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 ♔ LA FEODALITE

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La Malédiction
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MessageSujet: ♔ LA FEODALITE Lun 13 Avr - 11:06



La féodalité.


Le terme de « féodalité » ne date pas du Moyen Âge. L'usage l'a imposé aux historiens à partir du XVII pour désigner un ensemble d'institutions basé sur des liens de dépendance entre un seigneur et un vassal et sur un lien matériel (le fief) qui caractérise le régime politique et social d'Europe occidentale du Xème au XIIIème siècle : hiérarchie de dépendants, hiérarchie des terres, hiérarchie et émiettement des pouvoirs. Cependant c'est ce système sociétal a continué bien après le XIIIème, d'une manière différente ceci-dit

HOMMAGES ET SERMENTS VASSALIQUES

- Une hiérarchie d'égaux -
« D'abord, ils firent les hommages… Le comte demanda au futur vassal s'il voulait devenir son homme sans réserve, et celui-ci répondit : “Je le veux”. Puis, ses mains jointes dans celles du comte, qui les étreignait, ils s'allièrent par un baiser… Celui qui avait fait hommage engagea sa foi par ces mots : “Je promets en ma foi d'être fidèle à partir de cet instant au comte et de lui garder contre tous et entièrement mon hommage, de bonne foi et sans tromperie”. Il jura cela sur les reliques des saints. » Le vassal devient généralement le sujet de son seigneur après la cérémonie de l'adoubement.
Bien qu'il devienne son homme et lui engage sa foi, le vassal continue à agir librement, c'est de son propre arbitre que le vassal devient le sujet de son seigneur, mais il n'est pas pour autant son esclave. On peut parler d'un véritable rapport familial entre les deux hommes qui les remet à égalité. Cet hommage exclut les paysans.

- Droits et devoirs -
En un seigneur et son vassal, il existe des droits et des devoirs. Le seigneur protège son vassal autant militairement qu'économiquement par l'octroi d'un fief. Or, certains vassaux n'ont pas de fief et sont seulement hébergés et entretenus au château. Le vassal quant à lui doit aider de façon militaire et/ou financière son seigneur et le conseiller en résidant à sa cour. Cependant ces relations sont codifiées.

LE LIEN RÉEL : LE FIEF

- Une terre et ses droits -
Il ne faut pas penser qu'un fief est forcément une possession importante en taille. Un fief est avant tout une terre avec ses droits et il peut aller du royaume au village ou encore jusqu'au simple moulin. Le point à retenir est que le fief est avant tout une propriété appartenant au seigneur dont le vassal a besoin pour vivre.
Bien que le fief serve au départ à usage purement individuel, il est devenu progressivement héréditaire. En effet, à la mort du seigneur, le vassal devait prêter serment à un nouveau seigneur et ainsi de suite.
Le fief tend alors à devenir une terre comme les autres qu'on put vendre ou/et partager avec l'accord de son seigneur et en le dédommageant. Cependant, si le vassal ne remplit pas ses obligations, le seigneur peut lui confisquer le fief, c'est-à-dire prononcer la commise du fief.

- De l'alleu au fief -
Lors de l'adoubement, les futurs vassaux doivent donner à leur futur seigneur les terres qu'ils tenaient en alleu (c'est-à-dire en pleine propriété). Après la cérémonie, ce dernier leur rend ces mêmes terres, mais elles sont devenues des fiefs. Au fur et à mesure que les liens d'homme à homme se multiplient dans l'aristocratie, les alleux disparaissent, tandis que les fiefs deviennent de plus en plus nombreux.

LA NATURE DU LIEN FEODO-VASSALIQUE

On voit souvent la féodalité schématisée sous forme de pyramide. Or, cela est contraire au principe même de la féodalité qui veut que le seigneur et le vassal soient égaux. Le double aspect (personnel et matériel) du lien féodo-vassalique assure la cohésion du groupe au sein duquel il s'est répandu.
Les vassaux ont en général plusieurs seigneurs, et tiennent un ou plusieurs fiefs de chacun d'eux. Cela permet la création d'un réseau aux mailles serrées. Tardivement se crée l'institution de la ligesse : le seigneur lige, recevant l'hommage lige, aurait priorité sur les autres ; mais la riposte a été la multiplication des hommages liges, comme il y avait eu multiplication des hommages simples.

ARISTOCRATIE ET FÉODALITÉ

Au Xe siècle, seuls les comtes, les châtelains et les membres de leur lignage se considèrent comme nobles. Ils sont unis par les mariages et les alliances : les « grandes » familles représentent à la fois un capital et une assurance politique.
La possession de terres (donc de fiefs) est importante pour demeurer un membre de l'aristocratie, de même que posséder et entretenir un château qui permet de rester au sommet de celle-ci. Le fief devient alors rapidement héréditaire, les familles châtelaines et chevaleresques tendent à se constituer en lignages qui se transmettent de père en fils aîné. Au lieu de multiplier les alliances, on va alors les restreindre, avec l'approbation de l'Église.
Les chefs des lignages vont alors pouvoir augmenter leur pouvoir et leur possession, grâce notamment au mariage, mais également aux places restées vacantes à la cour ainsi que les fiefs encore disponibles. Montant dans l'échelle sociale, ils s'agrègent à la noblesse. Avec eux, « chevalerie » devient synonyme de « noblesse », « fief » de « terre noble ».

ÉGLISE ET FÉODALITÉ

- La collaboration de l'Église -
Au commencement du système féodal, l'attitude de l'Église à son égard est assez ambiguë : les hommes d'Église dirigeants et les membres de l'aristocratie appartiennent aux même familles, au même groupe social, même si leurs intérêts peuvent diverger.
Longtemps les clercs formés dans l'Empire carolingien ont cru que noblesse et Église pouvaient ensemble maintenir l'ordre du monde. Les domaines de l'Église sont alors mis à contribution pour aider différentes familles et sont même parfois transmis d'oncle en neveu ou encore de père en fils (les prêtres mariés n’étant pas rares). Il faut soutenir à tout prix rois et princes, dont les ressources s'épuisent, à recruter des vassaux et à entretenir des bandes guerrières : d'eux dépend la survie de la chrétienté.

- L'action des « réformateurs » -
Or, certains clercs pensèrent que l’Église et la foi chrétienne allaient se perdre dans cette collaboration avec la noblesse. Ils voulaient une Église forte, indépendante et donc radicalement séparée de ce système féodal. Accédant aux postes clés de l'Église grâce à des princes convaincus (et aux empereurs germaniques), les « réformateurs » passent à l'offensive.
Pour préserver cette coupure entre Église et féodalité, les prêtres doivent demeurer célibataires et les mariages sont strictement réglementés. Le célibat des prêtres, permet alors à l’Église de se garder des alliances matrimoniales, cruciales pour l'aristocratie. Le mariage entre cousins est prohibé, l'homme doit sortir du clan familial pour chercher une épouse ; divorce, bigamie et adultère sont durement punis ; les parrains et marraines d'un même enfant sont eux aussi interdits de mariage.

MONARCHIE ET FÉODALITÉ

Les monarchies féodales profitent de ce système pour imposer le roi entant que maître suprême du royaume, ce qui oblige les seigneurs possesseurs de fiefs à venir lui rendre hommage. Ainsi, l'armée royale doit être celle de tout le royaume, la justice et le droit du roi doivent être supérieure à tout autre. La force des monarchies féodales vient de leur capacité à utiliser à leur profit les institutions féodales elles-mêmes.
Philippe-Auguste modifiera les règles de transmission des fiefs : quand un fief était partagé entre deux frères, le premier prêtait seul hommage au seigneur, le second prêtant hommage à son aîné (système du parage). Cette pratique, qui multipliait les intermédiaires, est désormais interdite : chaque frère doit faire hommage pour sa part au seigneur. Bien que ce nouveau système, profite à tous les seigneurs, il profitera avant tout au roi de France. Ce dernier n'hésitera pas non plus à utiliser la commise contre le roi d'Angleterre Jean sans Terres.
En effet, les différents rois d'Angleterre sont vassaux des différents rois de France et ils doivent leur prêter hommage pour le duché de Guyenne/Aquitaine et le comté de Ponthieu. Cette relation est à l'origine de plusieurs conflits entre les deux nations, car de ce fait le roi d'Angleterre est donc inférieur au roi de France.

Les rois vont peu à peu ne plus demander l'aide de leurs vassaux, mais faire appel à l’aide de tous leurs sujets : concept et pratique nouveaux, qui fondent à la fin du xiiie siècle un nouveau type d'État, une nouvelle société politique.

Ainsi, dans la mesure même où la féodalité s'est constituée contre l'État, elle décline à mesure que celui-ci se renforce. En fait, à partir de 1500, elle ne fait que se survivre dans un monde nouveau.


Rédigé par Eris
Source : Encyclopédie Larousse et Wikipédia

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