul ne savait si cette rumeur était fondée sur un réel problème mental ou juste sur l'imagination débordante d'une enfant en deuil.
Allongée sur son grand lit à baldaquin, la jeune enfant fixait obstinément le fauteuil qui se trouvait en face d'elle où elle apercevait sa cadette jouer avec ses jouets. Sa joue était posée sur le plat de ses mains et gardait la marque rouge de ces dernières. La petite réfléchissait. Du haut de ses sept années, Alix était une demoiselle avec une certaine sensibilité qui lui permettait de comprendre ce que d'autres ne pouvaient pas. La réplique exacte de Blanche, qu'elle apercevait à ses côtés, était-elle seulement dû à son imagination ou bien était-ce les membres de sa famille qui se jouaient d'elle et niaient la vérité ? Son cœur était en cet instant, déchiré.
Le grincement de sa porte la fit sursauter, mais point bouger de sa place. Un froissement de tissu se fit entendre et la porte de sa chambre claqua une fois fermée. Une jupe aux couleurs sombres fit son apparition dans le champ de vision de la demoiselle qui leva à peine le regard. Sans peine, elle reconnut sa sœur Béatrix. Si trois ans les séparaient, elles se ressemblaient fort et s'aimaient profondément. L'aînée s'assit avec douceur sur le bord du lit et caressa d'une manière protectrice la chevelure de feu de sa cadette.

« Que fais-tu Alix ? Pourquoi ne viens-tu pas nous rejoindre en bas ? Avec Jeanne nous avons trouvé un nouveau jeu qui te plaira fort, je n'en doute point. »

Alix ne daigna même pas regarder sa sœur. Ses yeux étaient toujours rouges des larmes qu'elle avait versées d'être totalement abandonnée à elle-même. Cependant, elle changea de position et roula sur le dos. Ses yeux ne fixaient plus la silhouette de sa défunte sœur mais le plafond en bois de sa chambre. Elle attrapa une mèche de ses cheveux roux et se mit à la mordiller. Puis, de ses prunelles presque translucides, elle dévisagea Béatrix.

« Me crois-tu folle ma sœur ? Penses-tu comme notre mère que je mérite d'être enfermée loin de tous . »

Béatrix offrir un sourire réconfortant à Alix et déposa un baiser sur son front. Parfois, l'aînée des filles de Bretagne ne comprenait pas les agissements de sa mère. Or, comment pouvait-elle la contredire alors qu'elle n'était même pas devenue une femme. Son père, lui, l'aurait écouté, mais il était en campagne depuis des semaines et n'avait guère assisté à l'éloignement d'Alix. Béatrix eut soudain une idée et Alix le vit bien. Une lueur d'espoir brilla dans la vive pupille de la jeune enfant et elle attendit que son aînée réponde à cette question qui lui taraudait l'esprit.

« Bien sûre que non Alix, tu n'es point folle ! Voyons, moi aussi j'aperçois notre sœur Blanche quelques fois dans ma chambre. Cependant, je ne préfère pas le révéler à madame notre mère, car cela l'effrayerait. Comprends-tu Alix ? Il ne faut pas parler de ces choses-là aux adultes, car ce qu'ils ne peuvent comprendre, les effraye. Il faut garder cela pour nous et faire de notre mieux pour parvenir à les duper sur nos véritables sentiments. »

Alix écoutait sa sœur avec attention. Béatrix avait toujours été d'une sagesse peu commune pour son âge et elle savait donner des conseils à qui en avait besoin. La benjamine de la famille de Bretagne s'abreuvait des paroles de son aînée qui s'évertuait à faire semblant de voir sa défunte sœur Blanche jouant à ses pieds. Bien qu'au plus profond d'elle Alix sût que tout cela n'était qu'une vaine mascarade, le geste compatissant de son aînée lui permit de se raccrocher un peu à cette vie qu'elle croyait perdue. Elle ne se sentit plus aussi inutile et incomprise. Enfin quelqu'un la croyait et ne la prenait pas pour, tout au plus, une enfant égocentrique.
Les deux sœurs discutèrent pendant une longue heure. Béatrix montra à Alix comment cacher ses plus redoutables secrets et ses plus terribles craintes sous le masque d'une demoiselle vertueuse et douce. Les gens avaient toujours plus confiance en les personnes qui savaient faire preuve de douceur et d'écoute. Ainsi, à la fin de cette entrevue, Alix murmura une phrase du bout des lèvres. Son sourire aux reflets nostalgique était réapparu sur son doux visage et bientôt, elle serait la plus vertueuse des filles de Bretagne.

« Oui, je comprends. »


 

 

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Dernière édition par Alix de Bretagne le Jeu 28 Mai - 21:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Lun 25 Mai - 20:40



♔  growing strong


Encore une fois, la famille de Bretagne portait leurs habits de deuil. Après le décès de Blanche, ce fut au tour d'Arthur, duc de Bretagne, de rendre l'âme. Une perte atroce qui toucha le cœur de toute la Bretagne. Or, si tous les enfants du duc pleuraient la mort de leur défunt et bien aimé père, Yolande de Dreux, de son côté, préparait déjà quelques vilains plans afin de remplacer Jean III par son propre fils. Et pour cela, elle comptait bien utiliser son petit trésor, sa benjamine. En effet, Alix avait bien changé depuis l'année 1304. Elle n'avait plus rien de l'enfant fragile et renfermée que sa mère avait tant de fois blâmée. À présent, et grâce à l'aide précieuse de Béatrix, Alix avait tout de la parfaite demoiselle. Vertueuse en tout point, elle savait broder, lire, écrire, tenir une maison et parler français, anglais et bretons. Sa mère avait veillé au grain afin de faire d'elle une jeune fille bonne à marier dès le plus tôt possible. Après tout, Yolande avait besoin d'alliés si elle voulait renverser son beau-fils et mettre le sien sur le trône de Bretagne et pour cela, quel meilleur moyen que d'unir ses filles à de riches barons . D'ailleurs, des négociations étaient déjà en cours pour Béatrix.
Or, Alix avait beau être telle que Yolande l'avait imaginée, les idées de grandeur de sa mère répugnaient jeune fille de quatorze ans. Elle avait, sans aucun doute, hérité du caractère plus tranquille de son père que du tempérament passionné de sa mère et elle en payait le prix fort. Victime des ambitions fratricides de Yolande, Alix devait participer à ses plans sous peine de remontrance. Ces mensonges envers ses frères Jean III et Guy (Pierre ayant suivi dans la tombe son père) lui déchiraient le cœur, mais que pouvait-elle faire ? Elle ne pouvait décemment pas défier sa mère. Le peu qu'elle parvenait à accomplir était de lui cacher de temps à autre la vérité sur les nombreux conflits qui opposaient son demi-frère Jean et sa femme Isabelle de Castille. Alix était devenue dame de compagnie de cette dernière en 1311 et lui portait une affection presque fraternelle et son cœur autant que sa raison lui interdisaient de la rendre vulnérable auprès de Yolande.
Déchirée par ces conflits familiaux, mais guère aussi téméraire que sa sœur Jeanne, Alix était partagée entre mentir à sa mère pour le bien de ses demis-frères ou lui dire la vérité pour le malheur de ces derniers. Et un beau jour, cela agaça grandement l'ancienne duchesse de Bretagne qui sermonna sa fille.

« Mais enfin Alix, pourquoi ce mutisme à mon égard ? Je ne vous demande qu'une seule chose, que vous me disiez ce qui se passe dans les appartements de ce couard de Jean et de sa stérile de femme. Cela ne sembla guère être une tâche bien compliquée. À moins que vous soyez devenue sotte pendant la nuit. »

Les yeux sombrent de sa mère et sa chevelure d'un noir de jais encadrant son visage effrayaient quelque peu Alix. Certes, voilà près de quatorze ans qu'elle côtoyait cette femme qui aimait ses filles bien plus que n'importe quelle mère, mais la jeune rousse ne savait jamais comment réagir devant la tempête qu'était Yolande de Dreux. Or, elle ne baissa pas son regard comme elle l'aurait fait d’habitude, se soumettant à la femme qui l'avait mise au monde. Alix voulait prouver à sa mère qu'elle n'était pas juste un jouet dont elle pouvait disposer pour réaliser ses plans. Ses jambes tremblaient, ses mains serraient fébrilement les pans de sa robe, mais elle tint bon.

« Ma mère, je ne puis plus agir comme vous me le mandez. Mon père vient à peine de trépasser que vous voilà à déchirer notre famille et mon cœur ne le supporte plus. N'avez-vous point honte de vous comporter de la sorte ? Le décès de votre mari n'a donc point adouci votre cœur ? »

Il en coûtait cher à la jeune fille de prononcer de tels mots à sa mère. Mais il lui pesait tout autant à garder le silence et de trahir ses demis-frères, qui à défaut d'avoir la même mère qu'elle, avaient le même père. La respiration d'Alix se fit plus courte et bien qu'elle tremblait comme une feuille, elle ne s'était jamais sentie aussi forte. Il ne fallait pas qu'elle craque. Elle se devait de tenir tête à sa mère comme l'avait Jeanne lorsqu'elle avait décidé de rejoindre Guy. Alix se mordilla la lèvre, ses yeux rouges, à force de ne pas cligner les paupières. Yolande semblait contrariée. Elle s'était assise sur un fauteuil, sa tête tournée vers la fenêtre, le dos de sa main servant d'appui à son menton. C'était clairement le calme avant la tempête. Après un long silence que personne n'osa briser, Yolande tourna son regard de glace sur sa fille. La veuve ne montrait pas facilement ses émotions, mais Alix sentit que sa mère était profondément blessée.

« Vous me décevez beaucoup ma fille. Moi qui pensais que vous suivrez les pas de votre soeur Béatrix, me voilà bien surprise face à votre tromperie. Il n'est rien de plus important que la famille et voilà que vous trahissez la vôtre. » Alix tenta de couper sa mère, de lui expliquer que Jean III et Guy faisaient autant partie de sa famille que Jean, Béatrix, Jeanne et Marie, mais Yolande la devança. « Non ma fille, quoi que vous disiez, ces bâtards ne sont pas vos frères. Et puis, vous n'avez jamais été proche de Jean … c'est sa sotte de femme qui vous a tourné la cervelle. Ah, je n'aurais jamais dû accepter que vous rejoigniez sa maison ! Et maintenant, vous laissez tomber votre seul et unique frère qui devrait être duc et préférez rejoindre nos ennemis. Soit, faites ainsi, mais ne venez plus me voir. »

Le cœur d'Alix se mit à battre plus vite. Yolande savait quels étaient les points faibles de sa benjamine et elle attendait patiemment que celle-ci revienne dans son camp. La jeune fille rousse serrait sa mâchoire, perdante. La défaite était amère et à présent, elle ne savait que faire. Elle ne pouvait décemment pas céder, or elle ne désirait aucunement renier sa famille. Elle leva alors sa tête avec fierté. La belle rousse perdue tout de la douceur qui la caractérisait et pendant un court instant, elle ressembla exactement à sa mère.

« Jamais je ne trahirais les miens, mais vous causerez la perte de la Bretagne si vous continuez à vous obstiner dans cette voix ma dame ma mère. Sur ce, je vous prie de m'excuser ma mère, car comme vous le savez, j'ai à faire. »

Alix savait qu'une confrontation ne servirait à rien, il lui fallait dès à présent œuvrer dans l'ombre et faire preuve de discrétion. Aujourd'hui, elle avait perdu la bataille, mais pas la guerre.


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Dernière édition par Alix de Bretagne le Dim 31 Mai - 10:53, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Lun 25 Mai - 20:41



♔ may I love you ?


Voilà quelques mois que Béatrix s'était mariée à Guy X de Laval, héritier d'une puissante famille bretonne. Cette union avait été bénite par le duc Jean III de Bretagne et pour une fois, les festivités s'étaient déroulées sans anicroche. Alix avait ressenti une grande joie à l'idée d'avoir un nouveau membre dans sa famille aussi charmant que Guy. À ses yeux, sa sœur avait eu beaucoup de chance de tomber sur ce jeune homme d'une quinzaine d'années qui semblait sortir d'une histoire de Chrétien de Troyes et à son tour, elle espérait se marier à un homme digne des chevaliers d’antan. Chaque soir, elle priait le seigneur d'avoir un bon mari qui l'aimerait d'un amour vrai et sincère. Certes, Alix avait déjà croisé dans les forêts bretonnes celui qu'elle considérait comme le prince charmant. Son cœur avait battu pour lui, mais bien vite, cette admiration s'était muée en honte. Alix ne pouvait certainement pas s’éprendre de Philippe de Poitiers, car ce dernier était tout entier dévoué à sa femme, malgré l'enfermement de cette dernière. Cela avait été la première déception amoureuse de la jeune rousse qui ne désespérait pas pour autant de trouver l'homme de sa vie.
Une deuxième occasion s'était présentée en la personne d'Eudes, duc de Bourgogne. Yolande de Dreux l'avait fait venir en Bretagne en toute discrétion. Il ne fallait certainement pas que Jean III soit au courant de possibles fiançailles entre sa demi-sœur Alix et le duc le plus convoité du royaume de France. Les deux jeunes gens se rencontrèrent donc au château de Suscinio, loin des regards. Ce ne fut pas un coup de foudre. Bien qu'Eudes soit jeune, bien fait de sa personne et à première vu charmant, il demeurait bourguignon et donc un étranger sur les terres de Bretagne. Alix n'était certainement pas prête à quitter son duché, sa terre natale, l'endroit de son enfance pour une Bourgogne qu'elle ne connaissait pas. Elle vit bien l'intérêt qu'Eudes lui portait et cela la blessa de refuser ses avances, mais que pouvait-elle faire ? En vérité, être une des femmes les plus puissantes de France lui importait peu, ce qu'elle désirait par-dessus tout, c'était de s'unir à un seigneur breton.
Cela faisait près d'une semaine que le duc de Bourgogne résidait à Suscinio, aux côtés de Yolande de Dreux et d'Alix. Eudes et cette dernière s'étaient retirés dans un renforcement des hauts remparts qui donnaient sur le bras de mer et une grande partie du vannerait. Le jeune homme pris les mains de sa belle entre les siennes et la jolie rousse ne put que rougir. Elle n'était pas habituée aux marques d'affection masculine, excepté celles de son frère, mais cela n'avait rien de semblable.

« Alix, ces quelques jours près de vous m'ont semblé bien doux et je me dois de vous demander quelque chose. Seriez-vous prête à me suivre en mes terres de Bourgognes afin que je m'unisse à vous entant qu'époux ? »

La jeune fille garda pendant quelques secondes un regard fixe sur celui qui pourrait devenir son mari grâce à un seul petit mot. Mais, aucun son ne sortit de sa bouche. La rage qui consumait Eudes l'effrayait tout autant que de quitter ses proches et sa Bretagne. Elle détourna ensuite son regard, ses joues en feu et dégagea ses mains de celles d'Eudes. Non, décidément, cet homme n'était pas faite pour elle.

« Je … je ne puis. »

Un long silence s'ensuivit. Alix sentit le désarroi d''Eudes et un sentiment de culpabilité lui serra le cœur. Or, son choix était fait et il y a bien une chose qu'elle avait apprise après toutes les épreuves que la vie lui avait infligées, c'était qu'on ne revenait jamais en arrière. Le duc de Bourgogne se leva, quelque peu désorienté par la réponse de la rousse.

« Mais, enfin pourquoi ?! Ne vous ai-je pas maintes fois répété que je serais bon avec vous ? Que je vous traiterais comme une égale .  Savez-vous au moins combien de femmes rêveraient d'être à votre place ?»

Alix se sentit à la fois vexée par les propos d'Eudes, mais compris à quel point l’orgueil de ce jeune homme était touché. Elle osa de nouveau le regarder et attendit un moment avant de prendre la parole. Elle se demandait pourquoi tout le monde la prenait autant pour une idiote. Oui, elle savait que ce mariage était une vraie opportunité pour les ambitions de sa mère et de son frère et pour elle également.

« Je sais bien ce que vous m'avez promis, mais je ne suis pas prête à quitter ma famille et ma Bretagne pour vivre dans une terre que je ne connais point. Mais si vous voulez bien attendre, alors peut-être qu'un jour je pourrais vous donner une réponse qui vous satisfera. »

Courroucé, Eudes se leva d'un bon et Alix en sursauta. Ses grands yeux clairs suivaient ses moindres faits et gestes.

« Eh bien soit, je repars sans tarder si ma présence et mes origines vous indisposent à ce point. Au revoir ma dame. »


Il lui tourna le dos et s'en alla sans demander son reste. Alix se mordit la lèvre et tourna son regard vers les terres qui étaient les siennes. Elle se doutait qu'elle allait subir les foudres de sa mère, mais cette dernière avait tant de fois dirigé sa vie que pour une fois la jeune Alix voulait décider pour elle-même.



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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Dim 31 Mai - 20:36

Ta fiche est super ma belle
J'aime déjà cette petite Alix
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Alix de Bretagne
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Dim 31 Mai - 20:46

Merci beaucoup !
Contente qu'elle te plaise !!!

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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Lun 1 Juin - 1:03

la belle Alix
j'adore ta fiche
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Lun 1 Juin - 9:00

J'aime aussi beaucoup Alix !** Elle promet en rp !**
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MessageSujet: Re: alix + i'm not a piece anymore Lun 1 Juin - 16:18

Merci les filles, vous aussi vous avez des persos de fifou

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