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 D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne)

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Invité

MessageSujet: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Jeu 29 Oct - 23:09

Ma tendre cousine,

Voilà bien des jours que Dieu a décidé de me priver de votre présence réconfortante à mon cœur. Même si seulement quelques jours ont passé depuis la noce de notre suzerain auquel nous étions conviées, jamais l'impression ne me quitte que cela fait plusieurs longues éternités que nous nous sommes rencontrées pour la dernière fois.
Tendre cousine, je vous supplie de ne pas écouter les sombres bruits me concernant et de faire appel aux qualités de votre noble cœur afin d'y trouver la vérité dans les mots que j'écris.
Des personnes dont j'ignore l'identité ont répandu la honte sur votre défunte sœur ainsi que sur ma sœur Blanche et moi-même. Telle est la pure vérité que beaucoup cherchent à cacher car leurs orgueils ne s'en remettraient point : aucune d'entre nous n'a fauté d'un péché aussi mortel en trompant nos époux. Je puis vous le jurer sur les Saintes Écritures et tous les Anges du paradis.
Je sais que ces paroles ne vous seront que d'un maigre réconfort face à l'absence de cette personne adorée. Toutefois, je ne peux que prier pour que celle-ci vous soulage du poids de la question du salut de l'âme de votre sœur. Contrairement à ce qui a été affirmé lors des mois précédents la mort du roi Philippe, Marguerite n'était pas une pécheresse lorsqu'elle s'est présentée devant notre Sauveur.
Seulement, si je suis désormais libre, ceux qui ont terni nos réputations le sont toujours et se fondent sans cesse à travers la masse des humbles et modestes serviteurs de notre suzerain.
Je ne doute point que vous n'ignoriez guère que les sombres accusations ont été accueillis avec beaucoup de joie dissimulée par nombre de seigneurs. Il est donc bien malaisé que de demander justice contre eux.
Je vous demande donc humblement votre aide, ma tendre cousine, afin de réparer l'injustice qui s'est répandu sur nos maisons. Sans vous, je crains que la liste des potentiels coupables demeurent intactes et que les véritables responsables ne soient jamais châtiés à leur juste mérite.
Je prie Dieu pour que vous soyez touchés par ces mots, ma douce cousine. Si vous me répondez à ma missive, confiez-la sans crainte à ce messager. Sa discrétion est à nulle autre pareille et ses allées et venues entre Paris et le comté d'Artois où je me trouve actuellement ne souffriront d'aucun soupçon, je vous le garantis.

Je supplie le Seigneur pour qu'il vous accorde sa clémence dans les affaires que vous entreprenez,

Puissiez-vous m'accorder bientôt le plaisir de vos nouvelles,

Votre cousine,

Jeanne II de Bourgogne
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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Mar 10 Nov - 12:29

Nothing and Everything


Ma très chère Jeanne

Mon cœur se soulève de joie de recevoir enfin un mot de vous, moi qui n’osait le faire de crainte que vous refusiez mon contact. Dieu aura ainsi entendu nos prières communes de compter l’une sur l’autre dans ce moment de désarroi profond.
Je ne peux que vous croirez lorsque vous écrivez votre innocence et celle de ma bien aimé Marguerite. Cela vous paraitra étrange mais je suis certaine qu’elle me visite et manifeste sa volonté d’avoir son honneur lavé de cet ignoble mensonge. Ma jambe, qui vous le savez a été blessé dans notre enfance me fait plus souffrir que jamais depuis son trépas. Je ne puis qu’y voir la main de notre Seigneur pour me faire comprendre qu’il est de mon devoir de rétablir la vérité.
Si je sais que notre nouveau roi avait certainement bien des raisons d’écarte ma bonne sœur du trône ainsi que ma pauvre nièce, je ne puis comprendre pourquoi entrainer votre noble personne et celle de ma cousine dans ce funeste sillage.
J’ignore ce que nous pouvons faire pour démasquer les coupables qui pour moi ne peuvent que ce caché sous une tête couronnée et ses complices. Je ne suis malheureusement pas en position de froisser le comte de Valois, mon beau-père et bienfaiteur, en accusant sa Majesté ou son entourage. Je ne puis pas non plus me renseigner sans élever quelque soupçon.
Je vous prie de croire toutefois en mon amitié sincère et en ma volonté de vous aider par quelque moyen que je puis trouver pour le faire.
Pensez que j’aimerai m’entretenir avec vous plus longuement lors d’une rencontre mais il me semble plus judicieux de laisser croire à nos ennemis en une division certaine au sens de nos rangs. Ils se démasqueront peut-être bien tous seuls ainsi si Dieu nous l’épargne. Bien que je le pense avoir de plus grands desseins pour nous deux Jeanne de Bourgogne.
J’ignore par où commencer dans cette immense entreprise qui nous attend pour rétablir la vérité et laver vos nom et honneur ainsi que ceux de ma chère ainée qui me manque terriblement.
Je m’en remets donc à votre bienveillance et votre intelligence pour guider nos pas selon le chemin désormais tracé pour nous pas le tout Puissant.

Puisse-t-il veiller sur vous et vos enfants dans sa gracieuse bonté, et vérifier votre confiance en ce messager qui serait bien venu de portée la livrée de mon aimé frère et votre cousin pour ne point attiré les regards de ma maisonnée lors de nos futures échange.

En attendant de vous lire,

Votre tendre cousine



Jeanne de Bourgogne Valois


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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Dim 29 Nov - 15:19

Douce Jeanne,

Je ne puis vous dire la joie qui m'a traversé quand j'ai reçu votre dernière missive. Je craignais tant que vous ne vouliez plus avoir de contacts avec moi. Ces quelques mots couchés sur le parchemin m'apaise.
Je suis sincèrement navrée que notre Seigneur ait décidé de vous tourmenter de la sorte. Vous ne méritez nullement de telles choses à cause des actes de ces calomniateurs de nos lignages. Recevez tout mon soutien dans cette épreuve et je n'aurais de cesse que de prier pour que les coupables soient le plus rapidement châtiés de la plus sévère des façons pour leurs crimes.
Oh tendre Cousine ! Savoir que vous m'apportez votre soutien dans cette affaire me réconforte grandement et je tâcherais de vous aider autant que je le peux à l'avenir en toutes occasions. Ne vous blâmez pas de ne point avoir un grand champ d'investigation, moi-même, mes mouvements sont forts entravés à cause de la méfiance que tous ont envers moi. Je crains, hélas, que celle-ci ne s'estompe guère dans les mois qui viennent, quand bien même le parlement me déclare innocente.
Cela dit, même si nous sommes quelque peu gêné dans nos mouvements, nous pouvons tout de même agir, j'en suis convaincue. Vous avez demeuré à la cour alors que je me retrouvais entraîner dans les abîmes de ces sombres accusations. Avez-vous remarqué une attitude pour le moins inhabituel de la part de l'un ou l'autre des seigneurs côtoyant le roi ? Il est vrai que nombre d'entre eux sont connus pour souffrir d'un tempérament volatile, aussi toutes accusations ne peuvent être prononcé à la légère. Je crains en effet que nous ne pouvions demander justice avant un certain temps mais je sais que notre Christ sauveur m'accordera la patience nécessaire à notre entreprise.
Je ne peux que louer et suivre votre exemple de prudence. Même si cela me déchire le coeur de recourir à une telle méthode, j'en comprends toute l'utilité. Je vous envoie un autre messager vous porter cette missive pour éviter que des soupçons se forment chez nos ennemis. Celui-ci est également des plus fiables, il a, à maintes reprises, escorter ma mère la comtesse d'Artois. Ne lui retournez toutefois pas votre lettre : mon époux et moi-même comptons regagner bientôt Paris avec nos enfants. Il serait surement plus aisé pour nous si nous échangions nos lettres par le biais de domestiques fidèles à nos personnes.
Votre grande considération dans le choix de mes actions est inutile. Celles-ci ne sont que voulus par la divine Providence et je suis persuadée que c'est elle qui nous guide toutes les deux dans nos actions. Si le Seigneur Tout Puissant le désire, nous parviendrons à faire jaillir la vérité aux yeux de tous.

Que le Christ Sauveur vous protège de sa divine grâce jusqu'à ce votre prochaine missive,

Votre humble et dévouée cousine,

Jeanne II de Bourgogne
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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Lun 14 Déc - 14:23

Nothing and Everything


Ma bienveillante Jeanne,

Soyez assurée que votre sollicitude à l’égard de ma santé me va droit au cœur et vous mets en bonne place dans mes prières à notre Seigneur pour qu’Il vous accorde sa grâce ainsi que sa protection dans votre vie quotidienne loin de la cour. Et pour qu’Il vous accore sa force lorsque vous reviendrez à Paris avec votre époux.
Concernant nos affaires, votre dernière missive m’a poussée à prêter une oreille plus attentive aux conversations de ma maisonnée et au palais royale. Je ne puis malheureusement vous annoncer aucune révélation qui nous aiderait pour le moment mais encouragée par vos mots, je continuai de surveiller les propos autour de moi avec cette patience divine que vous évoquée et qu’il nous faudra avoir plus que de raison.
Je puis cependant vous faire part d’une réflexion, venu à moi en lisant le nom de votre chère mère ma tante à qui vous transmettrez mes plus sincères pensées et mon soutien. Ce dernier bien que silencieux car il n’est pas en mon pouvoir de prendre position contre mon beau-père s’en n’est pas moins sincère et assurée lui sa présence dans ces mêmes prières que j’envoie à notre Père pour vous.
Outre notre roi qui aurait eu d’obscures raisons d’écarter notre aimée Marguerite du trône et ma nièce de la couronne, je pense qu’un ennemi d’Artois et de Bourgogne a très probablement soufflé ces viles parole aux oreilles de notre souverain. Il conviendrait donc de chercher qui aurait intérêt à voir tomber nos deux familles dans l ‘infamie.
Si nos positions et nos mariages peuvent attiser les jalousies, augmentant le nombre de nos ennemis, je subodore qu’il s’agit là d’un mal commun. Mais je ne pense hélas pour le moment à personne en particulier, d’autant qu’il ne s’agit surement pas d’une personne agissant seule mais d’un complot pour qu’un seigneur et sa famille ressorte de nos cendres.
Nous ne pouvons laisser cet oiseau de malheur profiter plus longtemps de notre faiblesse dévoilée lors du Procès.
Je sais que notre rapprochement et notre décision commune pour comprendre cette injustice et en faire les lumières est la voie choisi par le Seigneur et également le souhait de Marguerite. Ma tendre sœur a en effet décidé de ne plus me hanter aussi souvent, les douleurs de ma jambe estropiée ont légèrement diminué depuis ma réponse à votre première lettre. Je ne puis qu’y voir un signe de sa part que sa volonté est enfin exécutée. J’aimerai pouvoir faire plus et recueillir sa fille près de moi, mais je doute que le comte de Valois m’y autorise ou mon époux compte tenu du déshonneur que porte cette pauvre enfant sur ses épaules.
Croyez bien qu’avec autant de présages favorables à notre entreprise je vais faire plus que jamais attention à mon entourage et suivrait vos conseils pour que notre correspondance reste aussi discrète que possible.

Jusqu’à nos prochains mots, je vous prie de croire ma chère cousine que vous êtes dans mes pensées et que je souhaite à votre famille toute la bénédiction de Dieu, puisse-t-il éclairer les ténèbres qui se dresseront devant vous et les vôtres.

Votre amie sincère



Jeanne de Bourgogne Valois



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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Jeu 31 Déc - 10:56


D'une homonyme à une autre

Jeanne, ma tendre cousine,

Veuillez me pardonner l'attente excessive pour que cette lettre vous parvienne mais le voyage de l'Artois vers Paris n'a guère été des plus aisés, quand bien même ma mère la comtesse fasse tout pour assurer la sécurité des routes artésiens. J'espère que vous comprendrez la prudence que j'ai eu à ne pas vous envoyez de missives pour que notre correspondance demeure confidentielle.

Ne sachant comment vous réagiriez, je n'ai guère tenu informer ma mère de la correspondance que nous entretenions. Toutefois, si vous estimez opportun d'avertir la comtesse de celle-ci, cela ne me gène nullement. Quoique m'en dise mon coeur en cet instant, ma mère est une personne de confiance quand il s'agit de protéger de tels secrets. N'ayez crainte, Jeanne adorée, je comprends votre position difficile et je sais que ma mère la comprendra tout autant. Néanmoins, vous savoir comme un appui silencieux à nos côtés réconforte mon coeur malmener depuis plusieurs mois.

Oh Cousine ! Votre supposition concernant nos ennemis est pleine de bons sens ! Je ne puis me laisser aller à de trop grandes confidences car la crainte de voir cette lettre déchiffrée par nos ennemis est grande en moi. Toutefois, sachez qu'il se pourrait que notre enquête aille dans le sens dans vos réflexions. Seul de tes ambitions perfides peuvent expliquer ces calomnies les plus détestables. Seuls un ou plusieurs chefs de maison ennemis des nôtres peuvent expliquer les actions des derniers mois.

Veuillez m'excuser pour la confidence que je vais vous faire en cet instant mais... A cause de mes différents tourments, je n'ai guère penser à m'enquérir du sort de notre nièce jusqu'à aujourd'hui, toute préoccupée de mes propres enfants que je l'étais. Votre dernière missive lue, je me suis empressée de savoir pour la santé de la jeune Jeanne. Celle-ci se porte au mieux et devient en grandissant une ravissante jeune fille à l'instar de ces parents. Pardonnez-moi, je crains de ne guère pouvoir faire plus pour cette pauvre enfant. Même si Philippe a eu la bonté de me reprendre à ses côtés, mes gestes sont encore bien surveillés et le seront pour de longs mois très certainement. J'aurais beau me défendre de ces accusations mais mes cheveux rasés demeurent pour eux la preuve matérielle que je suis une coupable, même si j'ai été graciée par le Parlement.

Quoiqu'il en soit, comme vous dites, les tourments de votre jambe sont une preuve que Dieu nous soutient dans nos actions et que nous devons nous montrer patientes dans nos entreprises. Celles-ci seront couronnées de succès et nos ennemis défaits.

Avez-vous entendu les bruits d'une chasse royale que le roi veut organiser en l'honneur de son épouse ? Si tel évènement venait à se confirmer, j'ose espérer que je pourrais au moins vous saluer de loin, à défaut de pouvoir converser avec vous. Le secret se doit d'être préservé le plus longtemps possible, quand bien même mes élans du coeur le regrettent profondément.

Puissiez-vous bénéficier de la clémence et de la protection de la Providence pour vos prochaines actions, douce Jeanne. Et que la Sainte Mère du Sauveur veille sur vous jusqu'à votre prochaine missive que vous m'enverrez,

Votre cousine dévouée,

Jeanne II de Bourgogne
AVENGEDINCHAINS

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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Jeu 28 Jan - 21:40

Nothing and Everything


Ma précieuse cousine,

Si vous lisez ces quelques mots c’est que je suis parvenue à vous remettre cette missive lors du banquet royal que vous mentionniez lors de votre précédente lettre. Il ne m’a point été difficile de me rendre à cet évènement puisque toute la maison Valois y était conviée et je suis certainement forte heureuse de constater votre présence.
J’ignore toutefois si je me réjouirais autant de me retrouver en présence d’une certaine femme dont je trouve la présence à la cour, un outrage à mon nom et à la bienséance. Mais je préfère ne pas m’étendre sur le sujet afin de conserver mon sang-froid.
Je suis au regret de vous annoncer que de mon côté notre secrète enquête n’évolue guère. Mon époux, tout enthousiaste qu’il est de marcher dans les pas de son vénéré seigneur de père est régulièrement absent de mes côtés et je me trouve contrainte de passer nombre de jours dans notre demeure, loin des bruits et renseignements. Je puis cependant vous dire que votre cousin Robert visite régulièrement notre maisonnée et s’entretien souvent avec le comte.
Je le soupçonne d’avoir quelques vues sur ma jeune belle-sœur Jeanne, dernière fille des Valois. Avec sa beauté digne d’une fleur d’été, je ne doute point qu’elle est un joyau convoité par moult prétendant. Il s’agit peut-être là d’un simple commérage mais je me suis dit que l’information pourrait vous être intéressante ou pour ma chère tante, votre mère.
Comme je vous le disais, je n’ai malheureusement point avancé dans mes recherches et notre Seigneur sait pourtant comme cela me tient à cœur même si je regrette que me ranger sous sa bannière ne soit point suffisant pour ce combat.
J’envisage avec le plus profond dégout de me rapprocher de ma charmante belle-mère qui malgré sa beauté cache, j’en suis certaine le démon sous ses chairs, mais qui cependant possède tous les accès à la cour du roi et surtout est une experte en bavassement et rumeurs. Je pense pouvoir trouver en elle un mentor pour m’enseigner les agissements de la cour, ce qu’on y dit et ce qu’on y fait. A son insu évidemment car je ne lui accorde aucune confiance. Il me sera cependant difficile de me rapprocher d’elle sans éveiller de méfiance de sa part et vous tiendrait mieux informer sur cela dans une prochaine lettre.
Je vais en attendant chercher ma mémoire pour trouver qui pourrait avoir intérêt à voir nos maisons déshonorées et ne trouverait la paix que lorsque nos ennemis auront payé pour le mal qu’ils nous infligent, que leurs gémissements par-delà la tombe résonne comme les trompettes de la victoire à nos oreilles.
Je ne puis d’ailleurs vous exprimer assez fortement ma gratitude de vous êtes enquis de ma nièce et de me transmettre sa bonne santé. J’aimerai tellement pouvoir la revoir et lui compter la véritable vie de sa mère. Qu’elle ne grandisse pas en la pensant mauvaise comme on voudrait le faire croire.  J’aimerai aussi la protéger de l’insulte de bâtarde mais je crains que seul notre Seigneur puisse l’aider pour le moment.

Sur ces quelques mots je vous laisse avant que mon époux qui bien que  peu ponctuel peut rentrer à tout moment. Je suis désolée de ne pouvoir être plus utile à notre cause pour le moment mais notre correspondance ne m’en tient pas moins à cœur.

Puisse Dieu notre père et protecteur veiller sur vous et votre famille. Soyez assurer de votre présence dans chacune de mes prières.

Votre soutien dévoué


Jeanne de Bourgogne Valois



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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Mer 24 Fév - 18:20


D'une homonyme à une autre

Jeanne, ma tendre cousine,

je ne vous cache pas la grande surprise que j'ai eu quand j'ai reçu votre billet durant cette fête. Vous entrapercevoir durant cette soirée m'a donné beaucoup de joie et je vous supplie de me pardonner de ne guère avoir pu vous saluer. J'ai estimé que notre correspondance se doit d'être connu de peu de monde. Surtout que, hélas ! Des jours bien sombres s'annoncent pour les miens.

Douce Jeanne, je vous reconnais aussi brave et digne de votre lignée que de vouloir sciemment supporter une personne avec aussi peu de convenance et de respect envers la couronne de France. Les Valois n'ont nullement à rougir d'avoir contractée alliance avec vous, contrairement à celle de votre beau-père le comte de Valois. (Veuillez pardonner mes paroles, mais, je crains malheureusement de partager le même opinion sur votre belle-mère dont la modestie est, sans nulle doute, invisible pour les yeux de Dieu.) N'en doutez pas un seul instant si de telles paroles perfides viennent jusqu'à vous : le sang de Bourgogne est plus fort et plus majestueux que ce que les calomnies et les mensonges ont répandu. C'est justement à cause des qualités de notre maison que nous avons été roulés sans pitié dans la boue par des gens qui n'aspirent qu'à étaler un rang et des richesses obtenu par mariage et en ne respectant pas les convenances de la morale chrétienne que nous efforçons de suivre. Peut-être qu'en vous côtoyant, cette parvenue parviendra à souvenir des enseignements de notre Sauveur pour le salut de nos âmes. Si vous y parvenez, sachez que vous aurez toute mon admiration.

Cependant, au vu des évènements qui se sont déroulés le soir du banquet, les informations que vous vous me transmettez m'angoisse grandement, douce cousine. Mon cousin Robert est un fou qui n'hésitera pas un seul instant à se retourner contre nos plans si notre correspondance venait à s'ébruiter vers lui. Je vous en conjure et supplie Jeanne de vous méfier de cet être perfide. Plongez toutes mes lettres que vous avez pu recevoir de moi dans une flaque de boue avant de les brûler, aucune ne doit lui parvenir sinon nous sommes perdues, Jeanne. Les airs affables et les coups d'oeil malacieux qu'il pourrait vous donner ne sont que des prétextes pour lui pour vous arracher des informations compromettantes envers vous contre votre beau-père, mais aussi dans l'affaire du Parlement -maudite soit-elle !- qui va s'ouvrir à la demande du Roi. Même s'il s'agit peut-être que d'un mariage dans les mois prochains, les évènements concernant l'Artois entre ma mère la comtesse et ce perfide cousin m'amène à vous demander à nouveau la plus grande prudence face à lui, même dans les sujets les plus banaux qui soit.

Comme je vous le mentionnais plus tôt dans cette lettre, les évènements du banquet sont catastrophiques et j'ai acquis la certitude que l'instigateur de nos malheurs communs n'a eu de cesse de s'agiter ce jour. Je n'ai pour le moment que peu de preuves tangibles à vous fournir, seulement des intuitions que je ne peux malheureusement pas vous fournir dans ce billet à cause de la crainte qui noue mes entrailles de le voir dans les mains de nos ennemis. Je ne doute cependant pas que votre intelligence et votre coeur vous dicteront les mots que je ne peux écrire. Ne faiblissons toutefois pas dans nos recherches dans le cas malheureux où nous aurions oublié des personnes qui ont voulu nous nuire.

Douce cousine, je suis contente d'avoir pu soulagée de votre inquiétude concernant notre nièce. Malheureusement, cela est tout ce que je puis faire pour cette pauvre petite. Même un fromage d'Artois à l'intention de cette petite m'est bien difficile à obtenir. Ne désespérons point toutefois : Dieu est clément et sait que sa mère a subi un sort injuste. Il saura garder cette petite dans la vertu de ses parents. De plus, son âge est encore tendre : il n'est pas à exclure qu'elle ne comprenne guère tout ce que la situation implique. Mes propres enfants n'ont gère compris quelles accusations ont été proférés contre moi. Seulement, cette douce insouciance ne durera guère à cause de nos ennemis qui rôdent toujours. Je tâcherais d'essayer d'envoyer une de mes dames de parage qui me sont dévouées pour l'instruire de la vérité que je ne peux faire moi-même. Mais je ne peux vous dire quand je pourrais le faire, la surveillance dont je fais l'objet n'est guère levée et les prochaines semaines risquent fort de m'occuper. Je me dois de soutenir ma mère dans les périls qui menacent en Artois et je crains de ne plus avoir le temps de vous écrire, douce Jeanne. Je tâcherais tout de même de continuer à me renseigner et si je venais à découvrir quelques informations, je tâcherais de vous les faire parvenir au plus vite, vous en avez ma parole.

Puisse Notre Sauveur et son Père vous protégez et vous aidez dans vos entreprises pendant ce longtemps qui s'annonce, douce cousine,

Votre cousine et amie dévouée,

Jeanne II de Bourgogne
AVENGEDINCHAINS



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Invité

MessageSujet: Re: D'une homonyme à une autre (feat. Jeanne de Bourgogne) Lun 7 Mar - 18:39

Nothing and Everything


Ma très chère Jeanne,

Je suis heureuse d’avoir eu la faculté de vous faire parvenir mon billet précédant lors du banquet sans éveiller les curiosités et ne craignez rien, je sais qu’aucune de nous n’était en mesure de se montrer trop aimable envers l’autre sous peine d’interrogation. Je tiens également à vous rassurez dès maintenant que toutes vos lettres sont désormais poussières et cendres, illisibles aux yeux des plus curieux indigents, même les plus initié au français.

Sachez que je suis toute surprise de vos propos concernant Robert même si j’ai trouvé son comportement lors du banquet fort déplaisant envers votre chère mère. Je n’arrive point à l’imaginer en intriguant et cherchant autre chose qu’un mariage chez les Valois. Bien que je perçois maintenant qu’il compte sans doute ainsi bénéficier de l’appui de mon beau-père pour subtiliser le comté d’Artois à ma chère tante.  Il est si gentil envers moi que j’ai le plus grand mal à le diaboliser tel que vous semblez le faire mais je vous fais la promesse de mieux regarder à son comportement et aux questions qu’il me posera. Si ce n’est pour démasquer nos ennemis, cela sera pour l’empêcher de nuire à la Bourgogne que nous représentons toutes deux. J’espère que vous saurez me pardonner de ne point prendre parti dans cette affaire bien que je vous assure de mon soutien discret et silencieux mais non moins réel pour vous et votre mère.

Je prierai tout mon cœur pour que Dieu se porte de votre côté dans le rude combat qui vous attends vous et votre famille pour conserver vos terres. Tout comme je souhaite que vous ayez raison concernant mon mariage avec Philippe, et que notre Seigneur me donnera la force de me montrer digne de mon époux et saura également le ramener vers moi.

Je profiterai de votre absence pour continuer notre enquête et également pour me rapprocher de ma nièce car il m’est venu l’idée que l’on pourrait la tenir éloigner parce qu’elle saurait peut-être nommer les ennemis de sa mère sans se rendre compte pour le moment qu’elle possède ce savoir. Je sais que vous ne pourrez me répondre mais si jamais vous pensez mon idée avec la moindre once de bon sens, je vous saurai gré de me faire parvenir un signe pour que je continue dans cette voie. Et encore une fois je prie que notre Père à tous vous écoute et épargne la petite Jeanne de tous nos tourments pour encore quelques années. Et sinon qu’Il lui donne le courage nécessaire pour affronter les humiliations que son propre père lui fait subir en la reniant. Pour affronter la terrible réalité qu’une enfant ne devrait point connaître. Cela me fait penser que je souhaite à vos enfants le meilleur dans ces moments de tourmente et que le regard du Tout Puissant se pose sur eux pour les soutenir et leur offrir encore nombre de temps de joie et d’innocence en votre compagnie.

En attentant une missive prochaine de votre part, lorsque le sort se détournera de vous pour un peu de répit et je l’espère lors que l’Artois sera une nouvelle fois déclaré comme le comté de votre chère mère, je vous conjure de croire en mes nombres pensées pour vous et votre famille.

Que le Seigneur vous accompagne sur le chemin ardu qui se dresse devant vous. Prenez soin de vous et qu’Il veille sur les vôtres comme sur la veuve et l’orphelin durant ce temps qui je l’espère ne durera pas plus tard que le dégel des terres, pour voir les noms d’Artois et de Bourgogne renaitre avec les fleurs du printemps.

Votre dévouée et fidèle cousine,


Jeanne de Bourgogne Valois



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