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 Jeanne ♞ Growing strong (terminée)

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Invité

MessageSujet: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Ven 15 Mai - 21:00



Pseudo Web : morloki
Age : c'est bien la question à ne pas demander  
Où avez-vous trouvé LRM ? : prd  
Comment le trouvez-vous ? :    
Votre personnage est-il historique ou fictif ? historique   
Crédits images : tumblr, chevalisse, addy
Jeanne d'Avesnes

Woman? Is that meant to insult me?

Age : 21 ans
Date & Lieu de naissance : Née en terres valoises au printemps de l'année 1294. La date exacte est inconnue.
Situation amoureuse : mariée depuis 10 ans à Guillaume d'Avsesnes, et malgré des débuts difficiles et un mariage quelque peu houleux, elle est éprise de son époux. Ensemble, ils ont 5 enfants : Jean, Guillaume, Marguerite, Philippa et Jeanne
Métier : comtesse de Hainaut, Hollande et Zélande
Allégeance : son cousin, le Roi de France, bien que sa loyauté va avant tout envers son époux et les Avesnes
Groupe : Les Maudits
Caractère : Pieuse - Entière - Empathique - Impérieuse - Douce - Miséricordieuse -   entêtée - jalouse - méfiante - fière - maternelle - généreuse - loyale - blessante avec ses paroles, parfois malgré elle
Avatar : Eleanor Tomlinson

Que pensez-vous de la malédiction ?  La malédiction... Un mot qui, même lorsqu'il est murmuré, suffit pour faire trembler les plus grand du royaume. Et comment pourrait-il en être autrement ? Une partie de cette malédiction s'est déjà réalisée : la mort de notre bien-aimé Roi, de Sa Sainteté le Pape et de Sieur de Nogaret en moins d'un an suivant cette terrible malédiction sont bien la preuve d'une intervention surnaturelle. Mais dire que cette dernière est réelle, ne voudrait-ce pas dire que le pire est encore devant nous ? "Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races". Ces mots me hantent, et je ne puis m'empêcher de me demander : est-ce toute la race de Saint Louis qui est touchée par cette malédiction ? Et dans ce cas, mes enfants et moi sommes nous également condamnés à subir le même sort que le feu Roi mon oncle ? Chaque jour, je prie Dieu pour qu'il nous protège de la vengeance de cet hérétique, tout en lui demandant de pardonner ce côté sombre en moi qui espère que seuls les enfants du Roi de Fer et leur descendance soient damnés... De telles pensées me font honte, puisqu'elles sont indignes d'une bonne chrétienne... mais j'ai beau les chasser de mon esprits, elles ne tardent jamais à revenir. Mieux eux que nous.

Qu'êtes vous prêts à faire pour votre camp ?  Mon camps... Parfois, j'ai bien du mal à définir où celui-ci me situe. D'un côté, il y a mon père, l'homme auquel je dois obéissance comme il ne cesse de me rappeler lorsqu'il désire une fois de plus d'orienter mes agissements vers un chemin plus favorable à sa famille. Et de l'autre, il y a mon époux que j'ai l'impression de trahir à chaque fois que mon père me demande d'influencer les décisions de celui-ci de manière à ce qu'elles soient favorables à lui, Charles de Valois, fils de Saint Louis et Prince de France. Et je dois avouer qu'avec le temps, je suis de plus en plus réticente à agir en faveur de mon père : après tout, n'est-ce pas en partie à cause de lui que je dois craindre la terrible malédiction lancée par Jacques de Molay ? De part ma naissance, j'appartiens au clan des Valois, voilà une chose indéniable... Seulement, en changeant de nom, ma loyauté a également changée de camps. Et si je serais toujours prête à agir en faveur de ceux qui partagent mon sang, et ce surtout pour mes frères et soeurs, je pense désormais en priorité aux intérêts des Avesnes et des comtés qui un jour reviendront - si Dieu le veut - à mon fils Jean. Et pour cette dernière cause, je suis prête à tout, y compris à m'aventurer dans le monde des intrigues, un chemin que j'ai jusque là pris grand soin de l'éviter. Je ferais ce qui est nécessaire pour protéger mes enfants, mon époux et nos terres. Et je réussirais, car je suis la fille de Charles de Valois.




Dernière édition par Jeanne d'Avesnes le Ven 12 Juin - 21:31, édité 10 fois
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Invité

MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Ven 15 Mai - 21:02



Childhood is a short season.

1 3 0 5 ,         a u       d o m a i n e        d e s       V a l o i s


Elle se tenait sur les remparts du château familial, les cheveux flottant dans le vent. De temps à autre, des voix provenant de la cour du château s’élevaient jusqu’à elle. Depuis combien de temps se tenait-elle ici ? Elle était bien incapable de le dire.  Le vent froid caressait la peau de l’adolescente, la faisant frissonner, et pourtant, elle ne bougeait pas, comme hypnotisée par le spectacle de la nature qui s’offrait devant elle. « Je savais que je vous trouverez ici. » La jeune femme n’avait pas besoin de tourner la tête pour savoir qui était venu briser sa solitude. Cette voix qui venait de la ramener à la réalité, c’était celle de sa belle-mère, Catherine de Courtenay, la femme qui avait pris la place de sa propre mère après que cette dernière soit morte en couche six années auparavant. Mais peu importe à quel point elle appréciait en temps normal la compagnie de sa belle-mère, en ce moment, elle avait bien du mal à ne pas soupirer. Pourquoi était-elle venue ? Pourquoi ne pouvait-elle pas la laisser seule, le temps qu’elle se fasse à la nouvelle que son ère lui avait fait annoncer peu auparavant ? « Vous semblez bien songeuse. Est-ce à cause de la nouvelle de vos fiançailles? » Si les paroles de sa belle-mère ne suffisaient pas pour sortir l'adolescente de son mutisme, elles avaient au moins pour effet que pour la première fois depuis que Catherine l'avait rejoint, Jeanne semblait réellement prendre connaissance de sa compagnie. Et même d'interagir, bien qu'il s'agissait uniquement d'un léger mouvement de tête. Ce n'était finalement que quelques minutes plus tard qu'elle finit par enfin rompre le silence. Jamais auparavant n'avait-elle eu besoin de tant lutter pour garder sa continence et pour ne pas éclater en sanglots. Comment avouer à sa belle-mère que l’idée d’un tel mariage la terrifiait ? Bien sûr, un jour où l’autre, elle devait quitter le foyer familial pour aller vivre aux côtés de l’époux que son père choisirait pour elle. C’était là le sort de toutes les femmes. Et pourtant, même si on l’avait préparé dès le plus jeune âge à son futur rôle d’épouse, elle n’avait jamais songé à ce que ce départ puisse lui sembler aussi difficile. « Je... j'ai peur. » finit-elle par avouer, sans pour autant oser regarder la femme qui l'avait élevé durant ces dernières années. Voilà, c'était dit, et sans doute que Catherine n'allait pas tarder à lui expliquer qu'un tel comportement était indigne d'un membre de la puissante famille de Valois. Sans doute allait-elle même rajouter qu'elle pensait l'avoir bien mieux éduqué que cela. Et pourtant, à la place d'une réprimande, ce fut une main qui se posait tendrement sur l'épaule de Jeanne, l'obligeant à pivoter pour faire face à sa mère adoptive. Sans dire un mot, l'Impératrice titulaire de Constantinople se baissa pour avoir son visage en face de celui de sa belle-fille. « Nous avons tous un rôle à jouer, Jeanne, et celui-ci nous a été attribué par Dieu bien avant notre naissance. Les doigts de la Dame de Valois caressaient tendrement les joues de la fillette, essuyant les larmes qui y coulaient. Ce n'était qu'au bout d'un temps de silence qu'elle reprit : Nous devons tous faire confiance en notre Seigneur et agit de sorte à faire honneur à notre famille... mais cela ne signifie pas forcement qu'on ne peut pas avoir peur des épreuves qui se dressent devant nous. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Catherine, alors qu'elle continuait : Et Dieu sait que j'ai moi aussi craint le jour de mon mariage. Mais voyez-vous Jeanne, le plus important est que nous parvenons à surmonter cette peur, et affrontons les épreuves que Dieu à choisi de nous imposer avec autant de dignité que possible. Et puis d'après ce que l'on entend, votre futur époux est un jeune homme fort agréable. » Si ces paroles avaient été destinées à rassurer la fillette, elles avaient clairement ratées leur but : certes, la tendresse dont faisait preuve sa belle-mère avait réussi à sécher les larmes de la fillette, mais la peur était toujours aussi présente dans son regard. « Que se passera-t-il si je ne lui plais pas ? » Sa voix était basse, à peine audible, alors qu’elle s’efforçait à éviter le regard de sa belle-mère. Comment avait-elle pu oser poser une telle question qui semblait aller à l’encontre de tout ce qu’on lui avait appris ? Après tout, elle devrait être heureuse à l’idée d’une telle alliance, au lieu de se poser des questions qui finalement n’avaient pas lieu d’être. « Je doute qu’il y ait un homme sur terre qui ne serait pas heureux à l’idée d’avoir une épouse comme vous Jeanne. » La voix de la Catherine était douce, presque amusée même, et pourtant, ses paroles n'arrivaient pas à rassurer la fillette brune.  « Mais... je ne peux pas partir. Je ne peux pas laisser Marguerite seule. Elle a besoin de moi...  » Si jusqu'à maintenant, Jeanne avait essentiellement pensé à elle-même, elle venait de remarquer que les nouvelles de ses fiançailles n'allaient pas chambouler uniquement sa vie à elle. La mort de sa mère biologique six années auparavant l'avait chamboulé, mais cela avait été encore plus vrai pour Marguerite qui n'avait plus jamais été la même après cet événements. Depuis ce jour, Jeanne avait fait de son mieux pour prendre soin de sa cadette, de la protéger, que ce soit de leur jeune frère, cette peste de Charles, ou même occasionnellement de leur père... bien que vis-à-vis de ce dernier, la seule chose qu'elle parvenait à faire, c'était de détourner sa colère de Marguerite pour la porter sur elle-même. Mais si elle partait, qui prendrait sa place ? Qui resterait pour protéger Marguerite ? Qui ne ferait ne serait-ce qu'essayer de comprendre la plus jeune fille de Marguerite d'Anjou ? Tout le monde - ou plutôt, les rares personnes au courant de son existence - la croyaient folle... « Votre inquiétude vous fait honneur Jeanne, mais n'ayez crainte, je prendrais soin de votre soeur comme je l'ai toujours fait. Vous n'avez pas de crainte à avoir à ce sujet. » Les doigts de l'impératrice titulaire de Constantinople parcouraient tendrement la joue de l'adolescente. « Je le promets. »





Dernière édition par Jeanne d'Avesnes le Ven 12 Juin - 21:30, édité 2 fois
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Invité

MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Ven 15 Mai - 21:02



On ne nait pas femme, on le devient.

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Guillaume,
19 mai 1305, à Chauny

Le regard de la jeune femme balaya l’assemblée, tous ces gens qui assistaient au banquet tenu en honneur du mariage du Comte de Hainaut, de son propre mariage. Parmi toute l'assemblée, il n’y avait pas que très peu de personnes qu’elle connaissait, et encore moins qui s’intéressaient à l'air absent, voir même apeurée de la jeune mariée ou au fait que les pieds de la fillette ne touchaient même pas le sol alors qu'elle était assise à la grande table aux côté d'un parfait inconnu auquel elle était désormais liée à vie. Bien que tentant de garder une certaine dignité, Jeanne ne put s'empêcher de chercher sa belle-mère du coin des yeux. Dire qu'elle se sentait complètement perdue, dépassée par les événements aurait certainement été un euphémisme. Jusque là, elle avait mené une enfance protégée au sein de sa famille, constamment accompagnée par sa petite sœur, au sein de la résidence principale de sa famille. Ce mariage l'arrachait donc à tout ce qu'elle connaissait, et à vrai dire, cela l'inquiétait, même si elle tentait de ne pas montrer sa peur. Le regard curieux de la mariée se posa alors sur son époux. Il était jeune, quelques années plus âgé qu’elle, et plutôt agréable à regarder. Sur ce point au moins, on ne lui avait donc pas menti. Et pourtant, la jeune femme se sentait tout simplement intimidée par cette union. Elle avait entendu pas mal de choses au sujet de cet homme, et plus elle en avait entendu parler, plus elle avait redouté ce mariage. Déjà avant de le rencontrer en personne, elle avait pensé ne jamais pouvoir s'entendre avec son époux, non, elle en était même persuadée. Et maintenant qu’elle se trouvait à ses côtés, elle se demandait si les récits qu’elle avait pu entendre à son sujet correspondaient vraiment à la réalité… Ce n’était qu’une fois qu'elle aperçut le sourire que l'homme lançait à une femme assise un peu plus loin dans l'assemblée que la fillette tourna la tête, faisant mine de s’intéresser à son assiette pour cacher le gêne qui venait de l'envahir.

Philippa,
mai 1305, à Chauny

Elle se tenait là, la tête baissée et le cœur palpitant, tentant d'éviter à tout prix le regard d'acier de la personne qui se tenait en face d'elle. Sa belle-mère, Philippa de Luxembourg, qui était à ce moment-là certainement la personne la plus intimidante que Jeanne n'avait jamais croisé. Et même si pendant un bref instant, la jeune aristocrate avait espéré que sa nouvelle belle-mère prendrait une place dans sa vie semblable à celle qu'avait occupée l’Impératrice titulaire de Constantinople, elle avait comprit au moment-même où le regard glaciale de la Dame de Hainaut s'était posé sur elle que cela n'arriverait jamais.

Au bout de plusieurs minutes que Philippa de Luxembourg brisa enfin le silence, et alors résonnait dans la pièce une voix aussi froide que le regard qu'elle lançait à sa belle-fille. "Elle est petite." Une simple remarque, rien de plus, et pourtant, ces quelques mots suffirent eurent l'effet d'une gifle pour la fillette. "En effet, ma Dame. Mais n'est-ce pas là une tare dont on peut espérer qu'elle s'efface avec l'âge ?" La voix de la dame de parage était bien plus douce, compatissante même, mais elle n'eut à peine le temps de finir sa phrase que la la mère du comte de Hainaut ne reprit sa tirade. "Et on ne peut certainement pas dire qu'elle est d'une grande beauté..." Jeanne avait bien du mal à contenir ses larmes face à cette humiliation qui pourtant ne faisait que commencer. Peut-être que si elle aurait été moins jeune, moins candide, aurait-elle comprit que ces paroles n'avaient rien de personnelle et qu'elles étaient uniquement fondées sur une vieille rancune qu'éprouvait la veuve envers Charles de Valois. Une douzaine d'années auparavant, c'était justement ce dernier qui, à la tête d'une armée, était venu s'opposer au feu comte de Hainaut, qui, selon les dires, aurait amélioré ses revenus en pillant des églises placées sous la protection du Roi de France. Pour Philippa, cette histoire n'avait été qu'une calomnie de plus lancée des Dampierres à l'égard des Avesnes, et aurait rapidement été oubliée... si ce Prince prétentieux - comme elle aimait l'appeler -  ne lui aurait pas donné consistance en débarquant avec une partie l'armée française, ternissant ainsi le nom des Avesnes.  "... mais je suppose que cela est bien secondaire lorsqu'on porte le nom de Valois. De toute manière, j'imagine que nous n'avons plus d'autre choix que de nous en accommoder." Ayant visiblement dit tout ce qu'elle avait sur le cœur, la veuve se leva. Arrivée à la porte, elle jeta un dernier regard à sa belle-fille qui se tenait toujours au même endroit, le regard rivé au sol. "Pour l'amour de Dieu, lève la tête enfant. Une d'Avesnes ne baisse jamais les yeux." Sur ces mots, la Dame de Hainaut quitta la pièce, abandonnant sa belle-fille qui luttait toujours contre les larmes.


Alida,
janvier 1306, au château d'Avesnes
"Demande à Pierre de seller ma jument." Sur ses mots, la jeune comtesse congédia la servante, non pas sans remarquer que cette dernière était bien loin de presser son pas pour exécuter l'ordre de la jeune maîtresse de maison. Et si au début, un tel comportement avait eu tendance à énerver Jeanne, elle avait appris avec le temps qu'il fallait mieux passer outre. Après tout, à quoi bon que de se batailler avec les serviteurs, quand le problème résidait ailleurs ? Quand elle était le problème ? Un soupire échappait des lèvres de la jeune fille alors qu'elle traversait les couloirs du château. Combien de fois les trois filles aînées de Charles de Valois avaient-elles pu rêver de leur vie futur en tant que châtelaine ? Et pourtant, maintenant qu'elle l'était, elle devait avouer que ses rêves avaient été très très loin de la réalité. Jamais elle ne s'était imaginée devoir vivre au côté d'un époux indifférent qui ne lui adressait la parole uniquement lorsque l'étiquette l'exigeait, ou même de la maîtresse de celui-ci qui jouait à la châtelaine sans que personne n'y voie la moindre objection. Si ce n'était la mère du comte, mais celle-ci passait bien peu de temps à la cour de son fils, préférant se retirer dans sa propre résidence.

Un soupire échappe des lèvres de la jeune fille. Jamais ne s'était-elle sentie aussi seule et perdue que depuis son mariage. Ses sœurs lui manquaient atrocement, tout comme Philippe... et même le détestable Charles, d'une certaine manière. Mais sa famille était désormais loin, et les lettres ne se faisaient que trop rare à cette période de l'année. Sa seule lueur d'espoir semblait être la présence de Jean d'Avesnes, qui semblait bien être la seule personne dans ce château qui remarquait sa présence. Parfois, il lui arrivait même de se demander comment sa vie aurait été si au lieu d'épouser l'aîné, elle aurait été mariée au cadet... 'Certainement aurais-je été plus heureuse.' Une pensée qui fit monter le rouge aux joues de Jeanne. Peut-être était-elle indigne de la place que Dieu avait prévue pour elle...

A peine était-elle arrivée dans la cours du château que des rires attirèrent son attention. Un peu plus loin se tenait justement la femme que Jeanne avait tendance d'accuser d'être la source de ses maux : Alida. Les mains posées sur son ventre rond, elle était entourée de dames de la petite noblesse. A peine le groupe avait-il aperçut la jeune comtesse, et si les compagnes d'Alida avaient au moins la décence de faire une révérence devant la châtelaine, cette dernière se contentera d'un signe de tête à peine visible, avant de murmurer quelque chose à ces dernières pour raviver les rires de ces dernières et de s'éloigner. "Il est temps que Guillaume honore enfin ses devoirs d'époux. Cette masquerade a assez durée." La voix de sa belle-mère à ses côtés fit sursauter Jeanne. A en juger du visage de la veuve, dont le regard était toujours fixé sur la maîtresse du comte, ces mots n'avaient pas été destinés à être prononcé à haute voix.

Le lendemain soir, Guillaume visitait pour la première fois la lit de sa jeune épouse. Une tâche qui semblait visiblement lui peser à en juger par la quantité d'alcool qu'il avait cru bon d'ingérer auparavant...




Dernière édition par Jeanne d'Avesnes le Jeu 11 Juin - 20:29, édité 4 fois
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Invité

MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Ven 15 Mai - 21:03



Family. Duty. Honor.

1   3   0   8      à       a   u   j   o   u   r   d   '   h   u   i


Isabelle,
1308, au château d'Avesnes


Avesnes, septembre 1308

Ma très chère Isabelle,
bien du temps s'est écoulé depuis ma dernière lettre, et je ne puis vous dire à quel point je me languis de votre compagnie. Mais malheureusement si je vous écris aujourd'hui, ce n'est pas dans le seul but de vous exprimer à quel point vous me manquez, mais bien pour vous faire part de bien tristes nouvelles. J'ignore si un messager vous a également porté ce funeste message, mais notre plus jeune frère, Jean, est mort il y a à peine quelque jours d'une fièvre estivale... où du moins, cela est ce que le messager a dit.
Le grattement du stylo sur le papier s'interrompit, tandis que le regard de la jeune femme se perdit au loin. Une larme coula lentement le long de sa joue, avant de tomber sur le parchemin. Si cette mort la touchait tant, ce n'était pas parce qu'elle avait été particulièrement attachée à ce demi-frère cadet. Au contraire, elle ne l'avait à peine connu : il avait seulement eu trois ans lorsqu'elle avait quitté la maison familiale pour épouser Guillaume d'Avesnes, et depuis elle n'avait fait que l'entrapercevoir à quelques rares reprises. Non, si Jeanne avait bien du mal à contenir ses émotions, c'était parce que cette mort lui rappelait celle de sa belle-mère, Catherine de Courtenay. D'abord la mort bien trop rapide de la femme qui avait toujours fait de son mieux pour remplir le rôle de mère, puis ce remariage étrange et hâtif de son père avec cette Mahaut de Châtillon, et maintenant la mort du fils unique de Catherine, si peu de temps après... Cela semblait tout simplement trop pour être une simple coïncidence. Essuyant ses larmes, la jeune femme reprit l'écriture de sa lettre.
Sans doute devrions-nous trouver réconfort dans la pensée qu'il est maintenant assis près de Dieu, en compagnie de sa mère bien-aimée... Oh, ma douce sœur, je sais que je ne devrais jamais parler d'une telle chose, et encore moins la mettre par écrit, mais depuis que l'on m'ait appris la mort de notre frère, je ne puis arrêter de penser que trop d'événements étranges se soient produits dans notre famille en l'espace de si peu de temps. Est-ce vraiment une coïncidence, ou quelqu'un tenterait-il de forcer la main de Dieu ? Ma chère Isabelle, je suis sincèrement désolée de vous mêler à tout cela, mais j'ai besoin de confier ces doutes à quelqu'un, et vous êtes bien la seule personne qui ne me croira pas folle.
Les pleurs d'un bébé attirèrent l'attention de la jolie brune, l'obligeant à interrompre une fois de plus la rédaction de la lettre. Soupirant, la jeune femme se leva pour prendre son fils dans les bras. « Toi, tu as hérité de ton père. Tu sais déjà parfaitement choisir tes moments. » répliqua-t-elle avec tendresse. Non seulement le nourrisson avait rappelé sa présence à sa mère, mais il lui rappelait également que le bien dans sa vie prévalait largement les mauvais côtés. Car si au départ, Jeanne avait eu bien du mal à se faire une place au sein de la famille des Avesnes, la situation avait bien évolué au cours des années. Non seulement avait-elle donné naissance à deux beaux petits garçons depuis, le petit Jean, maintenant âgé de presque deux ans, et le petit Guillaume qu'elle tenait dans ses bras en ce moment même, et qui n'allait pas tarder à fêter son premier anniversaire. Mais en plus, son mari qui s'était montré si distant, et qui l'avait toujours traité bien plus comme une invitée gênante, commençait à se montrer de plus en plus attentionné à son égard. Non, elle n'avait pas la moindre raison de se plaindre de sa vie : au contraire, elle s'évanouissait pleinement dans sa nouvelle vie de comtesse, d'épouse, et surtout de mère. Sans doute devrait-elle se montrer heureuse, et même reconnaissante pour la vie qu'elle menait, mais depuis qu'elle avait appris la mort de son plus jeune frère, une ombre semblait s'être posée sur ce bonheur. Pourquoi ce mauvais pressentiment ? Était-ce parce que la douleur de la perte de sa belle-mère était toujours trop présente dans son esprit, ou tout simplement parce qu'elle n'avait jamais réellement apprécié la femme qui avait pris la place de cette dernière auprès de son père, Charles de Valois ? Une fois de plus, ce fut son fils qui la ramena à la réalité, tirant  sur le collier de sa mère. « Je crois qu'il est temps de t'emmener auprès de ta nourrice, ne penses-tu pas ?» D'un geste tendre, elle embrassa son fils sur le front, tout en défaisant son emprise du bijou. « Mais avant... » Attrapant le parchemin, la jolie brune s'approcha de la cheminée, et, après un bref instant d'hésitation, jeta la lettre qu'elle venait d'écrire. Pour son bien, et surtout celui de sa famille, elle ne pourrait jamais mettre ses doutes sur papier... encore moins s'ils s'avéraient fondées. Elle ne pouvait en parler à personne.


Jeanne jr.,
1315, au château d'Avesnes

Des bruits de sabots résonant dans la cours du château tirèrent la comtesse de Hainaut de son sommeil agité. Dehors, les ténèbres de la nuit régnaient toujours, alors qui pouvait bien causer un tel remuement ? Peut-être était-ce un messager de Guillaume ? A peine cette pensée avait effleurée l'esprit de la jeune comtesse qu'elle était déjà assise dans son lit, cherchant de quoi se vêtir convenablement pour accueillir le porteur de nouvelles. Et comme toujours lorsque son époux était en guerre - en occurrence, il se battait en Flandre aux côtés du Roi de France - elle se languissait d'avoir de ses nouvelles... tout comme elle les redoutait. Qu'arriverait-il si un jour, au lieu d'apporter une lettre ou des nouvelles de la part du comte apportait la nouvelle de la mort de ce dernier ? Faisant le signe de la croix, la jolie brune chassait rapidement cette idée de son esprit. Non, il ne pouvait pas être mort... elle le sentirait.

Elle eut à peine le temps d'enfiler sa robe que la porte de leur chambre s'ouvrit, et dans l'ouverture de la porte ne se tenait pas une des servantes pour lui annoncer l'arrivée d'un messager, mais bien le comte en personne. Sans réfléchir, la jeune comtesse combla le peu de distance qui les séparait pour enrouler ses bras autour de son époux. « Vous m'avez manqué. » « Et pourquoi pensez-vous donc que j'ai chevauché une bonne partie de la nuit ? » Des paroles échangés sur le ton du murmure qui eurent pour effet de dessiner un sourire bienheureux sur le visage de la comtesse de Hainaut. Contrairement à ce qu'avaient laissé présager les premières années de leur vie commune, leur mariage avait fini par se transformer en union heureuse, et ce surtout depuis que Jeanne avait réussi à manœuvrer de sorte à ce que sa concurrente ne soit écartée du château et mariée à un de leurs vassaux... qui possédait convenablement des terres bien éloignées des résidences principales de la famille d'Avesnes.

Pendant que la châtelaine envoya une servante quérir de quoi manger à son époux, ce dernier posa délicatement sa grande main sur le ventre de sa femme qui avait commencé à s'arrondir considérablement avant son départ. « Laissez-moi vous présenter votre fille. » Un air fier dessiné sur le visage, elle le conduisit au berceau qui se trouvait près du feu. Maintenant que son époux était de retour, sans doute ferait-elle mieux de demander à la nourrice de prendre le bébé avec elle la nuit... mais pouvait bien attendre demain. Pour le moment, la jeune femme était bien trop occuper à observer l'air émerveillé de Guillaume devant le nouveau-né endormi. Ce n'était certes pas leur premier enfant, et pourtant, Jeanne était toujours aussi surprise que de voir son époux - lui qui montrait que trop rarement ses émotions - s'émerveiller autant devant ses enfants. Et si jusque là, une part d'elle avait craint qu'il lui en voudrait peut-être pour lui avoir donné une fille de plus, ses doutes s'évaporèrent en un seul instant. « A-t-elle déjà un prénom ? » Jeanne se contenta de secouer la tête. L'enfant était né il y avait une dizaine de jours, et bien qu'il soit peu habituel d'attendre aussi longtemps avant le baptême, cette cérémonie avait du attendre le retour des frères d'Avesnes. « Que pensez-vous de Jeanne ?... Puisse-t-elle être aussi belle que sa mère.. » continua le beau brun, tout en détournant son attention du nourrisson pour coller délicatement ses lèvres dans le cou de son épouse. « Je doute que cela ne soit une véritable bénédiction. » répliqua cette dernière, tout en se collant d'avantage à son époux. Après tout, elle ne possédait ni la beauté angélique de sa sœur Jeanne, ni la beauté frêle de Marguerite... Des réflexions qu'elle oubliait bien rapidement sous les lèvres de Guillaume.

Un frappement à la porte vient interrompre l'échange de tendresse : la servante était de retour avec de la nourriture et du vin. Tentant d'installer une conversation, la jeune comtesse aborda le premier sujet qui lui vient à l'esprit : « Parlez moi de l'ost. Nous avons eu que trop peu d'informations ici... »... sans parler que la jeune femme avait eu d'autres préoccupations avec l'accouchement approchant. Non, elle ne voulait pas y repenser. On disait que les accouchements devenaient plus faciles avec le temps, et pourtant, elle avait cru à plus d'une reprise qu'elle risquait bien de ne jamais être en mesure de voir son enfant qui avait décidé de naître les jambes en premier. Qu'elle subirait le même sort que sa mère. Mais Dieu semblait en avoir décidé autrement... pour l'instant.

Prenant une profonde inspiration, la jolie brune tenta de chasser ces pensées de son esprit pour se concentrer de nouveau sur la conversation qu'elle venait d'entamer. Mais un seul regard à son époux suffit pour lui faire comprendre qu'elle avait fait une énorme erreur en abordant le sujet de ce qui devait être connu par la postérité sous le nom d'ost boueux.  « Un échec! Un désastre ! Une honte ! Nous n'avons rien accomplit, si ce n'est toujours nous enfoncer d'avantage dans la boue. Et pendant ce temps, ce maudit Dompierre a du bien rigoler dans son châteaux au sec et avec des vivres à volonté, lorsque notre Roi a décidé que nous devions fuir sans avoir accompli quoique ce soit... » C'était donc la le véritable soucis. Sans doute que la fierté de Guillaume aurait-elle bien mieux digérée de devoir battre en retraire si cela n'aurait point été face à un Dampierre... Cette vieille querelle, encore et encore. Depuis qu'elle était arrivée sur les terres des Avesnes bien des années auparavant, Jeanne avait l'impression de n'entendre que ça. Tôt ou tard, chaque conversation revenait à ce sujet, entraînant bien souvent des disputes au sein du couple, puisque Jeanne était bien incapable de comprendre cette obsession à maintenir de si anciennes querelles. « Espérons qu'il se montrera meilleur Roi que guerrier. » finit-il par conclure, bien que sa voix laissait sous-entendre qu'il en doutait. «  Mais ne parlons plus de cet ost honteux, voulez-vous ? »

Catherine,
quelques semaines plus tard, au château d'Avesnes

« Et assurez-vous de le donner à frère Antoine, et seulement à lui. Nous ne voudrions pas que cet argent soit dilapidé avant qu'il n'arrive aux plus démunis. » S'assurant que sa dame de parage ait bien compris sa consigne, la jeune châtelaine finit par lui tendre une bourse. La jeune femme avait beau soutenir et encourager son époux dans sa lutte contre les abus du clergés, cela ne l'empêchait pas d'accomplir un des devoirs primordiaux de chaque chrétien : aider son prochain. Seulement, au cours des années, elle avait appris à suivre l'argent qu'elle donnait, et surveiller qu'il arrive réellement à bon port. Selon certains, cela relevait sans doute de la méfiance maladive, hérétique même : après tout, ne pas faire confiance à un homme de Dieu, n'était-ce pas douter de Dieu lui-même ? Mais la vie - ou plus exactement, sa belle-mère Philippa - lui avait enseigné qu'il n'existait qu'une petite poignée de personnes à qui l'on pouvait réellement faire confiance. Et sa dame de parage, tout comme frère Antoine, faisaient parti de ce cercle restreint. « Vous pouvez me faire confiance. » « Je sais. »

Pendant un bref instant, la jeune comtesse regardait sa femme de parage et amie s'éloigner, avant de rejoindre à son tour la grande salle, où plusieurs femmes étaient déjà réunies autour d'un jeune troubadour. Une vision qui n'avait rien d'anormal au château d'Avesnes : plusieurs années auparavant, cet homme était arrivé un jour d'hiver, cherchant un toit pour la nuit. Ce jour là, il avait divertit les Avesnes durant le dîner. Et le jour suivant. Et celui d'après. Encore aujourd'hui, Jeanne était bien incapable de dire ce qui l'avait poussé à demander à son époux d'offrir un gîte au troubadour pour qu'il reste avec eux durant les longs mois d'hiver. Peut-être avait-elle vu en lui un remède contre l'ennui, peut-être avait-ce été un caprice de femme enceinte. Peu importait finalement la raison, mais depuis ce jour, il revenait chaque automne au château d'Avesnes, et repartait sur les routes lorsque le temps redevenait plus clément. Un arrangement qui même plusieurs années plus tard arrangeait toujours tous les concernés.

Prenant place au milieu des dames pour profiter à son tour des chansons de son jeune protégé, le regard de la comtesse de Hainaut se posa sur sa demi-sœur Catherine. Jusqu'à ce qu'elle ne rejoigne sa maisonnée quelque temps auparavant, cette fillette - ou devrait-elle dire, l'Impératrice Titulaire de Constantinople ? - avait été une étrangère pour Jeanne. Mais plus elle passait du temps en sa compagnie, plus elle avait l'impression de se reconnaître lors de ses premières années de mariage. Comme sa soeur, elle avait été perdue, dépassée même, par ses nouveaux devoirs en tant qu'épouse, de châtelaine et puis de mère. Peut-être était-ce parce que leurs destins semblaient similaires sur bien des points qu'elle avait invité Catherine à vivre chez elle durant l'absence de son époux, croyant qu'elle pouvait porter soutien et réconfort à sa cadette... Sauf que cette tache s'annonçait bien plus délicate que Jeanne ne l'avait cru. Peut-être qu'avec le temps, elle pourrait effectivement aider sa cadette, mais pour l'instant, elle ne pouvait faire qu'attendre jusqu'à ce que Catherine lui fasse assez confiance pour écouter ses conseils et partager avec elle ce qu'elle avait sur le coeur.






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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 11:06

Ta fiche envoie du paté Jeanne ! **
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 13:07

Contente que ma petite Jeanne plaise J'ai eu peur de trop m'être laissé allé (vu la longueur What a Face )
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 15:52

Oui Jeanne est un super perso et ton histoire envoie du pâté
Nous faudra un lien

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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 16:06

Merci
Et ça sera avec plaisir pour le lien ma belle
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 17:27

Ta fiche est super ma belle ♥️ Il y a quelques petites fautes, mais sinon j'adore les points que tu as développés
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 17:53

Chère soeur
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Lun 15 Juin - 18:34

merci ma "chère" belle-mère

ma soeurettttttttteeeeeeeeeeeeeeeeee
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Mar 16 Juin - 17:10

jeaaanne c'est du lourd ta fiche
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée) Mar 16 Juin - 19:44

Merci cousine
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MessageSujet: Re: Jeanne ♞ Growing strong (terminée)

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Jeanne ♞ Growing strong (terminée)

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